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 « Reviens moi… » | Caleb.

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Lisbeth H. Pendragon

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MessageSujet: « Reviens moi… » | Caleb.   Mer 28 Oct - 2:40

    « Lisbeth.. Lisbeth .. »

    C’est en sursaut que la jeune femme se réveilla, totalement en sueur. La jeune camarade à ses côtés dans le dortoir des serdaigles n’avait pas réussi à dormir, et l’avait surveillée, comme à son habitude. Ces temps-ci, la jeune blondinette nommée Lisbeth faisait des cauchemars. Ce genre de cauchemar qui n’en est pas vraiment un, en fait. Son ancien amoureux lui manquait. Depuis sa mort subite, elle n’arrivait plus à dormir au moins 4 heures par nuit. Cependant, en suivant les conseils de la jeune serdaigle qui la regardait dormir toutes les nuits, elle fermait l’œil autant que possible. Lisbeth regarda par la fenêtre, puis ensuite la jeune serdaigle toute paniquée. Pourtant, ce n’était pas la première fois que ce genre de chose arrivait.. Ou peut-être qu’elle ne s’était pas encore habituée. Quoi qu’il en soit, Lisbeth adressa un sourire à la jeune brunette à ses côtés, puis se leva. Son cœur battait la chamade, mais elle n’avait pas l’air paniquée ou désorientée pour autant. Lisbeth s’y était habituée, malheureusement. Pourtant, elle ne devait pas. Pourtant, ce rêve continuel la chavirait énormément, même si elle ne le faisait paraître que très peu. Même son frère, Caleb, ne savait rien de cet accident. Cela avait eu lieu lors de leur… conflit? Si l’on peut appeler ça comme cela.. Bref’ Lisbeth s’avança vers son sac, s’habillant en vitesse pour descendre à la salle commune. Personne n’était debout à cette heure-ci, bien que la brunette n’avait pas encore fermé l’œil. Elle s’était habituée à voir Lisbeth partir subitement sans adresser un mot. La blondinette avait l’habitude de ne rien dire. En fait, elle n’adressait la parole à personne ces temps-ci, même pas à son frère. Dans un soupir, elle serra sa baguette entre ses doigts et quitta la salle commune en faisant le moins de bruit possible. Lorsqu’elle faisait ce cauchemar, se rendre à la salle sur demande était une bonne façon de se libérer. Penser à tout et rien pour se libérer l’esprit lui était bénéficiaire dans ce genre de nuit.

    Son cœur se serra, tandis qu’elle était presque arrivée à la salle sur demande. Un bruit retentit dans le long couloir sombre, et Lisbeth se stoppa. La jeune femme serra plus fortement la baguette entre ses doigts, attendant que quelqu’un se manifeste. Au bout d’un moment, rien ni personne ne se pointa.. Donc aucune raison de s’alarmer, non? Elle soupira, avançant rapidement vers le mur de pierre, duquel apparût une large porte qui s’ouvrit devant elle. Lisbeth se dépêcha d’y entrer, laissant la grande porte se refermer derrière elle. Dans la salle était installé des livres de toutes sortes, mais beaucoup de poésie sur une table basse dans le fond de la pièce. Il y avait une harpe, dont elle jouait souvent lorsqu’elle se sentait seule. Les murs était tapissés de rouge et de noir, et de grand rideaux d’un tissu noir et rouge étaient entreposés pour cacher les quelques fenêtres. Elle sourit, et alla s’installer sur un petit tabouret pour pouvoir lire quelque peu. Ce genre de livre la réconfortait, bien qu’elle n’en lisait que très peu. Lorsqu’elle se lassa de lire, Lisbeth s’avança vers la harpe, dont elle se mit à jouer mélodieusement. Un autre des talents de Lisbeth que sa famille ignorait totalement.


    « Si Caleb était là… » Murmura-t-elle, soupirant par la suite. Il était le seul à savoir comment lui remonter le moral parfaitement, bien que cette salle l’aidait, en quelque sorte.

    Les yeux fermés, la belle jeune femme se remit à jouer, ne se déconcentrant pas par des pensées cette fois-ci. Elle se laissait simplement aller, mélangeant la poésie à son humeur pour créer une mélodie plutôt triste. Elle se sentait atrocement seule, ici. Mais la salle était très réconfortante, malgré ce que Lizzy aurait pu dire. Ses yeux s’ouvrirent alors qu’elle termina sa mélodie avec un dernier accord, puis elle se dirigea vers un canapé où elle décida de s’allonger, regardant le plafond comme s’il était subitement devenu intéressant. Ce qui était intéressant pour Lisbeth, en comparaison au plafond, était ses pensées. Elle y était si encrée qu’elle finit par fermer les yeux, mais sans s’endormir, toutefois. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle distingua une silhouette s’approchant d’elle… Lisbeth frotta longuement ses yeux, espérant pouvoir distinguer cette silhouette et savoir à qui elle appartenait. Mais en vain…
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Caleb T. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Jeu 12 Nov - 16:02

    La nuit était et avait toujours été son élément. Lorsque tout le monde s’endormait au pays des rêves, lui, il revivait. Caleb appréciait le calme ambiant, et cette douce solitude qui envahissait son âme et son corps. Aussi, d’un geste calme et mesuré, il repoussa les couvertures et s’assit sur son lit. La chambre de préfet qu’il occupait était décorée des couleurs de Serpentard. Nuance de gris et de vert qui apaisait l’esprit. Le sorcier soupira en passant une main lasse sur son visage. Les événements de la journée lui revenaient comme un boomerang. Elizabeth. Il lui avait confié son secret pour mieux l’effacer de sa mémoire. Avait-il eu raison alors qu’elle le prenait bien ? Il en doutait. Ce sort était sorti naturellement de sa bouche, comme un rappel du passé. Un reflexe de défense qui lui faisait mal. Ses envies, il les connaissait par contre mais la raison le poussait à toujours les abandonner au coin de sa mémoire pour mieux les contrôler. Le paternel lui confiait souvent que les sentiments, les envies étaient des faiblesses. On se devait de garder une ligne de conduite sévère et stricte pour mieux réussir dans la vie. Pour Caleb, ses mots s’inscrivaient en lui comme un fer chaud le marquant sans pitié et sans scrupule. Pourtant… Le regard de cette Gryffondor continuait de le hanter avec force. Que quelqu’un lui efface la mémoire, qu’on lui enlève ce passé, ce fardeau. Le jeune homme se laissa retomber sur le dos, fermant les yeux alors que ses jambes battaient la mesure contre son matelas. « Est-ce que cela me touche vraiment ? » osa-t-il demander à voix haute. Caleb se posait souvent cette question. La peur de devenir insensible le tourmentait. Etre indifférent aux autres, à leur douleur pour finir par oublier la sienne. Ne rien ressentir ? Non. Quitte à souffrir autant en connaître les raisons. La lâcheté ne serait que plus forte dans le cas contraire.

    A croire que seule sa fierté l’empêchait de sombrer définitivement dans l’obscurité. Et puis, il y avait sa sœur. Lisbeth. Peu à peu, leur relation reprenait ses droits sur la rancune et ses désirs de vengeance s’amoindrissaient comme la neige au soleil. Il se rappelait encore de sa pensée quand, elle était venue il y a deux ans, le voir pour une discussion. Au départ, le loup garou avait voulu se venger. Mieux l’attendrir pour lui planter un poignard dans le dos. « Tu te retourneras et je me vengerai » avait-il pensé ce jour là. Cependant, la douceur et l’amour de Lisbeth avait eu raison de cette colère et il réapprenait à lui faire confiance. La tendresse qu’elle manifestait à son égard réchauffait son âme tourmentée mais un détail lui échappait. Une ombre dans le regard de son ainé – comme si elle-même, était tourmentée par ses propres démons. Le besoin de la protéger alors, avait supplanté toute velléité de vendetta. Le sorcier ne supportait pas que sa seule parente puisse souffrir. Il la protégerait coûte que coûte. Dans un gemissement de douleur, il se redressa en position assise avant de se lever, se grattant la nuque, d’un geste mou. Sa dernière transformation datait de quelques jours mais il résidait encore quelques blessures le faisant souffrir. Caleb avait demandé à son professeur de ne pas le soigner entièrement. Le minimum vital. Le descendant Pendragon continuait de penser que la douleur était nécessaire –pour se rappeler le monstre et le danger qu’il représentait. Mieux souffrir pour mieux ressentir. Un peu masochiste comme façon de penser mais elle restait la sienne.

    Avec des gestes assurés, il revêtit son uniforme. La chance serait peut-être de la partie et il pourrait surprendre des élèves en dehors du couvre feu. Puis, cela ferait toujours une distraction pour cet insomniaque de service. Un sourire –plutôt un rictus, étira ses lèvres alors qu’il sortait de sa chambre. L’heure était tardive comme il les aimait. C’est ainsi qu’il vadrouilla dans les couloirs de Poudlard, sans aucun but si ce n’est de répandre sa vile méchanceté. Avec du recul, on pouvait y voir un moyen pour ne pas s’attacher aux gens. Après tout, rares étaient les personnes exempts de ce traitement. Seuls ses proches amis –et ils n’étaient pas nombreux. Une mélodie lui parvint alors à ses oreilles alors qu’il débouchait au septième étage. L’étage des Gryffondors, d’Elizabeth. Caleb allait donc faire demi-tour en rageant quand la mélodie s’imposa un peu plus à son esprit. Un air magnifique qui déclencha des frissons dans tout son cœur. La curiosité l’emporta sur la mauvaise humeur pour mieux le diriger vers la source de cette mélodie. Malheureusement celle-ci s’interrompit dans la même foulée, le laissant frustré.

    Caleb arriva alors face à une porte fermée. La salle sur demande. Il la connaissait pour être venu plusieurs fois au cours de ses années à Poudlard. Sans bruit, il l’ouvrit, découvrant une chaleureuse pièce à vivre. Un froncement de sourcil comme seule manifestation d’émotions, il pénétra un peu plus dans la pièce. C’est alors qu’il remarqua la silhouette endormie. Lisbeth. Que faisait-elle là ? A cette heure ? L’inquiétude l’emplit alors rapidement comme à chaque fois qu’une question concernait son ainée. Silencieusement, il s’approcha d’elle mais déjà ses yeux s’ouvraient pour le contempler sans le voir. Avec douceur, Caleb s’accroupit près du visage de sa sœur pour caresser avec douceur sa joue. « Liz, qu’est-ce que tu fais ici à cette heure ? » souffla-t-il dans un murmure en plongeant son regard énigmatique dans le sien. « Parle-moi » poursuivit-il sur le même ton doux et tendre. Ce ton qu’il ne réservait qu’à elle.

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Jeu 12 Nov - 16:57

    Ses yeux toujours entrouverts finirent par distinguer cette silhouette, tandis qu’une main froide vint se poser sur sa joue. Qui oserait faire cela, à part son frère? Personne, évidemment. Ce ne pouvait être que lui, il n’y avait pas de doute là dessus. Il y avait tout de même cette sensation en elle, qui lui disait de s’en aller loin. De partir en courrant, de ne plus revenir pour parvenir à oublier cette soirée. Elle n’avait pas affaire à être ici en ce moment, et Lizzy le savait très bien. La jeune femme retint un sourire, évitant de plonger son regard dans celui de son frère. Il s’était accroupi pour être à sa hauteur, alors qu’elle essayait d le fuir. S’il était de passage cette nuit, c’est qu’il cherchait à prendre des élèves qui ne respectaient pas le couvre-feu.. Comme Lisbeth, au fait. Après quelques secondes d’immobilisation de la part de la jeune femme, elle réussit à relever son regard et le planter dans celui de son frère. Il lui demandait ce qu’elle faisait ici.. Ce qu’elle faisait ici? Et à cette heure? Que devrait-elle lui dire.. La vérité, ou un autre mensonge qui n’en a pas l’air? Déchirée entre ce choix, elle n’avait pas placé un mot. Son regard fixe était prisonnier de celui de Caleb. Lizzy voyait bien qu’il attendait une réponse.. Ou seulement quelques mots de sa part. Mais rien ne voulait sortir de sa bouche. Strictement rien. Premièrement, Lisbeth ne s’attendait pas à le voir ici, et surtout pas de voir quelqu’un ici. La jeune femme reposa sa tête sur le coussin, se couchant bien droite, de façon à ce qu’elle puisse voir le plafond.

    Un soupir poussa la barrière de ses lèvres, tandis qu’elle essayait de rassembler ses mots.. Ses mensonges. Comment lui dirait-elle qu’elle n’arrivait plus à dormir à cause d’un petit copain, dont Caleb ignore totalement l’existence? Non, cette idée est rayée complètement. La vérité est rayée de ses pensées, du moins. Comment pouvait-elle ne pas avoir le courage de tout lui dire? Il lui demanda de lui parler. Mais lui parler de quoi?! De ce qu’elle n’avait pas le courage de lui dire? Ses yeux s’embuaient d’une légère eau, qu’on pouvait définir comme le début de larmes. Mais Lizzy se dépêcha à ravaler ses sentiments – comme d’habitude- puis répondit à son frère sans hésiter, cette fois-ci. « Rien de trop grave, Caleb. J’essaie de me détendre, pour une fois. J’essaie de venir me libérer un peu, voilà tout. Et toi, pourquoi t’amuses-tu à pourchasser les élèves qui ne respectent pas le couve feu? » On put remarquer une légère distorsion dans sa voix lorsqu’elle dit qu’elle venait se libérer. Malgré qu’elle n’avait aucune difficulté à cacher physiquement sa douleur et ses sentiments, le cacher dans sa voix était une toute autre histoire. C’est avec un très grand courage qu’elle parvint à replanter son regard dans celui de Caleb un instant, ne montrant aucune émotion pour l’instant. Depuis quelques années, le jeune homme aussi avait eu cette tendance à ne plus démontrer quelconque émotion. Lizz, elle, l’avait toujours fait, sans le faire trop remarquer.

    Une question lui tiraillait l’esprit, alors qu’elle essayait de reprendre le dessus de ses émotions. Comment Caleb avait-il fait pour savoir qu’elle était ici? Avec un infime sourire forcé, elle prit la main de son jeune frère entre la sienne, puis la força à lâcher sa joue. Décidément, elle ne se résoudrait jamais à témoigner de la tendresse lorsqu’elle est confuse, ça c’est sûr. Alors qu’il la regardait toujours, la jeune femme décida de se lever, presque prête à partir d’ici avant qu’un autre préfet ne les trouve. À moins que.. Que ce soit l’harpe, qui l’ait aidée à se faire repérer par son frère. Ce serait aussi une bonne question à poser pour détourner le sujet de conversation, non? Lisbeth se lança donc, essayant du mieux possible de créer un air d’entrain avec sa question. « Comment m’as-tu trouvée ici? M’as-tu suivie? » Elle rabaissa son regard un instant, espérant qu’au moins lui, il lui donnerait une réponse franche et qu’il ne suivrait pas ses pas dans cette discussion.

    Toujours assise, Lisbeth posa un instant son regard sur la harpe au coin de la pièce, mais surtout ses sept pédales. Une pour chaque note et accord. Depuis quelques années, elle savait en jouer. C’était grâce à cet endroit, au fond. Le piano aussi, elle savait en jouer. Mais ça, c’était presque de famille. Le prochain instrument qu’elle visait était le violoncelle, un instrument totalement magique à ses yeux. Mais ça, personne ne le savait, mis à part la jeune blondinette. Personne ne lui avait demandé si quelque chose l’intéressait. Alors, tout cela, elle l’avait gardé pour elle, se donnant des cours à l’aide des livres et de la salle sur demande. C’était à se demander si quelqu’un s’intéressait vraiment à Lizzy, au fond. Caleb était toujours occupé, et de plus, il était aux jupons d’une jeune femme nommée Elizabeth. Il lui en avait parlé, et la jeune blonde l’avait bien pris, comme d’habitude. Les histoires d’amour de Caleb ne la réjouissait pas trop, mais c’était son choix, et elle n’avait rien à y faire. Seulement, sa seule crainte était la douleur qu’il pourrait acheminer au cours de cette relation. Enfin, ce n’était pas vraiment de ses problèmes…
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Caleb T. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Ven 13 Nov - 1:09

    Caleb observait les différents portraits magiques peuplant les couloirs et autres escaliers de cette illustre école de Sorcellerie. Il se demandait distraitement s’il apprécierait d’être vivant pour l’éternité car chaque tableau vivait. Ils n’étaient aucunement figés comme chez les stupides moldus. Non, ils possédaient leur propre tempérament, leur propre existence. Aussi, une grimace étira son visage un rien parfait. Non, cela ne lui plairait pas. S’il devait mourir autant mourir dans l’adversité et la gloire mais mourir pour de bon. A qui manquerait-il ? Peut-être à Alexis et à Constance. Une petite voix –toujours la même ; lui souffla le prénom de sa parente. Le sorcier soupira. Malgré le fait qu’ils aient retrouvé leur complicité, un fossé continuait de grandir entre eux, les séparant. Toutes ses années à se mentir, à conserver ce silence. L’une par peur, l’autre par fierté. Cela faisait mal et rendait le dialogue parfois difficile. Par contre, Caleb ne comprenait pas le besoin presque vital de blesser Lisbeth. A moins qu’il ne cherche réellement qu’à se venger. Mieux se rapprocher de sa proie pour lui donner le coup final. En résumé, il était un monstre. Rien qu’un monstre quoique les gens pensent ou fassent. Et ça, plus que tout, le tuait à petit feu. Alors non, il ne désirait pas que sa peine soit éternellement figée dans un tableau. Le sorcier se refusait à devenir un sorcier aigri, solitaire et mesquin pour l’éternité. Jamais. Un regard de Liz lui soufflait pourtant que c’était ce qu’il était devenu au fil des années. Vraiment ? Son regard accrocha son reflet dans une des nombreuses fenêtres du septième étage et ce qu’il vit le cloua au sol. Cette haine et cette froideur. Ainsi, c’est ce que les autres voyaient de lui. Pas étonnant qu’ils ne restent pas en sa présence. « Monstre » marmonna-t-il à son intention.

    Une douce musique effleura son audition comme pour le pousser à penser le contraire. Complainte mélancolique d’une âme en peine. C’était ainsi qu’il ressentait cette mélodie. Une aubade qui s’interrompit brusquement le laissant triste et amer en plein milieu du couloir. Intrigué, et peut-être également poussé par la colère d’avoir été privé d’une source de réconfort, le Serpentard tenta de localiser l’origine d’une telle litanie. C’est ainsi qu’il se retrouva devant la salle sur demande. Pourquoi pas, se disait-il. Avec un peu de chance, il priverait un couple d’amour et de tendresse. Et il vit Lisbeth. Sa sœur. Si fragile dans son sommeil. Un sentiment de plénitude s’empara de son être alors que les prémisses d’un souvenir s’insinuaient à son esprit. Il se souvenait petit comme elle chassait ses cauchemars d’un baiser sur le front et d’une caresse sur sa joue. Elle était pourtant pas plus vieille que lui, une petite année seulement. Sa Lisbeth. Sa sœur adorée, la prunelle de ses yeux. Quand est-ce qu’il avait cessé de la voir de ses yeux d’enfants innocentes pour la voir comme une ennemie ? Depuis sa transformation. Depuis qu’elle avait laissé son père faire de lui un monstre. Bien sûr, il savait que ce n’était pas sa faute mais elle.. Elle lui avait tourné le dos. Elle ne s’était pas interposée. Et lui, Caleb, la haissait pour cela autant qu’il continuait à l’aimer.

    Déboussolé dans un univers de sentiments qu’il n’avait plus l’habitude de ressentir, il s’accroupit près d’elle, caressant son visage comme quand il était enfant. Un jour, un jour cette colère cesserait de bouillir en lui et il accepterait ce qu’elle voulait tant lui donner. Un jour mais pas pour l’instant. Ils n’étaient plus aussi proches. Ils se mentaient mutuellement et pas plus tard qu’en ce moment même. « Rien de trop grave, Caleb. J’essaie de me détendre, pour une fois. J’essaie de venir me libérer un peu, voilà tout. Et toi, pourquoi t’amuses-tu à pourchasser les élèves qui ne respectent pas le couve feu? » Lui disait-elle. Ses yeux lui criaient le contraire et son frère soupira. Elle oubliait un peu qui était le Serpentard dès deux. Seulement, leur père pouvait être fier de lui. Il avait engendré deux parfaits Pendragon. En même temps qu’elle rejetait sa marque de tendresse, Caleb sentit son cœur se serrer. Il avait besoin de la toucher, de lui montrer qu’il était là… « Comme tu as besoin de l’étrangler pour soulager ta haine » pensa-t-il amèrement. « Te libérer… J’aime à croire ce mensonge mais tu n’as jamais su mentir avec ton regard Lisbeth. Et c’est mieux ainsi. Ne deviens pas le jouet de notre père. Ne perds pas le peu de lumière qui te reste. Je ne suis point aveugle grande sœur. Tu me caches quelque chose depuis quelques temps. Cette ombre dans ton regard.. Elle n’a jamais été aussi étendue » murmura-t-il sur la fin en se relevant pour s’asseoir d’un confortable fauteuil. Ses yeux bleus firent le tour de la pièce, se déposant sur la magnifique harpe. La mélodie.

    Etonné par les conclusions qui s’imposaient en lui, le sorcier observa sa sœur avec plus d’attention. Que lui cachait-elle d’autres ? Cette dernière le ramena à la réalité d’une question. Avec un reniflement de dédain, il haussa les épaules. Comme si, lui, il avait besoin de la suivre. « Tu me prends pour un gryffondor ? Je n’ai pas besoin de te suivre pour savoir où tu es. Ne m’insulte pas. Je ne suis pas ce genre de personne. Un Pendragon ne suit pas. Il trouve. » Râla-t-il de son ton le plus froid et fier. Les habitudes sont difficiles à perdre n’est-ce pas ? Culpabilisant d’avoir peut-être blessé Liz, il s’amenda en jetant un petit coup d’œil vers la harpe. « Est-ce toi que j’ai entendu jouer ? S’il te plait. Rejoue. Rejoue pour moi. » lui demanda-t-il, aussi tendre et innocent qu’un agneau.. qui se roule dans la boue.

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Ven 13 Nov - 1:50

    Elle avait le don de cacher ses émotions dans sa voix.. Peut-être. Mais pas avec ses yeux. Il l’avait bien sûr remarqué. Mais le jeune serpentard avait lui aussi un don : celui d’attendrir Lizzy. D’un seul coup, il pouvait la faire changer de sentiment. Juste par sa voix, son toucher. Mais la jeune femme ne voulait pas de cela en cet instant. Oui, elle en avait caché des choses.. Des millions de choses en fait. Il lui en faudrait du temps pour tout lui dire. Elle avait caché ses passions, ses envies, son bonheur et ce qu’elle aimait à tout le monde pour se forger une attitude digne de Papa & du petit frère. Une attitude froide, presque inébranlable. Pourtant, elle n’avait pas la force d’arborer cette attitude. Une attitude qui ne lui allait pas vraiment, en fait. Caleb avait tant changé, il s’était forgé lui aussi ce caractère , mais on pouvait le décrire plus froid, presque rempli de haine. Et c’est cette haine mélangée à l’amour qu’il manifestait en regardant la jeune blonde. C’est ce regard qu’elle redoutait, qu’elle ne voulait plus croiser. Pourquoi lui ramenait-il toujours ce regard, à chaque fois qu’il la croisait dans un couloir, à chaque fois qu’ils échangeait un simple sourire dans la grande salle? Comment arrivait-il à la faire culpabiliser ainsi? Pourquoi lui en voulait-il à ce point.. Au point de démontrer une haine constante lorsqu’il la regarde? Toutes ses questions étaient, malheureusement, sans réponse.

    Normalement, il y a une réponse à tout, mais cette fois-ci, aucun des deux jeunes gens n’allait donner la vraie. La vie est basé sur des mensonges. L’histoire à été écrite par le gagnant. Et qu’en est-il de la version du perdant? La vraie.. La vie est basée sur des mensonges démesurés, sur lesquels on décide de se créer un autre tissu de mensonge. La vérité ne fais que tuer, après tout. L’avenir est un mensonge, le passé en est un, et le présent aussi. Et une prise de tête. Lisbeth ne savait plus quoi faire en cet instant, essayant de réfléchir entre les pauses que Caleb imposait entre ses phrases. Il avait bien vu, tout de même. Mais la serdaigle avait décidé de repousser son affection, et cela, pour la première fois. Alors, maintenant c’était lu qui menait le jeu. Oui, elle n’avait jamais su mentir avec son regard. Il avait totalement raison. Mais avait-il réellement besoin de le lui redire pour la millième fois de sa foutue existence? Non, certainement pas. Elle n’avait pas besoin d’une autre remarque comme celle-ci. Il se lança encore, lui affirmant qu’elle lui cachait quelque chose.. Il saurait bien, un jour. Mais pas maintenant. Il en avait fait assez pour l’instant, et elle ne voulait pas qu’il en rajoute. C’est au moment où elle fût assise et prête à se lever qu’elle ajouta à la suite de ses paroles, le ton quelque peu haussé, frustré et direct : « Je n’ai pas besoin de toi pour me rappeler fièrement de mes faiblesses, Caleb. Ici, tu n’as aucun ordre à me donner, et que ce soit bien clair. La lumière dont tu parle est disparue depuis bien longtemps, mais tu ne l’a jamais remarqué avant. Tu n’a jamais porté d’attention à moi, ne serait-ce qu’un regard rempli de haine dans les couloirs ou à la grande salle! C’est plutôt toi le jouet de notre père, alors réveille-toi un peu, Caleb! » La jeune femme posa une main sur sa bouche, réalisant qu’elle en avait trop dit à cet instant, Il alla s’asseoir sur un fauteuil à l’autre extrémité, tandis qu’elle gardait le regard haut et planté dans celui de Caleb, ne se méfiant pas de sa réaction.

    Lorsqu’elle lui demanda comment elle l’avait retrouvé & s’il l’avait suivie, Lisbeth entendit le reniflement de dédain de son frère. C’est à ce moment qu’elle comprit qu’elle l’avait insulté. Mais Caleb, à la place de répondre correctement à sa sœur, se décida à prendre son ton froid et fier. Comment pouvait-il être aussi … Aussi.. Ahh, il n’y a aucun mot pour décrire une attitude pareille. Ce qu’il lui dit & de la manière qu’il le dit, fit l’effet d’une gifle en plein visage à la jeune blonde. Elle se leva donc dans un élan de colère, s’avança dangereusement vers lui, puis lui cria en plein visage :
    « J’en ai assez, plus qu’assez de ce comportement odieux que tu as envers tout le monde.. Même moi! J’en ai plus qu’assez, Caleb! Cesse de te ridiculiser plus que tu ne l'es déjà aux yeux du monde. Que vas-tu rajouter, hein?! Quand comprendras-tu que je culpabilise toujours pour toi.. Quand.. » Des larmes avaient commencées à couler sur ses joues claires, et le reste fût incompréhensible. Lisbeth resta là, figée par la haine, la tristesse et la culpabilité qui l’envahissait. Elle cacha son visage d’une main, essayant de reprendre son calme. Peu après, il lui demanda de jouer.. Comment savait-il? Oh, ce n’était pas bien compliqué. La jeune femme fit un non de la tête, restant toujours au même endroit. Jamais elle n’avait crié au visage de son frère, jamais elle n’avait perdu son sang froid en sa présence. Pourtant, en ce moment, s’en était assez. S’en était même, trop. Un peu plus et elle le frapperait.. Mais non, peut-être pas pas. C'est l'impression que la colère donne quand elle vous colle tout droit à la peau, qu'elle s'encre véritablement en vous.
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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Dim 15 Nov - 3:34

    « Je n’ai pas besoin de toi pour me rappeler fièrement de mes faiblesses, Caleb. Ici, tu n’as aucun ordre à me donner, et que ce soit bien clair. La lumière dont tu parle est disparue depuis bien longtemps, mais tu ne l’as jamais remarqué avant. Tu n’as jamais porté d’attention à moi, ne serait-ce qu’un regard rempli de haine dans les couloirs ou à la grande salle! C’est plutôt toi le jouet de notre père, alors réveille-toi un peu, Caleb! » Asséna Lisbeth. Aussitôt, la douceur quitta les traits de Caleb, le transfigurant en une glaciale expression. Il y avait beaucoup que le sorcier supportait sans broncher –comme la stupidité légendaire des Gryffondors, mais être qualifié de jouet à son père n’en faisait pas partie. Comment osait-elle lui dire cela ? Elle connaissait parfaitement la douleur qui habitait son cadet et surtout le complexe qu’il nourrissait depuis douze ans. Devenir un loup, un monstre au nom de la tradition restait sa pire honte et l’entendre de la propre bouche de Liz le condamner à l’enfer de Dante. Il devait se reprendre, ne pas lui laisser voir la sourde haine couvant dans son regard. Une chose rendue actuellement difficile. Alors, il articula consciencieusement pour lui parler, tentant vainement de changer de sujet. D’obtenir cette nouvelle drogue qui était cette enivrante mélodie. Car pour l’heure, oui pour l’heure, Caleb ne désirait qu’une seule chose : la tuer. Froidement. Sans pitié. A petit feu.

    Telle une lame aiguisée, la haine s’insinuait dans ses veines, rendant son sang aussi bouillant que de la lave en fusion. La douleur se mêlait avec harmonie à sa colère comme par le passé. Le Serpentard se souvenait du regard de tristesse et d’impuissance qu’elle lui avait lancé lorsqu’âgée de douze ans, elle avait du assister à cette ignoble tradition. Elle n’avait poussé aucun hurlement de révolte rien. Et Caleb avait été initié en tant que loup garou. Depuis ce jour, il s’était pris de haine pour cette enfant devenue une si belle jeune femme. La lumière qui les nourrissait de naïveté avait depuis longtemps disparu. Lisbeth avait raison. Il avait été aveugle pour ne pas la voir quitter le regard bleu de sa grande sœur. Peut-être trop pris par ses propres ombres. Aussi, dans un sursaut de lucidité, tenta-t-il de redevenir à de meilleurs sentiments en proposant une trêve. La Serdaigle le toisait, pouvant voir aisément à quels points chacun de ses mots meurtrissaient son âme mise à mal par tant d’années d’errance. Les ténèbres engloutissaient peu à peu les Pendragon. Avec lenteur, son frère se leva du fauteuil pour marcher dans la pièce, n’attendant aucune réponse de sa part. Ni même cette mélodie qu’il se désespérait d’entendre à nouveau. Non, les paroles de son aînée résonnaient dans sa tête comme une litanie incessante. « Culpabiliser pour…moi » répéta-t-il de sa voix grave et incrédule. Le loup n’en revenait pas. Lisbeth culpabilisait pour lui ? Il ne voulait pas de ta pitié. Un rire sans joie secoua ses épaules. Rire qui se transforma peu à peu en sanglots incontrôlables. Sans le vouloir, sa sœur avait brisé sa carapace. Caleb était épuisé émotionnellement depuis quelques temps. Il ne se supportait plus. « Dis pas de conneries Liz ! Tu n’as rien fait, tu n’as rien dit quand père m’a transformé. Je t’ai supplié, je t’ai supplié de m’aider. Mais tu n’as rien fait. » Poursuivit-il, sa voix se cassant sur la fin.

    Le sorcier se retourna pour plonger son regard tourmenté dans celui de sa sœur. C’était le regard d’un enfant perdu qui demandait qu’un peu d’amour et de tendresse. Au fond de lui, il était injuste. Il le savait. Qu’aurait pu faire une gamine de douze ans ? Rien. Elle n’aurait rien pu faire mais Caleb avait besoin de se rattraper à la colère pour ne pas sombrer. Pour ne pas tomber plus bas dans la déchéance. Si Lisbeth arrivait à lui faire passer outre cette colère alors qui sait. Arriveront-ils à mettre les rancœurs du passé pour reformer ce duo inséparable. Il en avait tellement besoin. Et il sentait qu’elle aussi. « J’ai besoin de toi Liz..J’ai besoin de toi » murmura-t-il en se laissant glisser en position assise le long du mur. Il ne savait plus comment atteindre sa sœur. L’amour était devenu un ennemi au fil des années. Il ne connaissait plus. Il ne savait plus comment faire. A croire que leur retrouvaille deux années plus tôt n’avait été qu’un camouflet.

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Dim 15 Nov - 22:46

    Lisbeth avait vu, plusieurs fois, son frère se mettre en colère. Pourtant, elle avait fait presque exprès de lui crier au visage, attendant une simple réaction qui pourrait, peut-être, tout changer de sa manière d’agir. Elle ne détenait peut-être pas ce pouvoir, à la fin du conte. Peut-être qu’il ne voulait pas changer. Au fond, Lisbeth savait qu’il pouvait.. Mais il n’avait pas l’air de vouloir plus qu’elle le voulait elle-même. Son regard devint soudainement confus lorsqu’elle vit l’expression glaciale qu’il arborait. La jeune femme recula lentement, ayant subitement peur qu’il devienne colérique et perde lui aussi, son sang froid. Avec un élan de courage, elle s’approcha de lui, les larmes coulant toujours sur ses joues. Elle ne vouait pas lui démontrer sa peur, même si ses yeux la trahissaient. Son cœur lui faisait atrocement mal, comme si une plaie béante venait de s’ouvrir sur ce dernier. Elle ne savait plus quoi faire, Caleb semblait inchangeable malgré les efforts qu’elle avait pu y mettre. C’était sa faute. Peut-être bien. Peut-être pas. Qu’était devenu son petit frère après tant d’années? Lisbeth aurait refusé de croire à un tel changement, mais malheureusement, si elle aurait été confrontée à cette décision, sa déception aurait été fatale. En cet instant, elle aurait voulu s’enfuir, partir au loin. Prendre ses jambes à son cou et se dire que tout cela n’était qu’un autre de ces mauvais rêves qu’elle faisait. Mais non. Tout cela était réel, tout cela se passait. Toutes les secondes écoulés, enfouies sous ce silence tranchant lui rappelait que tout cela était bien réel même si elle s’efforçait à croire le contraire. Son cœur battant synchroniquement dans sa poitrine aussi, s’acharnait à le lui faire comprendre. Que lui fallait-il de plus pour qu’elle comprenne?

    Ses genoux semblaient ne plus vouloir tenir sous toutes ses pensées, tous ces émotions de trop pour un moment qui avait aussi bien débuté. Sans faire trop de bruit, Caleb se leva du fauteuil pour marcher dans la pièce. Apparemment, il n’attendait plus rien de la jeune Serdaigle. Il semblait plus que tourmenté.. Presque abattu. Mais par quoi? La jeune femme se remettait une fois de plus à culpabiliser, de peur qu’elle l’ait rendu comme cela. Qu’elle lui ait enlevé son allure d’arrogance et de fierté pour le rendre ainsi. Lisbeth avait si peur, tellement peur de l’avoir blessé. Au fond, peut-être aimait-elle mieux se faire blesser que de blesser son petit frère. Les murmures de ce dernier retentirent dans ses oreilles, tandis qu’elle essayait de se ressaisir du mieux qu’elle pouvait. Ce moment la déchirait, tout comme c’était le cas pour Caleb. Les mots qu’il avait prononcés lui fit l’effet d’un poignard au cœur. Il n’avait plus l’air de croire en elle, et c’était peut-être mieux pour lui. Elle lui avait tellement menti, que maintenant, il ne croyait plus la vérité. Le rire de Caleb la tua.. Presque. Son regard se fit de plus en plus sombre, ses mains tremblaient sous l’effet de la colère et de la tristesse. De son rire s’En suivit des sanglots incontrôlables. Elle n’avait jamais vu son frère pleurer comme cela, ce qui la tua complètement cette fois-ci. Son corps, secoué par toutes ses émotions, se mit à trembler de toutes parts, et ses genoux finirent au sol. La jeune femme se remit à pleurer de plus belle, n’essayant plus de se contenir. Il n’en était plus question. Tant de douleur les envahissaient, chacun de leur côté.

    Caleb se remit à parler, sa voix se cassant sur la fin. En effet, elle n’avait rien fait lorsque père avait transformé le petit jeune qu’était Caleb en loup garou. Lisbeth n’avait rien fait. Mais qu’aurait pu-t-elle faire? Rien.. Peut-être rien. La pression que ses parents avait mise sur eux était si dure, elle en avait eu presque peur il y a des années de cela. Peut-être était-ce pour cela qu’elle n’avait rien fait. Subitement, ce souvenir lui revint en tête. La douleur qui l’envahissait était incontrôlable, presque meurtrière. Son état était déjà assez, mais le jeune Serpentard avait osé en rajouter. Encore et toujours, comme il avait l’habitude de faire depuis quelques temps. Pourtant, elle savait bien que, lui aussi, partageait cette douleur insupportable, mais elle ne pouvait rien faire, incapable de se remettre elle-même de son état. Les seuls mots qu’elle put répliquer à ce commentaire furent :
    « Arrête, je t’en prie.. Ferme la. Je.. Je suis désolée, j’ai rien fait. Je suis désolée.. Caleb, je suis désolée.. Atrocement désolée. Je n’ai rien fait, je suis désolée.. » Ses pleurs s’étaient mélangés à sa voix douce et fragile, rendant le tout presque incompréhensible. Elle continua à s’excuser, ne s’arrêtant toutefois pas de pleurer. Elle en était incapable pour l’instant. Sa respiration se fit haletante un instant, reprenant son courage pour aller à la rencontre du regard de Caleb. La douleur qu’il démontrait sous ses pleurs était envahissante. Troublante. Perçante. Elle le vit se laisser glisser en position assise le long du mur, tandis qu’il murmurait qu’il avait besoin d’elle. Pourquoi aurait-il besoin d’elle maintenant? Après tout, il avait tellement l’air de la détester par moments.. Elle ne savait plus si, lui aussi, il disait la vérité ou non. Mais il ne fallait pas en vouloir à Caleb. Lisbeth aussi ressentait de la haine à son regard depuis.. Quelques jours tout au plus. Après de longues minutes passées dans le silence, chacun de leur côté de la pièce, la Serdaigle décida de se lever, voulant partir. Mais elle n’allait pas laisser son frère ici.

    Elle s’avança donc vers la harpe près de Caleb, s’assied ensuite sur le petit banc de velours puis se remit à jouer une mélodie, différente de celle qu’elle avait jouée beaucoup plus tôt. Mais cette fois-ci, elle se décida à chanter.


    « Please raise your child today
    The way that you were born to play
    The way that we all disappeared
    Allowing us to shatter fears

    Pain, your every step
    When you fooled enough to want to die
    When you cry
    You will find

    Falling stars, drain every night. Falling stars, drain..

    Please raise your child today
    The way that you were told to play
    The way that we all disappeared
    Allowing us to shatters fears

    Pain, your every step
    When you fooled enough to want to die
    When you cry
    You will find

    Falling stars, drain every night
    Falling stars, drain every night
    Falling stars, drain...

    In an arrested silence, we plead to our insane gods, and their voices in our heads. Like the silence in the woods, to stop appeasing man and his cruel culture of global economic domination. The balance remains between that which is sought by the few, Profit. And that which is sought by the most, PEACE/ Go, now, when, you..
    Why can't you see that I always belong to me?
    Now, when, we..
    Why can't you see that you always belong...?

    Fall, falling stars, drain every night.
    Falling stars, drain every night.

    I can’t believe that you wanted me so much pain, every »


    Elle s’arrêta, reprenant son souffle et son sang froid à la fois. Jouer et chanter l’aidait tellement à ce remettre d’émotions fortes comme celles qui l’avaient envahies plus tôt. Dans un soupir de soulagement, elle appuya sa tête contre le dos de la harpe, ne laissant pas son regard s’échapper vers son frère. Avait-il une réaction, face à ce secret? Comme tous ces autres secrets.. Le violoncelle, le piano, le chant.. Il faudrait qu’elle le lui dise.. Tout comme pour son copain.. Qui maintenant, n’est plus de ce monde.


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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Mar 24 Nov - 0:48

    Un jour où l’autre, tout s’écroule dans votre vie même si vous ne voulez pas le reconnaître. Et quand ce jour arrive enfin –avec son lot de tristesse et de colère, votre Destin frappe et force votre porte, sans un regard, sans un scrupule. Et, il ne vous reste plus qu’à vous soumettre. Pourtant, Caleb avait tout fait pour éviter sa destinée, il n’était pas –et ne serait ; jamais prêt de se soumettre. Alors, il s’était refermé sur lui-même afin de ne pas souffrir, de ne pas pleurer, de ne pas supplier. Il avait développé cette haine, cette froideur à l’encontre de l’être humain. Comment un père pouvait infliger cela à son fils ? Comment une mère pouvait-elle encore se regarder dans une glace après cela ? Comment une sœur pouvait-il… l’aimer malgré le monstre qu’il était devenu ? Le sort en avait été jeté à l’instant même où l’enfant avait rencontré le regard terrorisé de son ainée. Elle avait peur de lui, du monstre qu’il était devenu. Ce regard continuait d’hanter toutes ses nuits. En était-il de même pour Lisbeth ? Quels sombres secrets cachait sa sœur aux yeux du monde ? Il aurait tant aimé pouvoir l’aider mais la colère grondait toujours en lui bien qu’elle eut percé ses défenses. Alors quand il l’observa se déplacer vers la harpe. Il attendit. Il attendit un signe, le moindre dégout pour le tableau des plus pitoyables qu’il lui offrait à cet instant. Lui, faible. En pleur. Il était sur une route instable, pleine de crevasse. Il allait droit dans le mur si on pouvait employer cette expression.

    Puis, soudain, une douce mélodie résonna contre les murs de la salle sur demande, se mettant au travers de la route de ses sombres pensées. La voix de Lisbeth s’éleva enfin dans l’air et Caleb ferma les yeux. Bercé totalement par les mots, par la musique, il oublia tout. Griefs, peurs, colères, interrogations. Tout. Il ne restait plus qu’un havre de paix dans sa perdition. La chanson semblait lui dire ou plutôt lui demander de se détacher du passé, de faire table raz. Cela n’avait en aucun sens pour Caleb. Il ne faisait plus attention aux paroles mais plus à la sensation que la voix de sa sœur provoquait en lui. Il lui fallait quitter cette route dangereuse, repartir sur une base plus saine que celle obtenue par son passé. L’image d’Abby se dématérialisa pour afficher le sourire malicieux d’une autre femme. Elizabeth. Cette Gryffondor qui réchauffait sans le savoir –et peut-être sans le vouloir, son cœur meurtri. Partir et recommencer tout à zéro. Une nouvelle fois. Loin des doutes, loin des peurs. Peut-être apprendrait-il à faire fit de sa condition ou du moins à la supporter. Ses larmes se tarirent alors. Ses épaules affaissées reprenaient leur position normale. La fierté reprenait ses droits sur ce cœur fêlé. La musique adoucit les mœurs parait-il. Avait-elle aussi le pouvoir de réchauffer et de panser les blessures des Hommes ? Le Serpentard commençait à le croire.

    La musique cessa doucement et Lisbeth cessa peu à peu à chanter, laissant le silence reprendre ses droits sur la pièce magique. « Qu’est-ce qui nous attend maintenant Lisbeth ? Pouvons-nous oublier le passé ? Nos erreurs et réapprendre à nos connaître. A nous aimer ? Ma sœur me manque. J’ai l’impression de ne plus savoir qui tu es, qui je suis. Aime-moi Lisbeth. Ne me laisse jamais partir. Aime-moi grande sœur » murmura-t-il avec de plus en plus de force. Le sorcier se releva alors souplement. Plus aucune trace de larme sur ses joues. Il redevenait peu à peu cet homme modelé par une éducation stricte mais la douceur de ses yeux adoucissait le portrait. Il voulait l’aimer à nouveau, et qu’elle l’aime en retour. Il voulait qu’ils redeviennent les deux enfants d’autrefois. Inséparables. Protecteurs l’un envers l’autre. « J’ai mis ma fierté de côté. J’ai baissé les armes devant toi. Je mets mon cœur à nu comme je ne l’ai jamais fait. J’ai joué des apparences depuis trop d’années avec toi. Tout est éphémère, même la vie. Et je ne veux pas gâcher la mienne en passant à côté de toi. Nous sommes pareils toi et moi. Alors… laisse moi m’approcher. Laisse moi apprivoiser celle que tu es devenue comme tu apprendras à apprivoiser le loup en moi. Le veux-tu seulement ? »

    Caleb tendit alors la main vers elle, en un simple geste d’affection et surtout d’invitation. Allait-elle saisir cette chance ? Ou allait-elle le rejeter à nouveau ? Le sorcier ne pourrait faire ce pas une deuxième fois et il savait que Lisbeth en était parfaitement consciente. Toute se jouait à présent. Leur avenir commun subsistait encore mais pour combien de temps ? Les yeux de son frère la suppliaient car il ne pourrait retenir cette colère, ce désir de vengeance une seconde de plus. Elle devait combler les remparts. Sinon… ils se perdraient définitivement. Ils deviendraient ces étrangers qu’ils étaient à force, devenus tous les deux l’un pour l’autre.

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MessageSujet: Re: « Reviens moi… » | Caleb.   Mer 23 Déc - 21:42

    Le cœur dans les vapes, la tête qui tourne, les tempes qui frappent. Sans jamais dire un mot, toujours sur cette chaise, clouée sur place, la tête trop lourde pour la relever et le regarder dans les yeux. Oui, lui. Caleb. J’ai toujours eu l’impression de tomber en ruines avec lui. Ou d’être reconstruite instantanément, selon les simples expressions faciales qu’il affichait bravement. J’avais fini de jouer, j’avais le cœur presque vide. Les émotions m’avaient quittées, je les avaient toutes exterminées, sans scrupule. Une impression s’imprimait en moi, une impression déjà connue auparavant. Connue de plusieurs conflits, de plusieurs discussions aussi. Une intuition, peut-être. Pour faire court, ce nouvel arrivant en moi me disait de lui dire, pour tout. Tout ce que je cachais depuis longtemps et depuis peu. Communiquer simplement, mais sans cette froideur insupportable qui comblait la salle sur demande depuis beaucoup trop longtemps. Ces maux de cœur m’envahissaient tranquillement, je me sentais si bien mais si mal en cet instant. Peut-être avais-je peur de l’avoir blessé? Pourtant, j’avais fait exprès de le blesser. De le descendre, avec un seul but : qu’il comprenne ma douleur, celle qu’il faisait croître par sa simple froideur, son cœur en ruine, ses airs de fierté naïve mais si blessante.

    Caleb s’était levé, tout en m’adressant la parole. Qu’allais-je lui dire? Que faire? Rien, sûrement rien. Comme toujours… ce devait être une habitude. Pourtant, j’avais l’impression que je l’avais perdu, que tout était fini. Pour de bon. À jamais. Lui, il ne renonçait pas. Il restait accroché, toujours aussi fièrement, à cet espoir de renouer. Une force et un courage surhumain s’était pris à moi, assez pour relever mon regard et le poser dans le sien. Que voulait-il exactement? Qui pourrait savoir ce qui nous attends, maintenant? Il ne me restais qu’une chose à faire maintenant, qu’un geste. Une impulsion, un manque de courage flagrant. Se sauver, partir. Loin, si loin que mon corps ne pourrait continuer, que mon cœur exploserait, que ma tête serait emplie de folie et que mes pieds en seraient complètement saccadés. C’est si loin. Mais j’étais clouée là, à écouter ces mots qui parcouraient toujours des kilomètres. Ces mots qui venaient tout droit de ce cœur meurtri, ce cœur qui appartenait à mon petit frère. Peut-être qu’avec un peu plus de grandeur et de courage, j’aurais pu recoller chacun des morceaux, faire en sorte que ce cœur soit totalement réparé. Faire un collage avec ce cœur, pour qu’enfin il se remette à battre normalement, sans douleur. Mais en vain, je ne pouvais y parvenir. Rien ne pourrait y parvenir, mis à part lui. Je n’avais aucune idée de ce qui nous attendait, je ne savais pas non plus si je pourrais y échapper. Échapper à toutes ces questions, à ce moment. Aimer Caleb, c’était la seule chose que je pouvais faire. En fait, je ne pouvais pas ne pas l’aimer. C’était impossible. Ne le savait-il pas déjà?

    J’examinai un peu plus les traits de Caleb, remarquant alors que les larmes sur ses joues n’étaient plus, qu’il était redevenu lui même. Cet homme stricte, mais doux. Mon cœur se réchauffa en voyant ce fabuleux portrait, tandis que ma douleur s’atténuait graduellement, mais rapidement. Un sourire illumina mon visage pâle, et je me leva. Sans hésitation, sans colère ou froideur, je me décida à lui répondre. « Je t’aime depuis longtemps, Caleb. Tu ne l’as simplement jamais remarqué. Ou bien tu t’efforçais à faire fi de mes sourires et de ma bonne humeur. Je sais que tu ne me reconnais plus… Il s’est passé tellement de choses que tu ignores.. Tellement de mal pour un rien. Même moi, j’ai de la difficulté à me reconnaître. Tu me manques tellement, j’ai eu trop de temps seule avec moi même. Sans toi, j’ai tout refoulé. Mais tu ne m’écoutais plus, tu étais devenu quelqu’un d’autre.. Mais je n’ai jamais arrêté de t’aimer, et jamais je n’arrêterai. Ne doutes jamais plus à ce sujet. » J’avais vidé mon cœur, simplement, sans passer par quatre chemins. Vidé n’était pas le mot juste, j’en suis désolée. Il restait encore quelques anecdotes qui me torturait au creux de mon cœur, mais ce n’était pas le bon moment pour lui en parler. Je n’avais pas le désir de lui en parler, aussi.

    Il se remit à parler, me confiant qu’il avait mis sa fierté de côté, et sa colère aussi. Je le voyais bien dans son regard, dans sa démarche. Comment passer à côté d’une occasion pareille? Ma tête était vide, mais remplie d’interrogation à la fois. C’est comme si, au fond, ma tête me poussait à penser.. Mais quoi qu’il en soit. J’avais envie de le laisser approcher, mais quelque chose me disait qu’il ne fallait pas. Je voulais sentir son étreinte contre moi, mais j’avais peur à la fois. Il tendit alors la main vers moi. Au fond, je savais bien que c’était ma dernière chance de recoller les morceaux, que tout redevienne … Peut-être, normal. Enfin, espérons. D’un geste hésitant, ma main se déposa dans la sienne. J’avais beau avoir ma main emprisonnée dans la sienne, à chaque fois je me sentais plus libre, beaucoup mieux. Pourtant, cette impression de remord et d’angoisse ne disparaissait pas de mon regard. Quant à ce sourire qui ornait mon visage, lui, ne voulait pas disparaître. « Alors, approche toi. Moi, je veux bien qu’on réapprenne à se connaître. » Cette main que j’avais déposée dans la sienne se mit soudainement à trembler, sans savoir pourquoi. Peut-être était-ce simplement dû à mon insécurité. Ou peut-être à ce manque de courage flagrant. Qui sait, qui saura? Les larmes sur mes joues n’étaient plus, mais j’avais toujours envie de pleurer, de me laisser aller.
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