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 Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair

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Robert W. Fairfox

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MessageSujet: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 11 Nov - 17:59

    Il est déjà
    tard


    .

    Je courrai si lentement que même une grand-mère handicapée aurait réussit à me rattraper. Je continuais néanmoins, au milieu de la Forêt Interdite, à avancer le plus rapidement possible. Mais mes jambes semblaient avoir été lestées avec du plomb, chaque enjambée me fatiguait un peu plus. Toute énergie avait abandonné mon corps. La seule chose qui me faisait avancer ? Lui. Je ne le connaissais pas, je ne savais pas qui il était, ni quoi. Je savais juste qu'il était là, derrière moi, et qu'il me traquait. Je sentais sa respiration froide sur ma bouche, la mort qu'il trainait derrière lui. Mais le plus impressionant, c'était l'oppression qu'il me faisait. J'avais l'impression d'étouffer, l'impression que toute la forêt avait été vidée de son air. Mais malgré moi, je continuais d'avancer. De temps en temps, des rires maléfiques et féminins retentissaient, tantôt à gauche, tantôt à droite. Mais toujours cette obscurité, partout, qui grandissait, autour de moi, derrière moi. Le seul chemin ? Devant moi, la forêt, seul espoir de fuite ...

      Ha !


    Je me relevai, mon coeur batant la chamade. Que c'était-il passé, où étais-je ? En regardant autour de moi, je ne vis qu'obscurité. La seule source de lumière était une petite fenêtre. Je reconnus l'endroit : ma chambre, le dortoir plutôt, des Serpentards. Rien que cette pensée me calma un peu, tandis que mon coeur ralentissait peu à peu. Un cauchemar. C'était le premier de ce genre. Cette sensation d'étouffement continuait à me prendre, si bien que je me levai. Je vêti de simples pantalons beiges, une chemise blanche, et je quittai le dortoir, silencieusement, afin de ne pas réveiller les autres élèves qui, j'en étais sûr, rêvaient de choses heureuses. Quoique ...

    Mes pieds nus frissonnaient au contact du sol froid des cachots, mais cette sensation me calma beaucoup. J'étais troublé. Pourquoi ce rêve, cette sensation que quelque chose d'énorme me suivait, allait me prendre ? Pourquoi moi, oui, moi, je devais fuir quelque chose à l'intérieur même de l'enceinte de Poudlard, dans la Forêt Interdite ? Je n'en savais rien. J'hésitais à aller réveiller le professeur Williams, ou plutôt, Velislava. Mais j'étais sûr qu'elle ne prendrait pas ça très bien. Elle dirait sûrement que ce n'était qu'un cauchemar, même si je n'en étais pas si sûr !

    Je me retrouvai rapidement au troisième étage. Pourquoi ? Aucune idée. Sûrement pour aller faire un tour dans la Salle de bain des Préfèts, histoire de me relaxer un peu. Soudain, j'entendi des pas, feutrés, mais tout de même audibles, non loin de moi. Me stoppant, j'écoutai attentivement. Quelque se déplaçait, juste au détour ! En approchant gentiment, je tombai nez-à-nez avec ... Aileen Saint-Clair ! Ho non ! Que faisait-elle ici à cette heure ! Il était déjà tard ... je lui lançai d'un ton railleur, et bien sûr, moqueur :

      Saint-Clair ... il parait que tu as eu quelques problèmes aujourd'hui ...

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    © Tsouri
    Fais attention, toi qui t'aventures
    seul dans les couloirs de ce château.
    Tu pourrais y faire la rencontre
    de créatures maléfiques ...

    ou alors c'est moi qui serait là, à t'attendre.
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Aileen E. Saint-Clair

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 11 Nov - 20:17

Aileen était profondément plongée dans son sommeil sans rêves, lorsque soudain, un tic tac régulier attira son attention, la poussant peu à peu à revenir à la réalité. Le son qui – au début parut distant et sourd – gagna peu à peu en intensité, si bien qu’Aileen finit par avoir l’impression de se trouver à quelques mètres de ce qui produisait ce son pour le moins énervant.

A peine sortie des bras de Morphée, Aileen s’étira lentement en bâillant longuement. Puis ouvrant doucement les yeux, elle posa ces derniers sur le plafond en pierre blanc, finement sculpté, qui n’avait vraisemblablement rien à voir avec le ciel de lit de son lit à baldaquin en bois. Clignant des paupières pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas, Aileen dut finalement admettre qu’effectivement, elle ne devait pas se trouver dans son dortoir. Mais où était-elle alors ?

Se redressant sur ses coudes et balayant les environs du regard, Aileen constata qu’elle était à l’infirmerie. Aucun doute possible de toute façon en voyant les lits immaculés, les paravents destinés à préserver l’intimité des malades, ainsi que les grandes armoires remplies de matériel médical. Mais que diable faisait-elle ici ? A l’infirmerie ? Et comment s’était-elle retrouvée ici ?

Soudain, la mémoire lui revint, sous forme de flashs. C’était elle qui était venue ici, de son plein gré, et accompagnée par le Professeur Avery. Dans une succession d’images sorties d’elle ne savait où, Aileen revit sa matinée commencer normalement, tandis qu’elle déjeunait et se rendait à la bibliothèque. En chemin elle avait croisé le Professeur Avery, s’était lancée dans une conversation avec lui, avait mystérieusement perdue connaissance pendant une heure, avant de finalement atterrir ici peu de temps après avoir repris conscience. Une part du mystère était donc résolu. Néanmoins, il subsistait toujours la question du « à cause de quoi ? ».

Après tout, rien n’expliquait à cause de quoi la jeune Gryffondor s’était effondrée dans le couloir, en plein milieu d’une phrase. Aussi réparateur que fut ce sommeil, il n’avait pas aidé la jeune fille à combler les blancs dans sa mémoire. Non, loin de là même. A part remplir les batteries de la jeune femme – qui se sentait on ne peut plus fraîche pour affronter une longue journée de cours –, ce sommeil n’avait pas servi à grand-chose. Carter avait eu raison lorsqu’il avait émis l’hypothèse que l’infirmière ne serait pas d’une grande aide.

Mais en parlant de longue journée de cours, quelle heure était-il ? A cause de ce sommeil magique, elle allait sûrement rater les cours. Si elle ne s’était pas levée à temps, elle n’aurait eu aucune excuse ! C’est alors seulement qu’elle remarqua les ombres qui régnaient dans la pièce.

« Mais il fait nuit ! », s’exclama Aileen avant d’entendre sa voix se répercuter dans la salle vide.

Un grincement derrière la porte du fond l’informa que l’infirmière venait de se retourner dans son sommeil. Vu comment celle-ci avait accusée Aileen d’être une anorexique écervelée, la Gryffondor n’avait pas vraiment envie de croiser le regard de la vieille mégère pour le moment. Elle préférait partir et retourner dans sa salle commune. Mais en avait-elle le droit ? Et puis d’abord, quelle heure était-il en fin de compte ?

Lorgnant une fenêtre qui donnait sur le parc, Aileen vit la lune haute dans le ciel. Ainsi donc, on était aux alentours de minuit. Peu être un peu moins. Réfléchissant à la perspective de devoir rester encore sept longues heures ici – avec en prime un discours passionné sur la nécessité d’avoir une alimentation saine et équilibrée lorsque l'infirmière se réveillerait –, Aileen en trembla d'appréhension.

Rien qu’à cette perspective, la Gryffondor se décida à quitter ce lieu. Avec de la chance, l’infirmière l’oublierait vite. Elle était un peu écervelée de toute façon. Cela jouera surement en la faveur de la Gryffondor. Et puis, elle avait du travail en retard – à cause de sa journée de perdue. Et vu qu’elle se sentait surexcitée par ce trop plein d’énergie, elle savait qu’elle ne parviendrait pas à se rendormir. Alors autant rentrer et travailler dans la salle commune plutôt que de se tourner les pouces ici.

Voyant que sa défense était imparable, Aileen sauta de son lit et remarqua soudain – lorsque ses pieds entrèrent en contact avec le sol gelé –, qu’on l’avait mise en pyjama. Enfin, dans son cas, le pyjama se résumait à une simple nuisette vert pâle, en soie ou en satin, et en parfait accord avec la couleur de ses yeux. Ben voyons, manquait plus que ça !

Cherchant ses affaires du regard, Aileen s’apprêta à se changer, mais un nouveau couinement des ressorts du lit de l’infirmière lui intima l’ordre de fuir sur le champ si elle tenait à sa liberté. Emportant ses affaires avec elle, Aileen rejoignit la porte sur la pointe des pieds en quelques enjambées et ouvrit la porte. Ne pensant pas sur le coup à user d’un silencio pour éviter que la porte ne grince, elle fit de son mieux pour faire le moins de bruit possible.

Une fois libre, elle referma la porte derrière elle et s’empressa de remonter le couloir après un rapide contrôle à droite, puis à gauche. Une fois en sécurité loin de la porte de l’infirmerie, Aileen se relaxa un peu. Prenant la direction de la salle commune de Gryffondor, la jeune femme continua sa progression le plus silencieusement possible. N’ayant pas pris garde d'espionner d’éventuels rôdeurs pouvant la surprendre, Aileen faillit faire une crise cardiaque lorsqu’une ombre jaillit au détour d’un couloir.

Se retenant de justesse de lâcher un cri de terreur qui aurait réveillé les morts, Aileen lâcha néanmoins ses affaires qui tombèrent à terre dans un bruit sourd. Portant ses mains à sa poitrine lorsqu’elle reconnut Robert, Aileen jura en son fort intérieur de lui faire payer cette frayeur un jour où l’autre.

« Fairfox ! », siffla Aileen, se retenant de brandir sa baguette pour lancer le premier maléfice qui lui passait par l’esprit. « Tu n'as rien de mieux à faire que de causer des frayeurs d'innocentes personnes. Regarde ce que tu m'as fait faire ! »,

Secouant la tête, la Gryffondor baissa les yeux au sol pour voir l’étendue des dégâts : vêtements éparpillés par terre, sac ouvert dont le contenu s’était répandu sur plusieurs mètres, sans parler des parchemins pliés, de la bouteille d’encre ouverte et… le pyjama !

Cachant sa pudeur du mieux qu’elle put avec ses bras, Aileen fusilla Robert d’un regard noir, mais ne put s’empêcher de rougir. La situation était tout simplement des plus humiliantes. Elle, en nuisette, paradant devant l’un des Serpentards qu’elle détestait le plus au monde. Bon Dieu, cette journée pouvait-elle être pire encore ?

Se penchant, Aileen s’empressa de réunir un maximum de ses affaires dans ses bras pour couvrir la plus grande partie de son corps possible. C’est alors que, moqueur et railleur, Robert s’adressa à elle, ramenant sur le tapis la petite mésaventure de la jeune femme en début de journée.

Soupirant de frustration, Aileen ne préféra pas relever les yeux vers Robert. Manquerait plus que ça pour qu’elle rougisse de plus belle. Se contentant de parler avec un ton glacial, elle répondit :

« Ca ne te regarde pas, Fairfox ! Je ne m’occupe pas de tes affaires, moi ! Alors merci d’en faire autant à mon égard. »

Se redressant avec toute la dignité dont elle pouvait faire preuve, Aileen passa sous le nez de Robert sans daigner lui lancer un regard, lui cognant l’épaule au passage pour qu’il libère le passage. Malheureusement pour elle, la rencontre semblait loin d’être arrivée à son terme. Elle avait laissé derrière elle son livre de potions, ainsi qu’une de ses chaussettes et, plus important que tout, sa baguette !
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    "I can see the Future.
    And unfortunately for us, the darkness was everywhere.
    This future is in my hands.
    If I make one mistake, my vision will come true. And then, pray for our salvation will be... useless !"
    Aileen E. Saint-Clair


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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Ven 13 Nov - 18:04

    Je vis dans ses traits qu'elle s'attendait à tout sauf à me voir ici. Tant mieux. Même si elle ne cria pas, ce à quoi je m'étais même attendu, le bruit causé par ses affaires lâchées ne fut pas anodin. J'espérais juste que personne ne se pointerait. Ce que je vis, j'en fus ravit : Aileen était en pyjama, ceux de l'infirmerie. Mais ce que j'appréciai le plus, s'en fut la couleur : vert pâle. Le registre de couleurs que tout Gryffondor se devait de détester au plus haut point.

    En susurrant mon nom, elle me demanda si je n'avais rien d'autre à faire que de rôder dans les couloirs pour effrayer les "innocentes personnes". Comme si je n'avais que ça à faire ... Elle me fit remarquer que j'avais causé un beau bazar parmi ses affaires. En effet, celles-ci étaient toutes éparpillées : vêtements, parchemins, encre. En relevant la tête, je me rendis compte qu'Aileen était ... en nuisette ! Oui, parfaitement ! Son pyjama avait dut glisser avec le reste de ses affaires, puisqu'ils étaient faits pour être faciles à mettre ou à enlever aux patients de l'infirmerie. Je ne pus retenir un énorme sourire. J'étais sûr que beaucoup d'élèves étaient prêts à tout pour voir mes souvenirs de ce qui venait de se passer ...

    Je vis dans les yeux d'Aileen de la haine pure envers moi. Pas de chance me direz-vous ? Ça m'était complètement égal ! Par contre, la colère initiale se changea rapidement en gêne, avec, à l'appuie, la coloration très rapide et prononcée de ses joues. Lorsqu'elle ramassa mes affaires et que je lui fis remarquer sa mésaventure, elle me répondit froidement que cela ne me regardait pas. Qu'elle était amusante tout de même !

    Surtout lorsqu'elle passa à côté de moi sans me jeter le moindre regard, m'ignorant complètement. Si seulement elle avait remarqué qu'une chaussette, un livre de potion, ainsi que, écoutez-bien, sa baguette magique, étaient resté en arrière ! Son seul instrument de Magie n'était plus en sa possession. Autant dire que la jeune femme était à ma merci. Et je comptais bien lui graver cet instant dans la mémoire, qu'elle se souvienne longtemps que sa baguette devait toujours être gardée, quelle que soit la situation. La mienne, jusque là cachée dans ma manche, glissa jusqu'à ma main. Je souris malicieusement. Agitant ma baguette, je prononçai lentement :

        Wingardium Leviosa ...


    Sa baguette, en moins de deux secondes, se retrouva dans mon autre main. J'observai quelques instants la baguette dans ses moindres détails. Elle était belle, mais trop pure pour que je puisse un jour m'en servir. Je n'en voulais pas. Mais autant profiter de la situation et rigoler un peu.

        Petrificus Totalus.


    Lorsque mon sort fit effet, je m'approchai lentement d'elle, la fixant dans les prunelles, mes yeux verts s'enfonçant dans les siens. Puis je la contournai, toujours très lentement. Je l'entendais respirer, là, à mon entière disposition. Une fois derrière elle, je posai mon doigt froid sur son épaule, glissant lentement, le long de son omoplate. Arrivé à sa colonne vertébrale, j'appuyai un peu plus fortement, sans toutefois lui faire du mal. Puis mon doigt prit le chemin de son cou. Je sentis son sang pulser sous sa peau fragile, et l'envie d'y enfoncer mon oncle fut assez pressante. Mais je me contint. Je n'étais pas un sauvage. Je reculai alors, prononçant bas, à la manière d'un serpent :

        Ne jamais oublier sa baguette. Les conséquences sont souvent fâcheuses. Dis-moi ce qui t'es arrivé aujourd'hui. Tu n'es pas le genre à succomber si facilement ...

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Ven 13 Nov - 22:29

Ayant dépassé Robert, Aileen se retint de prendre ses jambes à son cou et courir pour quitter le couloir. Certes, l’envie était vraiment puissante, mais c’était sa dignité qui était en jeu. Elle n’allait pas se mettre à courir comme une gamine de quatre qui voit une araignée toute poilue quand même, surtout devant Robert. Non, c’était hors de question. Elle tenait à préserver le minimum de dignité que le Serpentard ne semblait même pas disposé à lui accorder. Quel serpent sournois !

Néanmoins, l’envie de quitter le couloir devint soudain si puissante qu’Aileen estima que c’était presque une question de vie ou de mort. Sentant ses cheveux se dresser sur sa nuque, la jeune femme pressentit que quelque chose allait bientôt se produire. De plus, elle se rendit soudain compte qu’elle connaissait déjà cette sensation. A dire vrai, c’était celle qu’elle avait ressenti le matin même, avant de perdre connaissance.

Alors qu'elle se passait une main sur la nuque, pour faire disparaître le frisson, ce dernier n’en gagna que plus fort en intensité. Sentant alors qu’on la regardait fixement, Aileen comprit que Robert ne la quittait pas des yeux. Etait-ce l’origine de son trouble ? Etait-elle troublée par cette face de serpent ? Cette langue de vipère sur pattes ?

Se risquant à jeter un coup d’œil en arrière, Aileen vit un éclair blanc fuser dans sa direction. Faisant volte face, elle brandit son bras pour invoquer un charme du bouclier, mais sa main était vide. Elle eut tout juste le temps de s’en faire la remarque avant que l’éclair ne l’atteigne en pleine poitrine, la paralysant comme une statue de pierre.

Ayant encore conscience des choses qui l’entouraient, Aileen comprit que Robert avait usé du maléfice Petrificus Totalus. Si elle s’était retrouvé sous le sortilège du Stupéfix, elle aurait eu l’impression que le temps s’était arrêté et n’aura rien remarqué de la paralysie une fois le sort levé. Bref, inutile de polémiquer sur la nature du sortilège, car maintenant qu’elle y repensait, elle avait entendu la dernière syllabe de l’incantation. Mais cela aussi était inutile et complètement inintéressant comme information. Le plus important, c’était qu’elle n’avait plus sa baguette.

Mais comment diable avait-elle pu faire preuve d’autant d’inattention ? Ne pas avoir sa baguette sur elle. Elle ne sortait jamais sans, même dans le monde moldu, alors qu’elle n’avait pas le droit d’employer la magie hors de l’enceinte du château. C’était une erreur de débutante, elle le savait. Quelle idiote elle pouvait faire. Et maintenant, elle se tournait en ridicule devant Robert qui devait prendre du plaisir à la tourner en bourrique de la sorte. Nul doute que d’ici l’heure du déjeuner, le lendemain, tout le monde aurait oublié son petit évanouissement, préférant jaqueter à propos de ce que Robert avait osé lui faire lorsqu’il l’avait croisé dans les couloirs.

Robert !

Quittant des yeux sa main, Aileen orienta son regard sur le Serpentard. A vrai dire, c’était bien l’unique chose qu’elle pouvait faire : bouger les yeux. Pour le reste du corps, elle était paralysée et complètement muette. C’est ainsi qu’elle le vit, tout sourire, s’avancer lentement dans sa direction, ses yeux verts osant fixer les siens après ce qu’il avait osé lui faire.

Aileen savait que les Serpentards étaient indigne de toute confiance, d’ailleurs, jamais elle n’aurait du lui tourner le dos – c’était une erreur qu’elle ne ferait pas deux fois, elle se le promettait. Néanmoins, elle ne pensait pas que Robert aurait pu en arriver à cette extrémité. Elle le savait sournois, mais elle pensait qu’il était un minimum loyal vis-à-vis d’un adversaire désarmé et qui plus est, qui lui tournait le dos.

Mais elle s’était trompée. Robert n’avait aucun honneur. Il usait de toutes les bassesses possibles pour arriver à ses fins. Et malheureusement pour elle, elle en payait à présent le prix. La Gryffondor fulminait rageusement en son fort intérieur. Si cela avait été possible, ses oreilles se seraient mises à fumer, tellement elle était furieuse. Elle était une Préfète ! Bien que Préfet-en-chef, Robert devait lui témoigner du respect. Au mieux il pouvait l’ignorer, mais jamais, ô grand jamais, il n’aurait du se permettre ce genre d’humiliation.

Aileen tempêtait en silence, vu qu’elle ne pouvait pas ouvrir la bouche. Et cela était peut-être mieux, vu les jurons qui se bousculaient dans sa tête pour décrire Robert. Mais ce ne fut rien en comparaison de ce qu’elle ressentit lorsque le Serpentard quitta son champ de vision, passant dans le dos de la Gryffondor. Là, hors de la vue de la jeune femme, il osa poser la main sur elle. Si elle avait pu, Aileen aurait tellement apprécié pouvoir lancer une pique du genre : « un sang-pur qui ose toucher une sang-de-bourbe, mais c’est le monde à l’envers ! »

Hélas, elle était tenue au silence pour le moment. Pourtant, cela n’aurait guère posé de problèmes si elle avait eu sa baguette en main. Bien qu’ayant à peine commencé l’étude des sortilèges informulés en cours, Aileen les maîtrisait déjà quasi à la perfection, les ayant un peu travaillés avant la rentrée. Avec sa baguette dans la main, elle aurait pu informuler la contre-formule et se délivrer du maléfice. Hélas, elle ignorait où était sa baguette.

Frissonnant sans pouvoir trembler, Aileen sentit les nerfs la tirer avec force. Ses muscles ne pouvaient pas bouger, mais la tension qu’elle aurait du ressentir en les contractant se faisait belle et bien sentir, elle. Aileen était crispée à cause du contact du doigt de Robert sur sa douce peau. C’était plus qu’un affront, plus qu’une humiliation. C’était un acte vraiment immonde. Et dire qu’elle le subissait sans pouvoir s’y soustraire. Etre si démunie face à l’ennemi… Aileen faillit en pleurer, mais elle se retint. Ses larmes pouvaient couler. Elle ne voulait pas donner une raison supplémentaire à Robert de jouir de sa domination.

C’est donc dans un mutisme insurmontable qu’Aileen sentit le doigt de Robert, froid comme un serpent, glisser lentement le long de son omoplate, puis le long de sa colonne vertébrale, remontant lentement vers son cou. Aileen voulut cligner des paupières, mais le sort l’en empêchait, l’obligeant à regarder droit devant elle, sans pouvoir imaginer autre chose que ce qu’elle ressentait actuellement.

Robert cessa alors de la toucher, ce qu’Aileen lui en fut gré d’ailleurs, même si jamais elle ne l’avouerait à voix haute. Percevant alors un sifflement, ce dernier gagna en intensité et Aileen comprit que Robert s’adressait à elle en murmurant, en susurrant presque. C’était à vomir de dégoût. D’ailleurs, elle en remercierait presque Robert qui, grâce à son sortilège, avait permis à la jeune femme de garder sa bile à l’intérieur de son corps.

Tendant l’oreille pour entre les mots que prononçait cette ordure, Aileen l’entendit dire qu’il ne fallait jamais oublier sa baguette, car les conséquences en étaient souvent fâcheuses. Merci bien, voulut-elle rétorquer. Elle avait retenu la leçon à présent et jamais plus elle ne s’en séparerait, même si cela signifiait devoir l’attacher à son poignet avec une corde.

Robert ajouta alors qu’il désirait qu’elle lui explique ce qu’il lui était arrivé aujourd’hui. Et voilà, la Gryffondor avait une nouvelle fois eu raison. La nouvelle de son incident s’était répandue dans le château comme une traînée de poudre enflamée. Mais pourquoi tenait-il à ce qu’elle lui explique ? Elle s’était évanouie, rien de plus. Ne pouvait-il pas simplement s’amuser de la défaillance de la jeune femme ? Pourquoi se permettait-il de l’ensorceler et de la menacer pour qu’elle raconte ce qu’il lui était arrivé ? C’était un simple évanouissement, rien de plus. Pas de quoi fouetter un dragon non plus.

De toute manière, se réjouit Aileen en son fort intérieur, si tant est qu’elle ait eu une réponse à donner à Robert, ce dernier lui avait lancé un maléfice la paralysant de la tête aux pieds – les yeux étant l’exception. A moins d’apprendre à Aileen à parler avec ses pupilles, il allait devoir trouver une autre solution. Vu l’étant dans lequel la jeune femme se trouvait, s’il désirait dialoguer, c’était mal parti.

C’est donc un lourd silence plein de sous-entendus qui suivit la demande de Robert. Et pour une fois, la cause de ce silence était indépendante de la volonté de la sorcière…
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mar 8 Déc - 11:29

    Je la sentis frissonner de dégoût. A mon avis, Ailenn aurait préféré mourir que de se trouver là, entre mes crocs. Puis je me rendis compte que je lui avais posé une question, alors qu'elle était pétrifiée. Comment aurait-elle bien put me répondre ... je me maudis moi-même de ma stupidité. Encore une erreur, que je me promis de ne plus commettre. Le problème, c'était que si je laissais Aileen en liberté, elle risquait de se mettre à crier, de causer un beau petit bazar, et là, il en était finit de moi. Je m'étais mit seul dans une situation assez peu confortable en fait. Que diraient les professeurs s'ils venaient à apprendre ce qui venait de se passer. J'avais utilisé la magie sur une élève sans baguette. Même en usant de mes relations au sein de Poudlard, j'éviterais assez difficilement une perte de points, ainsi qu'une ... punition ? Quoique concernant ce point, je m'en faisais assez peu. Si je devais être punit, je le serais pas Velislava, sûrement. Mais d'un côté, cela pouvait se révéler être une lame à double tranchants. Il me fallait trouver une manière subtile pour me sortir de cette situation. Je m'éloignai de quelques pas, et en regardant Aileen dans les yeux, je défis mon Stupéfix. J'attendis quelques secondes, puis je dis d'une voix malicieuse, mais à la fois menaçante :

        Si je te n'avais pas arrêté, tu serais partie sans ta baguette. Heureusement que j'y ai pensé. Ca aurait été dommage que tu perde une si belle baguette ...

    Puis j'affichai un sourire satisfait. Je pourrais toujours sortir ça aux professeurs. Maintenant, à Aileen de se montrer maline. De toute façon, elle n'était pas en position dominante, puisque c'était moi qui l'avait dominée, juste avant. Soudain, sans prévenir, ma vue se brouilla, et je me sentis vaciller. Je serrai ma baguette de toutes mes forces, en sentant le sang me frapper les tempes. Que se passait-il ? Je m'efforçai de ne pas crier, même si je dus émettre quelques grognements. Puis je la sentis, cette présence noire, celle qui m'avait réveillé plus tôt, dans mon lit. Je la sentis s'approcher, derrière moi. Tentant de me retourner, je perdis l'équilibre. Je ne voyais que des tourbillons, tout tournait.

        (Fourchelang) Arrête ... Anna aides-moi ...

    Instinctivement, je portai mes mains devant ma tête, pour me protéger de cette présence malfaisante, qui d'un côté m'effrayait, mais de l'autre m'attirait. Puis d'un seul coup, tout disparut. Je me retrouvai là, au milieu du corridor, en état de souffrance intérieure assez avancé. D'un côté, je venais de montrer à Aileen que je n'étais pas infaillible. Et ça, ça me rendait malade. D'un autre côté, j'étais inquiété par cette présence qui me harcelait, ainsi que par le fait que j'aie évoqué ma défunte sœur sans m'en rendre vraiment compte, comme si c'était sortit tout seul de ma bouche. Haletant, une fine couche de transpiration me recouvrait le corps, comme si je venais de sortir d'un état fiévreux. Rageant intérieurement, je me mis à marcher en direction de la salle de bain des préfets, au cinquième étage. En dépassant Aileen, je ne lui adressai pas un mot. Au moment où je m'engageai dans les escaliers, je me demandai si ... allait-elle me rappeler ?

    Aucune idée, et puis peu importe en fait. Sa baguette, que j'avais laché au moment de ma "crise", devait à présent se retrouver entre ses mains, peut m'importait. Si elle m'attaquait, elle en souffrirait, parole de Fairfox ...


    [J'espère que cette "tournure" te plaira. Désolé pour le retard et pour la qualité de mon post !]

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Sam 19 Déc - 16:39

HJ : La tournure qui me plairait serait Robert, à genoux à mes pieds, implorant mon pardon en pleurnichant :p

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Le lourd silence se maintenant pendant une minute incroyablement longue, Aileen ne put se retenir de se réjouir intérieurement. Le fait que Robert ne dise rien en disait long sur ce qu’il était en train de penser. La Gryffondor aurait été prête à parier qu’il était en train de se maudire d’avoir réagir sans trop réfléchir. Il se savait en position compromettante. Mais il ne pouvait blâmer que lui pour ça. La prochaine fois, il y réfléchirait lui aussi à deux fois avant d’agir.

Robert refit alors irruption dans le champ de vision d’Aileen. Instinctivement, la jeune Gryffondor posa son regard sur cette satanée vipère qui avait osé s’en prendre à elle. Et ne le quittant pas une seule seconde des yeux – ce qu’elle aurait préféré ne pas faire si on lui avait donné la possibilité de ne pas le faire –, Aileen le vit reculer prudemment de quelques pas. Que mijotait-il encore ? Elle l’ignorait. Mais elle espérait qu’il ne s’agissait pas de quelque chose qu’ils regretteraient tous les deux.

Son regard noir et ténébreux plongé dans les doux yeux vert émeraude d’Aileen, Robert semblait partagé entre deux choix difficiles à faire. Néanmoins, aux yeux d’Aileen, il opta pour le choix le plus raisonnable et le plus censé : la libérer !

Lorsqu’un nouvel éclair la percuta en pleine poitrine, Aileen sentit qu’elle retrouvait le contrôle de son corps. En quelques secondes à peine, elle put bouger les doigts. Et lorsque le sort lui délia les jambes et les pieds, elle manqua de vaciller et de tomber à terre. Par chance, elle retrouva son équilibre à temps et parvint à rester camper sur ses deux jambes, son regard lançant des éclairs menaçants en direction de son rival.

Décidemment, son raisonnement était très difficile à suivre. Mais cela ne changeait rien au fait qu’il avait osé s’en prendre à elle. Malgré toute la rancœur qu’elle pouvait nourrir envers la maison Vert et Argent, jamais elle ne s’était permis de s’en prendre à eux en usant de la magie. A chaque fois, cela s’était réglé physiquement, Caleb et Alexis ayant reçu plus de gifles de la part d’Aileen que de la part de leur propre mère. Oser utiliser la magie contre elle exposait Robert à un tout nouveau palier de vengeance.

Aileen était une sainte – ce qui lui valait ce surnom ridicule de la part d’Alexis : la Sainte Claire. Néanmoins, sa gentillesse et sa douceur avaient elles aussi leur limite. Et sincèrement, Robert venait de sauter à pieds joints au-delà de cette limite. La jeune Gryffondor ne l’avait jamais porté dans son cœur – et pour cause, c’est un Serpentard –, mais là, le jeune homme avait franchement outrepassé ses droits.

D’ailleurs, après avoir osé user de la magie contre elle, Robert s’adressa à Aileen de sa voix pleine de malice et de fourberie. Rien qu’à entendre ces intonations qui puaient la malhonnête à des miles à la ronde, Aileen frissonna en se rappelant les mots que le Serpentard lui avait susurrés à l’oreille quelques instants plus tôt. Rien qu’à ce souvenir, Aileen sentit son estomac se contracter douloureusement.

Néanmoins, elle ne perdit pas le nord. Une pointe de menace se faisait clairement ressentir dans les paroles de Robert. Ce dernier lui expliqua que s’il ne l’avait pas arrêtée, la pauvre Gryffondor serait partie sans sa baguette magique. Mais heureusement, ajouta-t-il, il avait pensé à tout et il avait préservé la pauvre jeune femme de la perte de sa si « belle » baguette.

Aileen n’en crut pas ses oreilles. Il se justifiait. Il la croyait vraiment assez stupide pour ne pas voir clair dans son jeu ? Il aurait sincèrement fallu être un Scrout-à-Pétard pour ne pas remarquer que Robert s’était rendu compte qu’il avait agi sans réfléchir. A présent qu’il mesurait les conséquences catastrophiques que pouvaient avoir son geste si Aileen parlait, il craignait que celle-ci n’ose parler.

Une pensée traversa alors l’esprit de la jeune femme qui n’en laissa pourtant rien paraître sur son visage. Jusqu’où Robert était-il prêt à aller pour ne pas qu’elle parle ? Certes, il lui intimait l’ordre de se taire en déguisant ses paroles. Mais si elle était quand même décidée à parler, oserait-il user d’autres armes pour la faire taire ? Par exemple… un sortilège d’amnésie ?

Si on lui avait posé la question plus tôt dans la journée, Aileen aurait sûrement répondu que non. Mais à présent que Robert avait osé utiliser la magie contre elle hors d’un duel – bon ok, juste pour la paralyser, pas pour lui faire du mal –, la Gryffondor n’était plus sûre de ce qu’il serait prêt à faire pour arriver à ses fins. A nouveau l’étrange picotement le long de sa nuque la fit frissonner. Etre en compagnie de Robert, seule comme elle l’était, lui semblait être une très mauvaise idée.

Néanmoins, n’en faisant une nouvelle fois qu’à sa tête, Aileen dit :

« Tu crois vraiment que je vais gober tes paroles, vipère ! Je ne suis pas dupe. J’ai déjà tenu tête à Caleb et Alexis, et tu le sais très bien. Alors si tu crois que tu peux me faire peur, sache que tu es même très loin de me faire ne serait-ce que frissonner. »

Un mensonge, cela allait de soit. Aileen frissonnait intérieurement d’avoir le regard de Robert rivé sur elle. Néanmoins, son instinct de conservation parvenait à empêcher son corps de trembler littéralement de la tête aux pieds.

Robert afficha alors un sourire satisfait. Pour quelle raison ? Voyait-il clair dans le jeu de la Gryffondor ou alors réagissait-il de la sorte à une pensée personnelle qu’il venait d’avoir ? Aucun moyen pour la jeune femme de le découvrir hélas. Elle ne savait pas lire dans les pensées – quoiqu’en cet instant, elle aurait donné cher pour savoir ce qui traversait l’esprit du Serpentard se trouvant en face d’elle.

Le silence s’immisça à nouveau entre les deux rivaux. Aileen tenait plus que tout à partir d’ici, mais Robert était toujours en possession de sa baguette. Pourtant, pour rien au monde elle n’oserait s’approcher assez prêt de lui pour qu’il lui remette sa baguette en main propre. Hélas, si elle lui demandait de la poser à terre avant de reculer, la jeune Gryffondor se saborderait toute seule, avouant ainsi involontairement à Robert qu’il l’effrayait assez pour qu’elle n’ose plus s’approcher de lui. Elle avait une dignité à garder intacte. Si Robert découvrait qu’il la terrorisait pour ainsi dire, Aileen était persuadée que sa vie deviendrait un cauchemar. Elle devait continuer à lui tenir tête en gardant la tête aussi froide que possible.

*Aussi froide que son regard*, commenta la Gryffondor pour elle-même.

Soudain, Aileen fronça les sourcils. Robert venait de vaciller en tentant de se retourner pour lancer un coup d’œil dans son dos. A présent, il levait ses mains devant lui, comme pour se protéger de la Gryffondor – si tant est qu’elle se soit réellement mise à l’attaquer.

Pourtant, Aileen n’avait pas bougé d’un poil. Elle continuait de fixer Robert sans dire le moindre mot, tandis que lui semblait siffler, ou quelque chose dans le genre. Aileen ignorait pour quelle raison il se comportait de la sorte. Pourquoi il sifflait comme cela. Quelque chose au fond d’elle, un sentiment, lui soutenait qu’elle avait la réponse à cette question. Pourtant, rien ne vint et Aileen ne sut quoi donner comme réponse à sa question.

Continuant à fixer Robert d’un regard interrogateur – Aileen soupçonnait en effet qu’il était en train de préparer un mauvais coup –, la jeune femme put remarquer qu’il semblait frissonner. Même à la distance à laquelle elle se trouvait, elle put voir la lumière des torches se reflétait sur le front humide et apparemment moite du jeune homme. Il transpirait… Il tremblait et il transpirait, comme s’il était malade. Non, personne ne savait jouer la comédie avec un tel degré de réalisme.

Aileen voulut baisser sa garde pour venir en aide à Robert – sa satanée nature de Sainte ! Néanmoins, son instinct de conservation lui intima l’ordre de ne pas bouger et de rester prête à esquiver le premier sort venu. Elle était face à Robert après tout. Et ne venait-il pas de lui prouver qu’il y avait des limites qu’il était prêt à franchir sans craindre les retombées ?

Ne quittant pas des yeux Robert, Aileen le vit se mettre en marche, dans sa direction. Craignant qu’il ne s’en prenne à elle physiquement, Aileen se rappela les points stratégiques à frapper en premier. Pour une fois, elle remercia Alexis d’avoir involontairement joué les cobayes pour le self-défense.

Pourtant, lorsque Robert arriva à la hauteur d’Aileen, il la dépassa sans lui accorder le moindre regard, et encore moins le moindre mot. Retenant son souffle, Aileen ferma les yeux et écouta les pas de Robert s’éloigner d’elle lentement. Se souvenant de la promesse qu’elle s’était faite, la jeune femme s’obligea à rouvrir les yeux et à se retourner. Elle ne devait jamais plus tourner le dos à Robert, à moins de vouloir en finir avec la vie.

Faisant donc volte-face, Aileen regarda Robert s’éloigner de plus en plus. Au premier abord, son regard fut attiré par la tenue – ô combien légère – du Serpentard. Néanmoins, les réactions illogiques dues aux hormones furent immédiatement balayées par un sentiment étrange et totalement différent.

En effet, Aileen remarqua que Robert semblait tituber et vaciller continuellement. Décidemment, il était loin d’être le dominateur sadique qui avait osé lancer un sort à une Préfète de l’Ecole. Se pouvait-il qu’il soit réellement souffrant ? Qu’il ne joue pas la comédie et qu’il lui arrive effectivement quelque chose de pas normal ?

Soupirant de soulagement lorsque Robert disparut enfin au coin du couloir, Aileen s’autorisa à fermer les yeux et à verser une larme. Elle était à la limite de céder à la panique. Si Robert avait continué à la fixer de la sorte une minute de plus, elle aurait pris ses jambes à cou, pour trouver refuge auprès de la Grosse Dame. Mais par chance, elle n’avait pas eu à aller aussi loin.

Se passant la main dans les cheveux, Aileen estima venue l’heure de rejoindre son dortoir. Décidemment, cette journée était la pire qu’elle avait vécu depuis le début de l’année. Même sa dernière rencontre avec Alexis n’avait pas été aussi insupportable – pourtant Dieu savait à quel point ce type pouvait être insupportable.

Se souvenant que Robert avait toujours sa baguette, Aileen hésita à se lancer à sa poursuite pour la récupérer. Au pire, elle expliquerait à Elena ce qu’il s'était passé et elle laisserait sa directrice de maison magouiller dans l’ombre pour récupérer le bien de son élève. Avec les bons arguments, Aileen empêcherait cette malencontreuse « aventure » de s’ébruiter dans les couloirs.

Néanmoins, alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre son dortoir, Aileen sentit le besoin de se retourner. Se faisant, elle remarqua que son livre de potion et sa chaussette se trouvaient toujours par terre, là où elle les avait laissés tomber lorsque Robert l’avait surprise. Mais plus important encore, sa baguette se trouvait non loin d’eux.

Accourant, Aileen se laissa tomber à terre et ramassa sa baguette magique. Oui, c’était bien elle. Elle reconnaissait les gravures similaires à du lierre qui entouraient le bois sur toute sa hauteur. Robert l’avait probablement laissé tomber avant de partir. Mais trop occupée qu’elle était à ne pas le quitter des yeux, elle n’avait rien vu.

Remerciant les esprits de lui être venus en aide, Aileen ramassa son livre et sa chaussette, les fourra dans son sac et se releva, baguette en main. Elle était décidée à garder celle-ci en main jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité dans son lit.

Remontant alors le couloir rapidement, elle rejoignit le grand escalier de marbre. Prenant la direction du septième étage, une étrange sensation s’empara d’elle lorsqu’elle arriva à hauteur du cinquième étage. A nouveau ce frisson froid et étrangement venu de nulle part. Pourquoi tremblait-elle comme ça ? Etait-elle tombée malade ? Non, impossible, elle n’était jamais malade. Alors…

*Robert*, siffla Aileen dans ses pensées en faisant volte-face et en se tenant prête à parer une attaque magique.

Pourtant, elle était bel et bien seule dans le couloir. Robert n’était nulle part en vu. Décidemment, mieux valait pour la Gryffondor qu’elle rejoigne son dortoir au plus vite. Ses nerfs étaient tellement à vif à cause de la rencontre avec Robert qu’il était temps pour elle d’aller se coucher pour oublier tout ça.

Hélas, lorsqu’elle mit la main sur la rambarde de l’escalier suivant, un frisson plus étrange que le précédent s’empara d’elle. Faisant volte-face, Aileen dit :

« Robert… »

Levant sa baguette, un sortilège informulé conjura une sphère de lumière étincelante qui lévita devant l’adolescente, avant de s’engager dans le couloir du cinquième étage. C’était un guide, destiné à la conduire au Préfet-en-Chef. Pourquoi l’avait-elle invoqué ? Elle l’ignorait complètement. Comme elle avait précédemment ressenti le besoin de fuir Robert au plus vite, elle ressentait à présent le besoin de le retrouver. Ses hormones, encore ? Probablement pas. C’était plus fort que ça encore.

Quelque chose clochait. Le comportement que Robert avait eu avant qu’il ne la quitte était plus qu’anormal. Malheureusement pour elle, Aileen était trop attentionnée… et cela même envers la personne qu’elle aurait été prête à écorchée vive l’instant d’avant.

S’engageant dans le couloir, baguette brandie, Aileen partit en quête de Robert, où qu’il puisse être, se laissant guider par la petite sphère étincelante.
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Dernière édition par Aileen E. Saint-Clair le Mer 23 Déc - 19:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 23 Déc - 16:03

( Tu rêves ^^ )


Si quelques instants auparavant toutes ces sensations étranges avaient disparues, ma montée vers le cinquième étage fut des plus catastrophiques. Mon sang s'était remit à pulser dans mes veines, m'explosant le crâne au gré de ses envies. Ma tête, lourde, me pesait, et mes yeux voyaient sombre. Comme si j'étais ivre, mais sans que j'aie bu une goute d'alcool. Et le pire, s'était que je savais que ce n'était pas ça, mais plutôt lui, ou elle, cette présence, là, tout autour de moi, sombre, envoûtante et menaçante. J'entendais ses murmures, elle prononçait mon nom, tout doucement, à mes oreilles, en susurrant. Et à chaque fois que je me retournais, rien, les couloirs étaient vides. Je réussis néanmoins à rejoindre le quatrième étage en titubant. Je m'autorisai alors à souffler un peu, appuyé contre le bord de l'étage, qui me permettait d'avoir une vue de ce qui se passait plus bas. Heureusement, il n'y avait personne.

Cette présence, je me demandais ce qu'elle voulait de moi. J'avais peur, je savais que cette chose était très puissante, plus puissante que tout ce que j'imaginais. Mais d'un côté, je me sentais attiré par cette puissance, cette présence me donnait envie d'y goûter. Mais Velislava m'avait dit de faire très attention, alors je m'empêchais d'y sombrer. Il le fallait ! Mais une chose était sûre : dès demain, j'irais parler à mon mentor, il saurait quoi faire. Me sentant défaillir, je m'apprêtai à rejoindre l'étage supérieur, lorsque je vis de la lumière en dessous. Un professeur ? Je préférai ne pas savoir, et continuai à monter.

Cette fois-ci, les escaliers furent plus difficiles à grimper. Mes forces s'amenuisaient, je titubais, transpirais. Il fallait que je me rende à l'infirmerie, afin de regarder ce qui clochait chez moi. Mais si ça avait un quelconque rapport avec la Magie Noire, je ne resterais pas très longtemps en vie. Et puis je devais rester autonome, ne pas avoir besoin des autres. Quoiqu'à l'instant, une potion de Velislava ... Enfin bref. Plusieurs fois, je dus poser une main ou un genou à terre, afin de respirer à fond, afin de me relever ensuite. Je luttais contre cette force qui m'entourait. Était-ce l'emprise de la Magie Noire ? Le fait que je l'aie définitivement embrassée ? Aucune idée. Enfin, j'arrivai au cinquième étage. Posant ma baguette en tremblant sur la porte, celle-ci s'ouvrit, me laissant entrer.

A l'instant même où la porte se referma derrière moi, la présence s'évanouit. Tremblant, j'écoutai, mais aucun son suspect n'arriva à mes oreilles. Mon sang ne s'agitait plus, et je respirais presque normalement. Les seules marques de ce qui venait de se passer étaient mes habits humides, la sueur qui perlait à mon front, ainsi que quelques égratignures sur les mains et les genoux. J'hésitais : me plonger la tête sous un robinet et rejoindre mon dortoir, où profiter du bain. Je savais que cette présence n'était pas partie, qu'elle me guettait. Peut-être m'attaquerait-elle de nouveau une fois sortit de la salle de bain ? Aucune idée, alors autant rester ...

J'allumai les robinets, et l'eau, en quelques minutes, emplit l'énorme baignoire, qui, à vrai dire, ressemblait plus à une piscine. Les bulles qui s'échappèrent de la surface m'avertirent que le bain était prêt. J'enlevai mon haut, m'apprêtant à enlever le reste. Soudain, la porte de la salle de bain s'ouvrir. On allait voir mes marques, celles qui prouvaient que je m'entrainais intensivement à la Magie, même si la nature de cette dernière ne pouvait être descellée. En me retournant d'un coup, j'émis un sifflement proche de celui des serpents ... qui se trouvait là ... ?


( Autre tournure "extrême" xD )
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    seul dans les couloirs de ce château.
    Tu pourrais y faire la rencontre
    de créatures maléfiques ...

    ou alors c'est moi qui serait là, à t'attendre.
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Sam 26 Déc - 13:23

HJ : J’espère que cette tournure te plaira Wink Si ça va pas, dis-le et j’éditerai en conséquence, ya pas de soucis.

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*Finalement Aileen, ce n’est peut-être pas une bonne idée. Tu ne crois pas ?*

La Gryffondor s’arrêta net lorsque cette pensée s’immisça dans son esprit d’elle-même, telle une mauvaise herbe qui s’immisce dans une fissure pour venir souiller la terre, jusqu’alors saine, d’un quelconque lieu paradisiaque. C’était exactement l’effet qu’Aileen ressentait en cet instant.

Lorsqu’elle avait pris sa décision de partir à la recherche de Robert – qu’elle ne pensait pas au meilleur de sa forme et peut-être même très mal en point –, Aileen avait été plus que décidée. Rien n’aurait pu lui faire changer d’avis. Une personne avait besoin d’aide. Même s’il s’agissait de son pire ennemi, elle ne pouvait pas ignorer sa détresse et le laisser pourrir comme une charogne décomposée sur le bord de la route. Pourtant, malgré sa détermination, Aileen commença soudain à douter de ce qu’elle était en train de faire.

Elle se trouvait dans le couloir du cinquième étage qui donnait accès à la salle-de-bain des préfets. C’est là que la petite sphère de lumière l’avait conduit. Et à présent que celle-ci flottait avec légèreté devant la porte qui cachait l’immense piscine et le vitrail de la sirène, Aileen n’eut aucun doute quant à l’endroit où se trouvait Robert. La salle-de-bain des préfets n’avait qu’une seule entrée. Si la lumière s’était arrêtée là, ça ne pouvait signifier qu’une seule et unique chose : Robert était derrière cette porte.

Pourtant, Aileen n’esquissa aucun geste pour s’avancer vers la porte. La peur semblait la paralysait. Elle avait la chair de poule et ses membres tremblaient sans qu’elle ne puisse rien faire pour les en empêcher. Quelque chose de terrifiant se trouvait dans cette pièce.

D’où pouvait bien provenir cette chose terrifiante qui la pétrifiait littéralement sur place ? Sûrement pas de Robert, c’était plus que certain. Il n’était qu’un élève de l’école, rien de plus. Quand bien même il avait poursuivi l’étude la magie noire après avoir obtenu ses BUSEs – ce dont Aileen était persuadée en fait –, ce n’était pas une raison suffisante pour donner lieu à la peur qu’elle ressentait présentement.

C’était encore et toujours cette même sensation que précédemment. Un sentiment de danger immédiat. Un besoin de fuir au plus vite, de se mettre à l’abri, comme si une menace pesait soudain sur la vie de la jeune Gryffondor. Mais comment cela était possible, ici-même, à Poudlard. Aucun danger d’aucune sorte n’était censé pouvoir exister ici. Cette école était presque comme un sanctuaire. Pourtant…

Un vent froid s’éleva soudain dans le couloir, comme si quelqu’un avait laissé une fenêtre ouverte et qu’un courant d’air glacial s’était insinué par l’ouverture, se répandant par la suite dans les couloirs comme un prélude au souffle glaciale de la mort qui rôdait dans les parages. Faisant volte-face, Aileen leva sa baguette au-dessus de sa tête.

D’un geste sec de la main, elle envoya une nouvelle sphère de lumière gravitait à l’autre bout de couloir, avant de la laisser exploser en une kyrielle d’étincelles lorsqu’elle percuta de plein fouet le mur du fond. Hélas, la jeune Gryffondor n’avait rien vu. Néanmoins, la sensation de peur muette était toujours présente.

*Fuis Aileen*, murmura une petite voix dans la tête de la Gryffondor. *Sauves-toi avant qu’il ne soit trop tard.*

Mais la jeune femme n’esquissa une nouvelle fois aucun geste. D’où venait cette voix ? C’était la sienne, oui, mais elle n’avait pas sciemment désiré penser ces mots. C’était comme si quelqu’un s’était immiscé dans son esprit et parlait par sa propre bouche, même s’il ne s’agissait que de pensées.

C’est alors qu’elle la vit. Une silhouette, noire, qui se détachait clairement dans l’ombre d’un pilier. La silhouette en question était si noire, qu’à côté d’elle, l’ombre du pilier semblait grise et terne. Tremblante de peur, Aileen sentit ses pieds toujours paralysés par la terreur qui émanait du couloir. Hésitante, l’adolescente finit par lever son bras. D’un nouveau geste sec, elle envoya une autre sphère de lumière en direction du fond du couloir.

Lorsque la lumière passa à proximité de la silhouette noire, elle fut happée par quelque chose d’invisible, et elle disparut avant d’avoir atteint le mur du fond. Quoi que soit cette chose, Aileen était à présent sûre et certaine qu’elle ne présageait rien de bon.

Ses soupçons furent confirmés lorsque la silhouette noire bondit en avant, sortant de l’ombre et se précipitant vers l’adolescente dans un silence morbide synonyme de fin prochaine. Poussant un cri de terreur, Aileen leva les bras devant son visage pour se protéger et attendit que l’inéluctable se produise.
Mais rien n’arriva.

Baissant lentement les bras, Aileen remarqua qu’elle faisait à nouveau face à la porte de la salle-de-bain des préfets. Quand s’était-elle retournée ? Et comment avait-elle fait pour ne pas s’en apercevoir ? Et où était passée la mystérieuse ombre ? Celle qui avait tenté de s’en prendre à elle. Aileen n’aurait pas pu se défendre, l’ombre étant trop vive et trop rapide pour elle. Pourtant, elle était toujours là. Rien ne semblait s’être passé. Pour quelle raison ?

Tandis qu’elle se posait la question, Aileen focalisa son attention sur la petite sphère de lumière qu’elle avait invoquée quelques minutes plus tôt. Celle-ci s’éloignait lentement de la Gryffondor pour venir léviter paresseusement devant la porte de la salle-de-bain du cinquième étage. Etrange. N’était-elle pas déjà devant la porte précédemment ?

Aileen l’aurait juré, oui.

*Dans ce cas, comment se fait-il qu’elle se soit retrouvée à nouveau à côté de moi ?*, se demanda la Gryffondor, ne comprenant pas ce qu’il venait de se passer.

Soudain, la sensation de peur s’empara d’elle. Elle sentait quelque chose de puissant, terrifiant et sombre. Quoi que cela puisse être, la Gryffondor en avait la chair de poule et une petite voix lui conseilla de fuir dans sa tête.

Une petite voix ?

*Sauves-toi avant qu’il ne soit trop tard*, dit la petite voix dans la tête de la jeune femme.

Sentant un frisson, plus violent que les autres, se rependre lentement le long de sa colonne vertébrale, Aileen comprit qu’elle avait une impression de déjà-vu. Elle ignorait l’origine de cette impression, mais le sentiment était on ne peut plus clair. Elle avait l’impression d’avoir déjà assisté à cette scène, il n’y avait même pas cinq minutes. Et la tournure que prenait actuellement la situation ne pouvait laisser planer aucun doute.

Se retournant lentement, la Gryffondor leva la main et lança une nouvelle sphère de lumière en direction du fond du couloir. Lorsque celle-ci passa à proximité du pilier que la Gryffondor pensait avoir « déjà-vu », la lumière fut happée par quelque chose d’invisible.

Comprenant de quoi il s’agissait, l’adolescente n’hésita pas une seconde de plus. Faisant volte-face, elle se rua vers le premier endroit qui lui passa par la tête.

Ouvrant la porte de la salle-de-bain des préfets à la volée, Aileen s’engouffra dans la salle et referma la porte. Tandis que le battant était proche de se refermer, l’adolescente eut l’impression que le temps ralentissait. Par l’entrebâillement de la porte, elle crut discerner l’ombre qui se ruait hors de l’ombre du pilier, droit dans sa direction.

Claquant la peur avec un léger cri apeuré, la Gryffondor leva ensuite le bras et une multitude de formules magiques se déversèrent de sa bouche.

« Collaporta ! Repulso Tenebrae ! Luxo Protecto ! … »
Lorsqu’elle estima la porte suffisant protégée, Aileen recula lentement, s’attendant à tout instant à entendre le bruit sourd de la silhouette sombre s’abattre avec force contre le battant en bois. Mais rien ne se produisit. Etait-elle finalement en sécurité ?

Pour toute réponse, Aileen entendit un sifflement colérique. Faisant volte-face en criant de terreur, la Gryffondor se calma en reconnaissant Robert. Certes, il s’agissait de Robert, son pire ennemi, mais c’était un maigre lot de consolation en comparaison de ce qu’elle avait vu dehors.

Portant sa main à sa poitrine, là où se trouvait son cœur, Aileen inspira profondément pour se calmer. Elle était à deux doigts de fondre en larmes. Elle était en proie à une véritable peur panique. Mais à quoi pouvait-elle être due ? A l’ombre, ça ne faisait aucun doute, ainsi qu’à la présence de Robert, très sûrement.

D’ailleurs, maintenant qu’elle prenait véritablement conscience de la présence du Serpentard, Aileen remarqua quelque chose de particulier. Robert était torse nu. La baignoire derrière lui étant pleine, Aileen comprit qu’elle l’avait interrompu alors qu’il s’apprêtait à prendre un bain de minuit. Mais un détail intriguant s’imposa à elle : le torse de Robert était couvert de marques. Elle ignorait la nature de ces marques, mais il ne faisait aucun doute qu’elles étaient de nature magique.

Quittant lentement le torse de Robert des yeux, le regard d’Aileen remonta doucement en direction de celui de Robert. Lorsqu’enfin leurs yeux se rencontrèrent, Aileen lâcha simplement :

« Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Dim 27 Déc - 19:38

    ( Nan j'aime bien Wink )

    Aileen, que je reconnu rapidement, cria, ne s'attendant sûrement pas à me voir. Je remarquai qu'elle avait protégé la porte avec une myriade de formules magiques. Je ne pus retenir un sourire : ce qui était dehors, cette présence, n'aurait aucun mal à entrer dans la salle de bain des préfets si l'envie le lui prenait. La Gryffondor se calma en respirant profondément, et je vis qu'elle était choquée. Elle ne savait pas ce qui se trouvait dehors. Ayant un peu réfléchit, j'avais émis l'hypothèse comme quoi cette présence était due à la Magie Noire qui m'enveloppait depuis que Velislava était mon mentor. Je ne voyais pas d'autres explications. Depuis que je pratiquais cette sorte de Magie, je n'étais jamais seul, j'avais toujours l'impression que quelqu'un, ou quelque chose, me suivait, m'épiait. Si ce sentiment s'atténuait en public, il revenait plus fort lorsque je me trouvais seul dans les couloirs, ou tout autre part. Il fallait vraiment que j'en parle à Velislava.

    Car j'en avais peur, ne connaissant pas l'impact de cette chose sur moi. Un jour, mon mentor m'avait dit que je devais craindre cette Magie Noire, mais à la fois, de me sentir Mage Noir. Ne pas subir, mais guider, presque contrôler, tout ce flux magique, aussi puissant soit-il. Je ne devais pas tenter de dominer la Magie Noire, pas encore du moins, mais l'accompagner, la mener à faire ce que j'avais envie.

    Aileen fixa alors mon torse. Elle avait dut remarquer toutes les marques. Car pratiquer la Magie Noire ne se faisait pas sans sacrifices. Celles-là d'ailleurs étaient dues aux entrainements du jour précédent. Demain, elles ne seraient plus là, car je m'appliquerai quelques soins mineurs, voire plus importants si nécessaires. Mais toujours sans me rendre à l'infirmerie, histoire de n'éveiller aucun soupçon. Lorsque nos regards se croisèrent, Aileen me demanda qui j'étais.

    Qui j'étais ? Le savais-je moi-même ? Fils de noble famille, élève de la puissance maison des Serpentards. Ma réputation n'était plus à faire, que ce soit au sein des élèves ou des professeurs. Un d'eux, Velislava Williams, m'avait même prit sous son aile, me formant en tant que Mage Noir. Je parlais échalement le Fourchelang. A cet instant, j'aurais aimé que Mortem soit là. Sa présence m'aurait réconforté. Néanmoins, je m'obligeai à réfléchir : qu'étais-je en train de devenir ? J'avais choisis la voie des Ténèbres, de la Magie Noire, et désormais, je ne pourrais plus m'en écarter. J'avais pris cette décision en âme et conscience. Mais Aileen n'obtiendrait aucun aveux de ma part, dusse-elle dévoiler à l'école entière ce qui s'était passé ce soir, ce qui se passait à présent, et ce qui se passerait.

        Tu aimerais savoir hein, Saint-Clair.

    Je lui adressai un sourire en coin, ainsi qu'un petit haussement de sourcils. Elle était particulièrement curieuse à mon goût : j'en toucherai un mot à Velislava, parole de Fairfox. Mais maintenant, que faire ? Je n'allais pas me déshabiller en prendre mon bain en sa compagnie tout de même ? Quoiqu'elle n'était pas si mal que ça ...

    Dégoûté de mes propres pensées, j'effaçai cette alternative de mon esprit. Par contre, j'avais vraiment besoin d'un bain, non seulement pour me purifier physiquement, mais aussi pour me calmer mentalement. J'avais besoin de réfléchir, sur les événements de la soirée, ainsi que sur la manière de sortir de la salle de bain. J'avais d'ailleurs ma petite idée concernant ce qui se trouvait dehors. Et si au lieu de la craindre, j'allais à son encontre ?

        J'allais, comme tu l'as remarqué, je pense, prendre un bain. Veux-tu en faire de même, ou préfères-tu aller ... dans le couloir ? Il parait que tu t'y es fait un nouvel ami des plus ... sympathiques.

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mar 29 Déc - 10:35

La question qu’Aileen venait de poser à Robert était avant tout rhétorique plus qu’autre chose. Après tout, Aileen n’avait pas réfléchi plus en avant à cette question avant de la poser. Celle-ci était presque sortie toute seule, en réaction à ce qu’elle avait sous les yeux : les nombreuses marques qui couvraient le corps du Serpentard. Bien qu’elle ignore tout de la nature de ces marques, Aileen était persuadée d’une chose : celles-ci étaient magiques, cela ne faisait aucun doute.

D’où probablement la raison pour laquelle elle avait posé sa question sans s’en rendre compte, comme choquée que quelqu’un puisse s’infliger un tel mal au nom de la magie. Mais bien que purement rhétorique, la question d’Aileen amena Robert à y répondre avec un air mystérieux et énigmatique.

Après tout, voulait-elle vraiment le savoir ? C’était la vie privée de Robert, il faisait ce qu’il voulait avec son propre corps. Elle n’avait pas son mot à dire. Et franchement, vu la tête des marques, une partie d’elle-même ne désirait même pas avoir la moindre idée de ce qui avait pu provoquer ces marques.

Secouant donc négativement la tête, Aileen fit mine de capituler, faisant comprendre à Robert que finalement elle n’en avait que faire de savoir de quoi il en retournait. Aileen s’était laissée aller à son pire défaut : la curiosité. Finalement, elle aurait mieux fait de rejoindre sa salle commune au lieu de venir voir si Robert aller mieux. A l’heure qu’il est, elle aurait probablement déjà rejoins son lit chaud et elle serait déjà en train de faire de beaux rêves.

Au lieu de ça, elle avait l’impression de vivre un cauchemar. Un deuxième tête-à-tête avec Robert, moins de dix minutes après que le premier ait eu lieu et qui plus, dans un lieu des plus intimistes : une salle-de-bain. C’était peut-être bien ça, elle faisait un cauchemar. Elle allait se réveiller d’un instant à l’autre et elle constaterait, à son plus grand soulagement, qu’elle était allongée dans son baldaquin rouge, non loin du lit de sa meilleure amie.

Perdue dans ses pensées, Aileen fut ramenée à la « réalité » – si tant est que ce soit réellement la réalité et non un véritable cauchemar – lorsque Robert lui fit remarquer, comme elle l’avait probablement déjà remarqué d'elle-même, qu’il s’apprêtait à prendre un bain. Comprenant l’allusion au fait qu’elle dérangeait plus qu’autre chose, Aileen s’apprêta à répondre qu’elle comprenait et qu’elle allait le laisser seul, comme ca, s’il devait se noyer, personne ne serait présent pour le sauver.

Malheureusement, elle n’eut pas le temps de balancer sa remarque assassine, car Robert avait immédiatement enchainé avec une proposition pour le moins indécente de sa part – à savoir si elle voulait prendre un bain elle aussi. Avec lui ? Plutôt mourir oui. Souhait que Robert dut prévoir car il ajouta vivement que sinon, elle préférait peut-être aller dans le couloir.

Lançant un regard noir à Robert, Aileen se détourna et s’avança vivement vers la porte, tentant d’ignorer la remarque que Robert ajouta mesquinement dans son dos. Hélas, elle l’entendit plus clairement qu’elle ne l’aurait désiré et les mots de Robert résonnèrent avec force à ses oreilles.

Effectivement, elle s’était fait un « ami sympathique » à l’extérieur. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle s’était ruée ici à toute vitesse, une partie d’elle sachant que son pire ennemi l’attendait dans cette salle d’où elle n’avait aucun moyen de sortir. Elle était à présent prise au piège.

D’un côté, il y avait Robert, mesquin, sadique, pervers, et j’en passe. De l’autre, la mystérieuse ombre noire dont Aileen ignorait tout. Dans les deux cas, il y avait la peur d’être confronté à un ennemi ou à son équivalent. L’un était-il plus enviable que l’autre ? Rester avec Robert était-il plus sûr que de s’aventurer dans le couloir, seule ?

Aileen l’ignorait. Elle ne savait pas quoi faire. Rester ou partir ?

Figée à moins d’un mètre de la porte, Aileen hésitait toujours entre rester et sortir. Pourquoi n’était-elle pas simplement retournée dans sa salle commune, comme elle en avait eu l’intention depuis le début ? Pourquoi devait-elle toujours faire preuve de compassion pour les autres – surtout pour ses ennemis.

Décidemment, elle devait apprendre à devenir comme eux, à les laisser pourrir sur le bas côté de la route. Après tout, eux n’auraient eu aucun scrupule à le faire. Même si cela signifiait se rabaisser à leur niveau, Aileen devait se décider à le faire. Sinon, une chose était sûre, elle finirait bêtement par perdre la vie en voulant sauver la personne qu’elle détestait le plus au monde. Certes, c’était la plus grande marque de courage qu’il puisse exister, mais c’était aussi la plus téméraire.

Si elle était là, c’était la faute à Robert. Et vu la façon dont il s’amusait à la titiller sadiquement avec ses piques mesquines, il n’était pas sans ignorer la nature de la chose se trouvant de l’autre côté de la porte – même si ce n’était qu’une vague idée de la nature de cette chose.

N’ayant pas encore oublié ce que Robert lui avait fait subir quelques minutes plus tôt, Aileen avait une vague idée de comment obtenir la réponse aux questions qu’elle se posait.

Ayant toujours sa baguette en main, la jeune Gryffondor fit volte-face sans prévenir, brandit sa baguette en un éclair et s’exclama :

« Waddiwasi ! »

Soufflé par un souffle invisible d’une force inouïe, Robert fut soulevé du sol et propulsé plusieurs mètres plus loin, avant de venir cogner avec force dans un mur.

Inquiète d’avoir pu le blesser gravement, Aileen effaça rapidement cette pensée de son esprit. Robert était son ennemi. Lui n’avait pas hésité à employé la magie contre elle. Et elle en était sûre, s’il avait été obligé de la blesser, il n’aurait pas hésité une seule seconde. Et puis, avec les marques qu’il arborait déjà sur la poitrine, ce n’est pas une égratignure en plus ou en moins qui viendrait tâcher le tableau.

Resserrant donc sa prise sur sa baguette, Aileen s’avança, avec détermination, vers le lieu où Robert était tombé à terre après avoir glissé le long du mur.

« Fini de plaisanter Fairfox. Dis-moi ce qui est en train de se passer ici. Ou plutôt derrière cette porte. J’ignore de quoi il s’agit, mais je suis persuadée que ça a un lien avec toi, d’une manière ou d’une autre. Alors tu vas m’expliquer de quoi il s’agit, et comment je dois m’y prendre pour m’en débarrasser. Je ne compte pas passer la nuit en tête-à-tête avec toi à attendre qu’un professeur passe dans les parages pour venir me sauver de tes crocs de serpent vicieux. Maintenant parle ! J'en ai assez de ton petit jeu... »

D’un mouvement sec du poignet, Aileen informula un sortilège qui envoya une légère décharge électrique dans le bas du ventre de Robert. Bon, certes, ce n’était pas le meilleur moyen de « torturer » un prisonnier pour avoir des informations, mais Aileen était trop douce pour passer à la vitesse supérieure en matière de sadisme.

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HJ : Hum... Pas terrible, désolé :s J'espère que ça te conviendra. Tu remarqueras que MOI je ne t'ai pas paralysé ou privé de ta baguette Wink Un petit duel en perspective ? ^^
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mar 29 Déc - 12:15

    ( Effectivement. Tu aurais dus. Maintenant, tu vas souffrir ^^ Duel duel !
    Ha oui, et désolé, pas terrible ... )




    Lors de la première partie de ma proposition, Aileen me lança un regard des plus noirs qu'une pauvre Gryffondor comme elle pouvait lancer. Cela m'arracha un sourire. Lorsqu'elle se retourna, je fis allusion à ce qui se trouvait dehors, alors qu'Aileen s'apprêtait à ouvrir la porte. Cela eut l'effet immédiat de la stopper net. Riant intérieurement, je la vis réfléchir, de dos, à un mètre de la porte. J'aurais aimé qu'un professeur entre à cet instant, j'aurais pus faire passer un sale quart d'heure à Aileen. Elle, baguette en main, et moi, torse nu, marqué de toute part. Prétexter qu'elle m'avait interrompu dans mon bain nocturne aurait certainement fait retiré des points à sa maison. Mais d'un côté, nous n'avions pas besoin de ça pour vaincre la Coupe des maisons. Je pouvais aussi envoyer un signal mental en direction des sous-sols du château, j'étais sûr que Velislava m'entendrait. Mais je risquais d'attirer l'attention d'autres professeurs, notamment d'Avery, l'Auror. Pas question, je devais rester discret en toute circonstance, ne dévoiler absolument aucune trace de mes pratiques ni de celles de Velislava.

    J'entendis soudain un sifflement, provenant, sans aucun doute, d'un serpent. Mortem ? Non, ce n'était pas lui, je pourrais le reconnaitre entre mille. Mais alors ... un Fourchelang, comme moi ? Mais ces sifflements ne voulaient rien dire. Donc quelqu'un, ou quelque chose, s'amusait à jouer au reptile ... Concentré sur ces sons, j'entendis une formule magique, Waddiwasi, et je n'eus le temps de formuler un contre-sort. Aileen ! Je la vis alors que je me sentis projeté dans l'air avec une force inattendue. Je survolai le bain, avant de m'éclater contre le mur du fond. Je sentis le choc se propager dans tout mon corps, et ma tête heurta le marbre de la salle de bain. Légèrement secoué, je tentai de me relever, avant d'abandonner cette idée : mon crâne me faisait affreusement mal, et je sentais un fin liquide chaud s'échapper le long de ma colonne. Ouverture ...

    J'informulai un sort de cicatrisation rapide, et au moment où je sentis la chair se refermer d'elle-même, je vis Aileen avancer vers moi, l'air très déterminée. Elle déversa un tel flot de mots, je ne l'avais jamais vue ainsi. Elle voulait absolument savoir ce qui se passait ici, ce qu'était cette chose dehors, et le lien qu'elle avait avec moi. Elle d'après ses paroles, elle voulait que je parle vite. Tiens, elle se rebellait la petite. Mais ... quelle stupidité. Elle pensait vraiment que j'allais lui révéler quoique ce soit ? Elle pensait pouvoir me faire parler ? Quelle idiote ...

    Je m'apprêtais à lui lancer un sort lorsqu'elle prit les devants, et au moment où sa baguette fit un petit mouvement rapide, je sentis de l'électricité, pendant une seconde, dans mon ventre. Je grognais à cause de la douleur. Sans prévenir, et vu qu'Aileen était à portée ...

        Serpensortia
    Un serpent vert émeraude sortit de ma baguette, et s'enroula autour des jambes de mon adversaire. Car oui, en m'attaquant, Aileen avait déclenché un duel. J'aurais aimé qu'il soit à mort, j'aurais pus ainsi me débarrasser de cette peste. Mais je serais expulsé de l'école, et sûrement envoyé à Azkaban. Oubliant cette idée, je me concentrai sur la suite de mon duel. Le dernier avait été contre Velislava, et je savais exactement quel sort utiliser pour vaincre Aileen. Mais avant, je voulais ... m'amuser. Exactement, jouer avec, tel un chat avec une souris. Normalement, les serpents ne jouent pas, ils avalent leurs proies d'un seul coup, les digérant lentement. J'allais un peu modifier ça, juste pour Aileen. La veinarde ...

        Espèce de sotte. Tu ne sais rien de moi, et n'essaie pas d'en savoir plus. J'avais prononcé ça sur un ton menaçant et insultant. Il fallait qu'elle comprenne qu'elle ne pouvait pas me parler ainsi, agir ainsi, avec moi. Je ne le tolérerais pas. Puis en souriant, je dis, moitié sifflant, moitié parlant : Confringo

    En prononçant cette incantation, je visai, avec ma baguette, son sternum. Je voulais l'étouffer, l'empêcher de respirer, lui donner l'impression que ses poumons allaient exploser. J'y mis tout mon cœur, en espérant que cela fonctionnerait. Ou plutôt, en ayant la certitude qu'elle allait souffrir.

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 30 Déc - 19:54

Oui, Aileen voulait des réponses et elle comptait bien les obtenir. Elle ignorait pourquoi elle était obligée de rester ici. Quoique d’une certaine manière, elle le savait. C’était à cause de cette mystérieuse ombre. Mais ce qu’elle ignorait, c’était ce qu’était cette ombre et ce qu’elle faisait là. Une seule chose était certaine, cela avait un lien – proche ou non – avec Robert.

Et s’il y avait bien une chose que la jeune Gryffondor détestait, c’était restait dans l’ignorance. Elle ne vivait pour ainsi que pour avoir réponse à tout. C’était en quelque sorte son hobby. Elle aimait savoir les choses, elle aimait comprendre les choses. Et ne pas savoir ce qu’il se passait actuellement avait le don de la mettre dans une colère noire.

En plus, le fait d’être bloquée ici, en compagnie de la dernière personne qu’elle aurait désirée voir au monde, n’était pas fait pour la mettre de bonne humeur, c’était certain.

Ainsi donc, voyant que Robert s’amusait de la situation et qu’il ne comptait pas faire preuve de « sympathie » en informant de lui-même Aileen sur ce qui se trouvait dehors, la Gryffondor estima nécessaire de prendre le taureau par les cornes, comme disait le proverbe.

Repoussant ainsi donc violemment Robert à l’autre bout de la pièce à l’aide la magie, Aileen profita qu’il était légèrement sonné pour s’avancer vers lui avec détermination. Elle voulait savoir ce qu’il se passait derrière cette porte, alors elle ferait tout pour le découvrir.

Faisant part de sa détermination à Robert en parlant distinctement et en usant de mots à la portée de sa compréhension, Aileen lui demanda ce qui se passait actuellement dans le couloir. Elle en avait marre de jouer. La situation était périlleuse, elle le savait. Et elle n’avait malheureusement aucun moyen de remédier à cela. Aucun professeur n’avait ses quartiers personnels à cet étage. Et n’ayant aucun moyen d’appeler à l’aide, Aileen était à présent plus que seule au monde. Seule… avec Robert, cela allait de soi, même si au final ça revenait à être effectivement seule.

Pour montrer à Robert que ses menaces n’étaient pas des menaces en l’air, Aileen lui envoya une décharge électrique par le biais de sa baguette magique. Le ventre à présent engourdi par l’électricité, Robert savait qu’Aileen ne plaisantait vraiment pas.

Hélas, emportée par sa colère, il y a une chose qui échappa à l’attention de la jeune Gryffondor. Robert était une vipère née. Quand on attaque la vipère, la vipère contre-attaque. Ce qui ne mit d’ailleurs guère longtemps.

Sans prévenir donc, et profitant qu’Aileen était à moins d’un mètre de lui, Robert brandit sa baguette et conjura un serpent. Ce dernier, vert émeraude comme le regard brillant d’intelligence de la Gryffondor, était d’une taille pour le moins impressionnante. Pâlissant à vue d’œil devant cette horreur invoquée par Robert, Aileen était loin de se douter de la suite.

Vif comme l’éclair, le serpent s’avança vers une Aileen pratiquement pétrifiée de peur. Ainsi, la créature recouverte d’écaille n’eut aucun de mal à s’enrouler autour des jambes de la pauvre Gryffondor. Les jambes paralysées, Aileen était impuissante, tombant lentement à la renverse pour finir le dos plaqué au sol. Le serpent éleva alors sa tête au-dessus du corps impuissant de la jeune Gryffondor. D’un instant à l’autre, il passerait à l’attaque.

*Défends-toi Aileen. Tu dois faire quelque chose !*

Robert s’adressa alors à elle, la traitant de sotte et l’informant qu’elle ignorait tout de lui et qu’elle devait par-dessus tout ne pas essayer d’en savoir plus. Ignorant purement et simplement l’intervention de Robert, Aileen ne quittait pas du regard la vipère. Celle-ci lorgnait avec un appétit plus que certain, le corps de la pauvre fille. Elle était véritablement prise au piège. Pourquoi s’en était-elle prise à Robert ?

*Aileen ! Par pitié, bouges-toi un peu. Si tu ne fais rien, tu…*

La pensée d’Aileen se coupa. Quelque chose d’extrêmement désagréable venait d’avoir lieu. Une douleur, des plus déplaisantes, au niveau de la poitrine. Prémices à quelque chose de bien pire, Aileen n’eut même pas le temps de formuler la moindre pensée pour essayer de savoir de quoi il s’agissait.

A peine la première douleur se fut tut, qu’une deuxième, bien violente, se répandit dans sa cage thoracique, l’obligeant à ouvrir la bouche pour pousser un cri de douleur des plus inhumain. Agonisant, sans pouvoir se défendre, Aileen continuait à crier inexorablement, comme si son tourment ne devait jamais prendre fin.

Les secondes défilèrent à une vitesse alarmante, tant le temps semblait avoir été ralenti. Souffrant mille morts en même temps, Aileen perdit la notion du temps. Depuis quand Robert s’était-il attaqué à elle. Cela faisait-il une seconde, une minute, ou une heure ? Impossible à déterminer. Une seule chose était certaine, mourir paraissait soudain être le seul réconfort envisageable.

*Aileen ! Tu dois te reprendre. Tu es une Gryffondor. Qu’importe la douleur, qu’importe la mort. Tu dois te défendre et contre-attaquer ! Tu ne peux pas te laisser faire de la sorte. Prends ta baguette et affronte ton adversaire. Tu peux le faire.*

Continuant à pousser un cri d’agonie qui la privait peu à peu de son air, Aileen commença à sentir une douleur tout autre lui brûler les poumons. C’était celui de l’appel d’air. Elle était en train de suffoquer. Si elle ne voulait pas mourir ici et maintenant, elle devait agir. Et vite.

Se forçant à ouvrir les yeux, Aileen observa son environnement. Malgré la douleur qui l’aveuglait presque entièrement, Aileen vit les deux yeux jaunes de la vipère, avide de la croquer, danser à quelques centimètres au-dessus de sa poitrine. Derrière elle, Robert brandissait sa baguette droit sur la Gryffondor, son regard à lui empli de cruauté, de malveillance et d’un plaisir pervers non dissimulé.

Il s’amusait à tourmenter la Gryffondor. Cela horrifia Aileen. Elle savait que Robert, du fait qu’il soit un Serpentard, prenait plaisir à maltraiter les membres des autres maisons. Mais jamais elle n’aurait pu penser que ça pouvait être pire encore. Il se délectait de sentir la mort approcher. Complètement paniquée, Aileen cria de plus belle, se laissant totalement envahir par la douleur.

*Non Aileen ! Tu lui donnes raison. Il prend plaisir à t’entendre souffrir. Ne lui donne pas ce plaisir. Cesse de crier, et défend-toi ! Prends ta baguette, Aileen. Prends ta baguette !*

Resserrant sans s’en rendre compte sa prise sur sa baguette, Aileen rouvrit les yeux et son regard empli de larmes croisa le regard machiavélique de Robert. Inspirant aussi profondément qu’elle put sous la contrainte de la douleur, Aileen tendit le bras et cria :

« Everte Statim ! »

Repoussé en arrière par le sortilège d’Aileen, Robert perdit le contact visuel avec sa victime. Se fut suffisant pour lever le sortilège. A présent libérée de la douleur, Aileen put respirer avec plus de facilité. Néanmoins, elle n’en avait pas totalement terminé. La vipère continuait à lui broyer les jambes. Et maintenant que son maître était hors de jeu, elle attaquerait dès qu’elle le pourrait.

Aileen visa juste une nouvelle fois. A peine eut-elle formulée cette pensée que la vipère ouvrit grand la gueule, dévoilant des crocs acérés prêt à déverser un venin mortel. Brandissant instinctivement sa baguette, Aileen formula le sortilège de conjuration.

« Vipera Evanesca ! »

En plein bond, la vipère se figea et explosa en une gerbe de paillettes rouges et or. Connaissant la nature précédente de ces paillettes qui recouvraient à présent son corps, Aileen se débattit avec elle-même pour se débarrasser de ces maudites paillettes. Lorsque ce fut fait, elle se redressa.

Robert semblait la fixer du regard, à quelques mètres d’elle. Etait-il prêt à se battre ? Préparait-il quelque chose ? Voyant les sortilèges fuser à la vitesse de la lumière, Aileen bandit sa baguette.

« Protego ! »

Le charme du bouclier para avec une facilité déconcertante les premiers sortilèges qui fusèrent. Apparemment, Robert n’avait pas eu le cœur à user de sortilèges trop gourmands en énergie. La testait-il une fois encore ?

Profitant donc que son charme du bouclier repoussait les attaques de son adversaire sans problème, Aileen se redressa sur ses jambes. Encore affaiblie par ce qu’elle venait de subir, Aileen vacilla, mais reprit rapidement consistance. Elle affrontait Robert. Ce dernier n’avait pas de cœur. Il profiterait de la moindre faiblesse de la jeune Gryffondor pour la mettre à terre. Et qui sait, oserait-il aller plus loin ?

Tremblante, Aileen sentit son sortilège défaillir et exploser en mille morceaux. Le duel venait de passer au niveau supérieur. Robert usait à présent de sortilèges plus complexes. Faisant appel à toutes ses connaissances, Aileen se prépara à en découdre férocement.

« Speculum conjuro ! »

Un grand miroir en or sertie de rubis apparut devant Aileen. Le manipulant à l’aide de sa baguette, Aileen s’en servit pour renvoyer sur Robert les sortilèges qu’il s’acharnait à lui lancer. Bien que parfaitement inutile pour remporter la victoire, Aileen estima nécessaire pour le moment de se concentrer sur la défense.

Après tout, elle ignorait comment Robert se battait. Impossible donc de mettre au point une stratégie pour le contrer. Et puis elle était encore trop faible pour se plonger à fond dans le duel. Elle devait le distraire pendant qu’elle reprenait des forces. Lorsqu’elle serait remise du sortilège Confringo, elle pourrait passer à l’attaque.

Car oui, si elle voulait sortir vivante de cette salle-de-bain, elle devrait remporter le duel. Si jamais elle le perdait, il valait mieux ne même pas imaginer ce qu’il pourrait arriver…
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Lun 4 Jan - 12:17

    Lorsque le Confringo s'abattit sur Aileen, celle-ci tenta de résister un instant, mais devant la force du serpent, elle finit par tomber sur le dos. Incapable de lutter, elle se prit le sort de brûlure intérieure sans rien pouvoir faire. J'entendis alors avec plaisir son cri de douleur. Aileen était en train d'agoniser, de souffrir, et ne pouvait rien faire pour annuler le sort. Elle devait sûrement se dire que j'allais la tuer, et même si je m'en savais capable, ce n'était pas dans mes intentions. Je n'en étais pas encore arrivé au point de vouloir ôter la vie à cette Gryffondor. Et pendant ce temps, Aileen continuait à crier. J'aurais presque pu la comparer à une truie qu'on égorge, tellement elle semblait souffrir. Après quelques secondes, une trentaine, mon adversaire sembla reprendre peu à peu conscience de ce qui se passait autour d'elle.

    A quelques mètres d'elle, je continuais à faire danser ma baguette magique devant moi, afin de la maintenir sous mon contrôle. Là, à l'instant précis, je jouissais d'un plaisir non dissimulé, de tenir ainsi Aileen, une de mes ennemies publiques numéro un ! Tout à coup, en ouvrant des yeux remplis de larmes, Aileen me lança un Everte Statim. Comment avait-elle fait pour réunir autant de forces, et surtout, de détermination ? Moi qui croyait l'avoir brisée ...

    Projeté une nouvelle fois en arrière, je réussi néanmoins à éviter un violent contact contre un mur. La dernière fois, la douleur avait été grande, mais cette fois-ci, je pus amortir considérablement le choc. Par contre, mon sort avait été brisé, ce qui me rendait très ... mécontent. Heureusement, la vipère était toujours accrochée aux jambes d'Aileen, et en me relevant, je la vit prête à attaquer, car maintenant qu'elle n'était plus sous mon contrôle, ses instincts meurtriers avaient pris le dessus. Au moment où elle allait se faire mortellement mordre, Aileen eut la promptitude de formuler le contre-sort, faisant le reptile exploser en milliers de paillettes rouges et or. Quelles couleurs maudites ... Rien que de voir ceci me donna des envies de meurtre, surtout dans le contexte actuel. Tandis qu'elle se relevait, Aileen lança un Protego, juste à temps pour éviter les cinq flèches de feu que je venais de lancer. Rah, je commençai à m'impatienter. Je lançai encore quelques sorts, mais tous furent annulés par le bouclier magique d'Aileen.

    Me souvenant des conseils de Velislava, je me détendis quelque peu. Je savais qu'en proie à l'énervement, je prendrai les mauvaises décisions, me laissant ainsi à la merci des sorts d'Aileen, qui même une année plus jeune, était un redoutable adversaire. Mais je connaissais mes forces, j'étais sûr de pouvoir vaincre ce duel sans la tuer, même si jamais je n'abandonnerais. Puis, sous le coup d'un trait de feu un peu plus puissant, je sentis son Protego se briser en mille éclats. La voila de nouveau à ma merci, ou du moins à portée de mes sorts.

    Sauf qu'Aileen ne l'entendait pas de cette oreille, et invoqua un Speculum Conjuro, un autre sort de protection. Sauf que celui-ci, un gros miroir sertit de rubis se matérialisa devant Aileen. Encore cette maudite couleur. Sauf qu'on pouvait interpréter ça autrement : cette coloration pourrait être celle du sang qui allait couler ... Pour la tester, je lui lançai d'autres sorts. Cette fois, je pris le contrôle de l'eau du bain, chauffée au préalable. Les colonnes d'eau bouillonnantes, lorsqu'elles s'écrasèrent sur le bouclier, tombaient sur le sol. De cette manière, j'évitais un retour de flammes. Sauf que le Speculum Conjuro d'Aileen était solide, et mes sorts ne lui firent rien.

    Elle était donc sur la défensive, sûrement épuisée par le Confringo. Je devais donc l'attaquer avant qu'elle reprenne suffisamment de forces. Ne voulant pas immédiatement user mes plus puissants sorts, je m'attelai à la confection d'une attaque plus élaborée que les précédentes. Fermant à demi les yeux, afin d'avoir toujours un oeil sur Aileen, je commençai à faire danser devant moi ma baguette. Heureusement, mon adversaire n'agit pas, préférant sûrement voir ce qui allait se passer. Je connaissais le sort qui allait pouvoir, sûrement pas briser le miroir, mais du moins le fissurer. Et une fois cette brèche ouverte, je m'y engouffrerai puissamment. Il me suffisait d'une minuscule fissure ...

        Maxima Diffindo

    J'avais prononcé mon sort après avoir assemblé toutes les énergies nécessaires, tout en y ajoutant le maxima, afin que la puissance soit augmentée considérablement. Lorsque tout fut terminé, je pointa ma baguette vers le point que je voulais fissurer. Située à la hauteur de l'épaule, et décalée d'un demi-mètre, le "missile" ne la trouerait pas. Lorsque je lançai le sort, je le matérialisai en forme de flèche, droite, pointe acérée. Si tout fonctionnait comme prévu, elle passerait par le bouclier comme dans du beurre, y laissant un joli petit trou. Au pire des cas, elle ricocherait sur le bouclier, et même renvoyée, y laisserait la fissure dont j'avais besoin ...

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Aileen E. Saint-Clair

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 13 Jan - 11:39

A l’abri derrière le miroir qu’elle venait d’invoquer, Aileen se plaqua une main sur la poitrine et fit de son mieux pour retrouver le souffle qu’elle avait perdu quelques instants plus, à force de crier comme une truie qu’on égorge à l’abattoir.

Ah, comment Robert avait dû prendre plaisir à la voir ainsi affaibli et à sa merci. Ce type était décidemment irrécupérable. Son niveau de sadisme avait atteint un tel degré de perversion que la Gryffondor se demanda où elle avait trouvé la pitié de venir voir comment il se sentait. Après tout, il avait quasiment fait un malaise devant elle, mais à présent, il essayait presque de la tuer. Elle s'était montrée une nouvelle trop gentille envers un ennemi déclaré. Cela finirait par la tuer.

Oui ! La tuer ! Il ne fallait pas se voiler la face, le duel qui avait en ce moment-même lieux dans la salle-de-bain des préfets n’avait rien d’un petit duel amical. Il fallait voir les sorts que Robert employait. Un Confringo – maintenant le sort jusqu’à ce qu’elle suffoque – et l’invocation d’une vipère venimeuse qui n’avait pas hésité une seule seconde à attaquer une fois Robert mit temporairement hors jeu. Et maintenant, les sorts qui s’abattaient sur le miroir de la Gryffondor faisaient presque trembler la salle de colère.

Non, tout ça prouvait que ce duel était très loin d’être un duel amical. Celui qui en sortirait vainqueur le remporterait au prix d’une mort certaine de l’adversaire – ou dans le meilleur des cas, un état proche de la mort pour l’adversaire.

Jetant un œil à travers le miroir magique – un miroir sans teint en fait, lui permettant de voir à travers alors que Robert voyait son image s’y refléter lui –, Aileen vit le Serpentard invoquer la puissance de l’eau. Celle-ci s’éleva – bouillonnante – hors du bassin servant aux bains. Puis formant des colonnes, l’eau fusa en direction du miroir où elle s’abattit avec une puissance dévastatrice.

Mais par chance – oui, c’était bel et bien de la chance –, Aileen parvint à maintenir la cohésion de son envoûtement, si bien que le miroir ne vola pas en éclats dès le premier assaut. Néanmoins, la magie de Robert était très difficile à parer. Aileen doutait sincèrement d’avoir la force et la puissance de pouvoir se défendre encore longtemps.

La chaleur augmentait rapidement de son côté du miroir. Après tout, l’eau était bouillante, il n’y avait donc rien d’étonnant. Mais cela l’affaiblissait, car elle n’avait aucun moyen de maintenir son miroir en place tout en invoquant un sortilège pour lui faire supporter la chaleur. Au final, le miroir commençait à s’affaiblir, de même qu’Aileen qui sentait les maigres forces – qu’elle était parvenue à récupérer – s’enfuir à une vitesse folle.

Devant remarquer cette baisse de puissance, Robert passa à nouveau à l’offensive sans perdre une seconde. Laissant tomber les attaques furieuses de l’eau – qui recouvrait à présent plus le sol de la salle-de-bain que le bassin dans lequel elle se trouvait précédemment –, le Serpentard invoqua un sortilège de découpe.

Voyant le missile magique foncer à toute vitesse vers elle, Aileen tenta de réunir le maximum de force pour encaisser l’impact. Mais l’attaque de Robert fut plus rapide que sa propre réaction. Le sortilège du Serpentard percuta donc le miroir de la Gryffondor avec un son cristallin d’une pureté à nul autre pareil.

Observant le point d’impact, Aileen sentit son visage se décomposer lorsqu’une fissure apparut sur le miroir au niveau de l’endroit où le sort de Robert l'avait frappé. Avec un léger bruit de cassure, la fissure craquela une bonne partie du miroir, si bien que rapidement, le miroir se retrouva à deux doigts de tomber en miettes sur le sol.

Comprenant qu’il n’encaisserait pas une attaque de plus, Aileen estima venue l’heure de démontrer le vieil adage : la meilleure défense, c’est l’attaque.

Reculant d’un pas, la jeune Gryffondor pointa sa baguette sur le miroir et formula le sortilège de répulsion :

« Repulso ! »

Touché en plein cœur, le miroir explosa sous la puissance du choc et une pluie de morceaux de verre vola en direction de Robert. Vu la façon dont le combat avait tourné, Aileen n’en avait que faire de blesser son adversaire de la sorte. Il avait dépassé une certaine limite de décense, elle était donc contrainte de faire de même si elle voulait s’en sortir.

Profitant de l’inattention du Serpentard – probablement trop concentré sur les morceaux de verre qui fusaient dans sa direction –, Aileen pointa sa baguette vers les pieds de son adversaire et s’écria :

« Glacius ! »

Dans un bruit de craquement, l’eau aux pieds de Robert se solidifia et se congela en un éclair, emprisonnant le Serpentard qui ne pouvait plus bouger les pieds désormais.

A présent piégé, Robert représentait une menace moins importante. Profitant donc qu’il était occupé, Aileen traversa la salle-de-bain en courant et elle alla se cacher derrière la rangée de cabinets. Elle avait besoin d’une pause pour récupérer ses forces. Robert l’avait vidé de son énergie en quelques minutes à peine, alors que lui-même ne semblait pas avoir encore utilisé le dixième de ses forces.

Si Aileen continuait de la sorte, elle serait morte de fatigue en moins de dix minutes et Robert aurait tout le loisir de lui faire subir les pires tourments qui lui passait par l’esprit. Aileen avait besoin de gagner du temps, histoire de récupérer un peu ses forces.

Grâce à son Glacius, elle pouvait espérer obtenir cinq minutes de repos. Vu la force qu’elle avait injecté dans le sol, Robert aurait besoin d’un moment pour parvenir à faire fondre toute cette eau qui lui emprisonnait les jambes jusqu’au niveau des genoux.

Pendant ce temps-là, Aileen récupérait autant de force que possible.
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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Mer 13 Jan - 12:45

    En voyant ma flèche foncer à toute allure sur le boulcier miroitant d'Aileen, je pus apercevor mon reflet. J'avais vraiment l'air redoutable, mais ce qui me choqua le plus, ce furent mes traits, exprimant un certain degré de colère. En regardant ma tête, je voyais un homme prêt à tuer s'il le fallait. Mais qu'étais-je en train de faire ! Soudain, tout le poids de ce qui se passait dans cette salle de bain des préfèts retomba sur moi, comme une enclûme me tombant sur la tête. Je fus alors interrompu dans mes pensées par le son pur et limpide de mon projectile tapant sur le cristal de protection d'Aileen. Une fois mon attention retrouvée, je vis une fissure apparaitre sur le miroir, et j'affichai un sourire ... de serpent.

    Les nombreux bruits de craquement sonnèrent à mes oreilles comme une douce symphonie. Elle sonnait la fin du duel, également la fin du miroir, qui dans quelques secondes, tomberait en miettes. Je préparais déjà mon prochain sort, qui, si tout se passait comme prévu, me permettrait de finir le duel sans tuer Aileen, et sans l'envoyer à l'infirmerie. Il ne me restait plus qu'à attendre. Ce fut alors que le miroir éclata en millier de morceaux, dans un vacarne assourdissant. Je vis avec stupéfaction tous les débris tranchants comme des rasoirs voler tel un nuage d'abeilles enragées sur moi ! Comme j'étais déjà en train de formuler mentalement mon nouveau sort, je n'eus pas le temps d'invoquer un bouclier, si bien que ma seule réaction fut de me protéger le visage à l'aide de mes bras.

    A cet instant, Aileen devait être dans un état de jouissance élevé en m'entendant crier quand les bouts de miroir s'enfoncèrent dans ma peau. Cela ne dura que quelques secondes, mais pour moi, il m'avait semblé qu'une éternité s'était passé. Seule ma tête n'était pas couverte de débris de verre incrustés, et mon torse nu tacheté de sang et de morceaux de verre. J'avais mal, je souffrais.

    Je sentis alors quelque chose m'attraper les pieds, et serrer si fort que je ne pus bouger. Tombant presque à la renverse, ce qui m'avait brisé les tibias, je vis un bloc de glace autour de mes jambes. Aileen ... cette maudite fille m'avait bel et bien piégé ! En tentant de la retrouver, j'eu juste le temps de l'apercevoir en train de se cacher derrière la rangée de cabinets. En plus elle était lâche. Avant tout, il fallait que je puisse libérer mes pieds nus de cette prison de froid qui m'engourdissait toutes les jambes, et vite. Et je devais également m'occuper des bouts de miroir dans ma peau. Rah, je n'aurais jamais dus laisser la porte de la pièce ouverte, j'aurais évité qu'Aileen ne déclenche le combat ! Mais peut-être serait-elle morte à l'extérieur ? Et le voulais-je vraiment ? Non ... Car à présent, je ne souhaitais qu'une chose : terminer ce duel, peut importe la fin, et aller me soigner et me reposer.

        Flambios, Incendio ...

    Déballant cette rapide suite de sorts, je dessinai à l'aide de ma baguette des motifs circulaires autour de mes pieds. Je vis avec satisfaction des crevasses nettes et précises se dessiner sur le bloc. Mais à un certain moment, le feu s'éteint. Le sort d'Aileen était sacrément puissant, je ne m'y attendais pas. En claquant des dents à cause du froid qui s'emparait de moi, je redoublai d'efforts en effectuant mon Incendio, et les flammes s'insinuèrent dans les crevasses, faisant fondre à vitesse modérée ma prison glaciale. Puissant dans mes forces, je fus surpris lorsque de la sueur perla à mon front. Je malmenai ma santé à décongeler autant vite mes pieds, mais je devais m'y forcer, et vite. Je sentis alors mes doigts de pieds bouger sous l'effet de la chaleur qui prenait peu à peu place au froid, et je ne pus retenir un sourire lorsqu'enfin, je fus libéré.

    A cet instant, je me rendis compte que j'étais vraiment épuisé. Les seules fois de ma vie où j'avais ressentis un tel manque n'énergie, c'était lorsque je m'entrainais à la Magie Noire avec Velislava. Car elle me poussait toujours dans mes limites les plus profondes, me faisait voir la mort de très près. D'ailleurs, je venais de découvrir une deuxième personne capable de m'épuiser ainsi, qui de plus est dans un duel ...

        Saint-Clair ... Repulso !

    Je sentis alors tous les morceaux de verre s'échapper de mon corps, emportant morceaux de peau et éclaboussant de sang les environs. Criant de douleur, je tombai à genoux, halletant plus que jamais. On aurait dit, à cet instant, que Velislava aurait put apparaitre derrière moi, toute souriante et contente, m'annonçant que l'entrainement n'était pas terminé. M'accrochant à cette idée, je me levai péniblement. Il était temps d'arrêter le duel. Et pour cela, je devais quitter cette pièce. Et ... aller vers la présence. Pointant ma baguette vers la rangée de cabinets, j'informulai un Flambios. Je vis la ligne de flammes aller droit sous les cabinets, enflammant légèrement l'intérieur. Ainsi, lorsque le feu atteignerait le fond, Aileen serait débusquée comme un vulgaire rat. En même temps, je repris le contrôle d'une colonne d'eau, qui fut lancée vers l'endroit d'où sortirais Aileen. Envoûtant l'eau, elle se transformerait en glace dès le contact avec ma cible, me donnant ainsi, d'après mes estimations, cinq minutes pour fuir, ce qui était largement suffisant.

        Fumesco !

    Ce sort, peu connu, fit sortir une fumée noir et opaque de ma baguette, si bien qu'après quelques secondes, j'étais parfaitement caché. Pointant la porte, je défis les sorts d'Aileen, non sans mal, laissant entrer la présence. Je la sentis s'approcher de moi, me coller à la peau. Ma respiration s'accéléra, mon coeur battant à toute allure. Le froid qui pénétra toute la salle devait venir de là, et je décidai alors de me montrer réceptif à Elle, et non pas de la rejeter, comme je l'avais jusqu'à présent fait. Je sentis comme une flèche me percer le coeur, puis la douleur s'estompa. Je me sentais ... différent, comme possédé. Ne cherchant pas à la contrôler, comme m'avait expliqué mon mentor, je m'étais contenté de la guider. Les sons qui s'échappaient de cette présence étaient glacials, froids, et mortuaires. Puis je me fis quitter la pièce ...

    Soudain, un flash retentit dans la salle de bain des préfèts, aveuglant sûrement Aileen. Lorsque tout redevint normal, on aurait dit que rien ne s'était passé : tout était restauré, que ce soit les cabinets, les murs, ou encore tous les débris, la pièce était comme avant l'arrivée de Robert. Seuls quelques lignes, écrites d'un liquide rouge vif, se voyaient contre un des miroirs. Il était dit : "Robert n'est pas celui que tu crois. Un secret lui déchire le coeur. Et il n'est pas responsable de ma présence."

    Puis le sang s'estompa, juste après être lu ...


    ( PS _ désolé pour la fin un feu ... loufoque. Le secret, c'est le décès de la soeur de Robert.
    Merci beaucoup pour ce topic, je l'ai trouvé génial ! )

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MessageSujet: Re: Il est déjà tard // pv : Aileen St-Clair   Lun 18 Jan - 19:50

HJ : Bon vu que tu as tourné court au RP, je vais faire court aussi plus clore Wink

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Cachée derrière les cabinets, Aileen inspirait et expirait fébrilement pour tenter de retrouver un maximum de force avant de se replonger dans le combat. Robert étant un adversaire redoutable, elle devait faire en sorte d’être dans sa meilleure forme possible – même si c’était pour le moment très relatif.

Un sifflement sourd se fit alors entendre. Se retournant, Aileen vit de la fumée noire s’élever des cabinets et se rapprocher inexorablement d’elle. Quelque chose prenait feu. Mais le sortilège de Robert se propageant à la vitesse de la lumière, Aileen n’eut guère le temps de se poser la question du pourquoi de cette étrange fumée.

Voyant le feu sortir de sous le cabinet à côté d’el
le, elle poussa un cri apeura et s’apprêta à sortir pour échapper aux flammes qui allaient bientôt lui lécher les jambes. Mais pas sotte pour un sou, la Gryffondor comprit que c’était une diversion pour l’obliger à sortir de sa cachette. Ayant deux trains d’avance sur son adversaire, la jeune femme formula un sortilège destiné à lui assurer ses arrières :

« Gemino. »
Reculant contre le mur pour éviter les flammes qui se rapproch
aient dangereusement, Aileen laissa son sortilège jouer les appâts. Et comme elle l’avait pressenti, lorsque son double magique sortit de sa cachette, une colonne d’eau s’abattit sur lui avant de se glacer instantanément, piégeant le double magique dans la glace.

Privé du lien magique l’unissant à Aileen, le double disparut à l’instant où la jeune femme sortit – réellement cette fois-ci – de sa cachette, une trainée de flammes derrière elle. C’était moins une pour qu’elle finisse roussie. Robert voulait vraiment sa mort ou quoi ?!

Faisant volte-face en entendant la voix sifflante de Robert, Aileen remarqua que la salle était vide. Le sorcier avait disparu. Et ne connaissant pas le sort qu’il avait employé, Aileen ignorait les effets de ce dernier. Mais il ne faisait aucun doute qu’il était destiné à aider son lanceur à fuir. Comment le retrouver dans ce cas ?

Un déclic sonore obligea la jeune femme à se retourner vers la porte : ses sorts de défense venaient d’imploser. Robert tentait de sortir. Ou plutôt… il tentait de faire entrer la présence maléfique.

« Non ! » cria Aileen, en vain.

C’était trop tard. La porte s’ouvrit et un froid glacial se répandit dans la salle-de-bain des préfets sans qu’Aileen ne puisse clairement déterminer son origine. La lumière faiblit et une masse ténébreuse investit les lieux.
Cédant complètement à la panique, Aileen recula vers les lavabos, le plus loin possible de la porte. Où était Robert ? Qu’avait-il fait ?

Aileen n’eut pas le temps de trouver de réponses à ses interrogations. Un flash aveuglant lui explosa littéralement la rétine, l’aveuglant de longues secondes. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Aileen mit quelques instants à réhabituer ses yeux à la douce lumière qui régnait à présent dans la salle-de-bain des préfets.

Bizarrement, les lieux étaient complètement métamorphosés. Toutes traces de lutte et du duel qui venait d’avoir lieux avaient disparu. Le feu s’était éteint, la baignoire était vide et les miroirs et lavabos ne traînaient plus part terre en mille morceaux.

C’était comme si tout ce qui venait d’avoir lieu n’était jamais arrivé. Comme si elle n’avait jamais affronté Robert en duel. Comment cela était-il possible ?

Se redressant lentement en titubant, Aileen balaya les lieux du regard. Il n’y avait rien de dérageant. Les lieux étaient impeccables de propreté. Comment cela était possible ? Se retournant vers les miroirs, Aileen sursauta en voyant une trainée rouge sang inscrite sur le miroir. Rouge sang ? C’était du sang oui !

Reculant de peur, Aileen déchiffra le texte qui était inscrit sur le miroir.

« Robert n’est pas celui que tu crois. Un secret lui déchire le cœur. Et il n’est pas responsable de ma présence. »

Fronçant les sourcils, Aileen vit le sang s’estomper rapidement, comme aspirer par le miroir. Une forme sombre se dessina alors dans le dos d’Aileen. Se retournant pour voir la forme sombre de ses propres yeux, Aileen poussa un cri d’horreur en reconnaissant la forme sombre qu’elle avait essayé de fuir précédemment.

Se redressant en sursaut, Aileen vit qu’il faisait sombre dans la pièce dans laquelle elle se trouvait. Néanmoins, la lumière de la lune qui filtrait à travers les grandes fenêtres était suffisante pour permettre à la jeune femme de voir où elle se trouvait.

Elle était à l’infirmerie et elle était en nage. Faisant le rapprochement en un rien de temps, la Gryffondor comprit qu’elle n’avait fait qu’un cauchemar. Rien de tout ce qui était arrivé n’avait réellement eu lieu. Ce n’était qu’un cauchemar.

Se recouchant, Aileen se tourna sur le côté et ramena ses jambes contre sa poitrine. Elle était encore toute chamboulée du cauchemar qu’elle venait de faire. Cela lui avait paru si réel. Jamais plus elle ne pourrait regarder Robert comme elle le faisait avant.

Une part d’elle-même craignait que le message affiché sur le miroir ne soit vrai lui…
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