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 J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}

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Caleb T. Pendragon

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MessageSujet: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Mar 25 Aoû - 21:59

    Il était relativement tard, peu avant le dîner dans la grande salle et pourtant, Caleb se trouvait toujours dans la Bibliothèque de Poudlard. Un peu plutôt dans la journée, il avait réussi à croiser Aileen Saint Clair et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle lui avait laissé un souvenir pour le moins impérissable. Cette fille ! Bon sang, elle lui tapait sur le système autant qu’il l’admirait. Seulement, ce genre d’informations, il ne la transmettrait jamais à la principale intéressée. En réalité, il la trouvait courageuse, intelligente mais diablement agaçante. Personne n’est parfait. Son principal défaut étant d’être une sang de bourbe. Comme tout descendant de sang pur, Caleb Pendragon n’appréciait pas les enfants de moldus ou encore les sangs mêlés. Rassurez-vous, il n’était pas non plus le genre psychopathe à vouloir les exterminer. Il n’aimait pas les chats, ce n’est pas pour cela qu’il allait noyer toute une portée. Il possédait quand même quelques qualités humaines –très bien cachées. Le sorcier soupira en se frottant les yeux. Le fait de ne pas avoir raté les deux premières heures le fatiguaient. Oui, vous avez bien lu, Caleb n’était pas le genre très ponctuel. De ce côté-là, heureusement qu’Alexis ou sa sœur veillait au grain sinon.. Il dormirait jusqu’au déjeuner. Toutefois, cette fatigue était à relativiser. Sa condition de loup garou associée à l’approche de la pleine l’épuisait énormément. Aussi, ces deux heures supplémentaires n’étaient pas superflues. « Caleb, tu pourrais me.. » commença son meilleur ami. En soupirant, Pendragon lui tendit son parchemin concernant leur devoir de magie noire. Etant très doué dans cette matière, cela ne lui posait aucun problème que McLane copie sur lui. Il était le seul à qui, il passait ces devoirs. Toute autre personne se serait vue méchamment remis à sa place. On était ou on n’était pas proche de ce sorcier à l’illustre pédigrée.

    Asocial comme il était, il n’avait que très peu d’amis proches. Le reste, il s’agissait surtout de pot de colle voulant profiter de la popularité toujours croissante de l’un des princes de Serpentard. Des parasites très utiles en temps normal mais lourd, le reste du temps. A se demander comment il faisait pour supporter tout ce monde. Enfin bref, heureusement, cette année encore, il était préfet de sa maison, lui donnant ainsi le droit d’avoir sa propre chambre. Un luxe des plus intéressants. « Je ne comprends toujours pas ce que tu lui trouves » marmonna-t-il, sans faire attention. « De qui tu parles Caleb ? » répondit avec surprise, Alexis. Se frottant la nuque, le sorcier expliqua sa rencontre avec Aileen. Le coup de cœur de son meilleur ami. Une Gryffondor. Quelle honte. Ok, il pouvait parler, lui qui devait en épouser une, dans pas moins de deux ans. La vie est cruelle mais il comptait bien tout faire en sorte pour ne pas avoir à faire subir pareille fardeau à Elizabeth car malgré tout… il l’appréciait. Il se souvenait de leurs moments enfantins, mais aussi de ses grands yeux bleus innocents qui le couvaient avec admiration et amour. Qu’il était loin ce temps bénis où ils étaient innocents. Tout s’était terminé deux semaines après son onzième anniversaire. Caleb avait disparu de la vie de la petite Lizzie pour réapparaitre dans le Poudlard Express, fraichement fiancé à elle. Leur famille avait un sens de l’humour assez tordu.

    « Bon, je te laisse, je vais aller rapidement voir si je ne me trouve pas une conquête pour le prochain bal, ou juste pour m’amuser » plaisanta Alexis pour se dédouaner de le lâcher en chemin. Ni l’un ni l’autre n’était dupe. Il en avait juste marre de réviser. Durant le quart d’heure qui s’écoula, Caleb continua de dicter à sa plume ce qu’il voulait conserver pour son prochain devoir. Il ferait le tri dans les informations plus tard. « Merde ! Le bouquin est là-bas. » Râla le sorcier avant de se relever pour rejoindre l’allée où les livres de potions se trouvaient. Quelle ne fut pas sa surprise quand un ange lui tomba dans les bras après une petite maladresse sur une échelle. Elizabeth. Elle lui tombait du ciel, ou plutôt de l’échelle. « Hawke, on ne sait plus tenir sur ses jambes. A moins que.. » Commença-t-il en la tenant toujours comme une jeune mariée. « Que tu ne veuilles qu’on répète pour la nuit de noce. » acheva-t-il de dire sur un ton trainant et nonchalant. Caleb consentit finalement à la lâcher pour attraper son livre qui se trouvait derrière elle. Ce faisant, il la bloquait de son corps contre l’étagère. Une situation qui était loin de lui déplaire mais à elle ? A son avis, il était tout autre.

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Elizabeth M. Hawke

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Ven 28 Aoû - 18:31


    La pluie n’avait cessé de s’abattre sur Poudlard depuis mon réveil, tôt ce matin. J’avais bien tenté de retrouver le sommeil, mais après quelques minutes, j’avais fini par me lasser. Morphée m’avait honteusement abandonné et sans plus me morfondre sur mon sort, je m’extirpai des couvertures, enfilant au passage un jean, un tee-shirt et un vieux pull que je conservais sous mon lit et qui n’appartenait en aucun cas à Caleb. Si j’avais voulu me montrer honnête et mature, sans doute aurais-je pu avouer le méfait dont je m’étais rendu coupable. J’avais cependant trop d’orgueil pour agir de façon aussi raisonnable. Chassant ces pensées de mon esprit, je me dirigeai vers la Grande Salle, déserte à cette heure du jour. Je déjeunai sommairement avant de me diriger vers le terrain de quidditch, ne prêtant guère attention à la pluie qui s’était quelque peu calmé depuis que j’avais ouvert les yeux. J’avais toujours apprécié le silence qui régnait dans l’arène tout juste avant que la saison ne commence. J’étais confiante quant aux chances de Gryffondor de gagner la coupe pour une seconde année consécutive. Ne serait-ce que pour voir la tête de Pendragon lorsque mon équipe remporterait la victoire, j’étais prête à faire bien des sacrifices.

    En soupirant, je ressassai de vieux souvenirs. Caleb avant tant changé depuis notre entrée à Poudlard. Il était devenu tout ce que j’arborais : prétentieux, suffisant, misogyne et égoïste. J’aurais pu ajouter d’autres qualificatifs à cette interminable liste de défauts qu’Aileen et moi avions mis sur pied dès notre première année. Chaque année, nous trouvions toujours le moyen d’en rajouter quelques uns. Il ne cessait jamais de se comporter comme le pire des crétins. Où était donc le gamin timide et innocent qui cueillait des fleurs dans le jardin de sa mère à ses risques et périls pour ensuite me les offrir en rougissant tendrement ? Bien loin derrière, semblait-il. Lisbeth refusait également de m’expliquer le mystérieux changement de comportement de son frère et pourtant, nous avions été très proches à une certaine époque. J’entretenais toujours une relation d’amitié avec la Serdaigle, mais rien de comparable au lien qui nous unissait elle, Caleb et moi lorsque nous étions de simples gamins.

    Qu’est-ce que je haïssais le destin. Après tout, je n’avais rien demandé, moi ! Pourquoi n’avait-on pas fiancé Caleb à l’une de ces poules qui ne rêvaient que du jour où le prince charmant leur mettrait la bague au doigt. Comment pouvait-on attendre si impatiemment ce jour où tout l’on nous arracherait le peu de liberté que nous possédions ? Je n’avais pas le moins du monde envie d’appartenir à quoique ce soit. Je n’étais pas un objet de collection que l’on pouvait exposer et trimballer à sa guise. La vie mondaine ne m’avait jamais intéressée, malgré mon ascendance. L’aristocratie m’avait toujours fermement ennuyé. Je détestais porter une robe. Jouer les grandes dames n’avait jamais été mon truc. À quatre ans, je m’amusais à décapiter mes poupées où à les traîner dans la boue. Deux activités qui donnaient de sérieux maux de tête à mon précepteur, qui ne comprenait pas comment une jeune femme de si bonne famille pouvait se comporter avec tant de rudesse.

    En soupirant, je quittai le terrain de quidditch pour me diriger dans à la bibliothèque. Je n’avais pas tellement envie de sociabiliser aujourd’hui. J’étais plutôt morose, et dieu seul sait à quel point j’avais mauvais caractère parfois. Mes colères, bien que très rares, était légendaires, à Gryffondor. On évitait généralement de me mettre de mauvais poil. En première, alors que je traversais cette crise existentielle liée à l’adolescence, j’avais collé une droite magistrale à un élève de Serpentard qui avait osé m’insulter en me traitant d’infâme dragon. Je n’avais su que quelques jours plus tard, en entendant discuter deux membres de la maison du jeune homme que j’avais impunément frappé, du traitement que Caleb lui avait réservé à son retour dans la salle commune. Apparemment, il n’avait pas apprécié que l’on insulte sa future femme.

    D’un pas lent, je me dirigeai instinctivement vers une section de la bibliothèque que je connaissais bien. J’avais mes habitudes dans cette salle que je considérais comme mon dernier refuge. Je grimpai sur l’échelle la plus proche et commençai à observer la section dans laquelle je m’étais retrouvée par hasard. J’observai les centaines de livres qui s’offraient à mon regard. Je n’avais pas vraiment l’esprit à lire, finalement. J’avais simplement besoin d’être seule. Je me perdis donc dans mes pensées, jusqu’à ce que ma maladresse me rattrape et que je tombe de l’échelle pour me retrouver dans les bras de… Caleb ? Mais qu’est-ce qu’il foutait encore ici ? Voyant que je semblais confuse et plutôt surprise, il s’empressa de murmurer un commentaire à la hauteur de sa réputation. Je retroussai les lèvres, dégoûtée, avant de me débattre pour qu’il consente à me laisser reprendre pied. J’étais passée à deux doigts de lui mettre une gifle monumentale, mais comme Aileen s’en était déjà chargée dans le train pour Poudlard, j’avais décidé de lui épargner la douleur. « Pervers et horriblement désagréable sont les deux mots qui te décrivent le mieux, Caleb. » crachai-je en lui lançant un regard noir. Je tentai de m’éloigner de lui, mais il fit barrage avec son corps pour m’empêcher de passer. « Je vais te le dire gentiment et si tu n’obtempères pas immédiatement, je risque de me montrer plus méchante. Dégage de là, Pendragon. J’ai mieux à faire que de traîner avec un type comme toi. »

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Sam 29 Aoû - 1:30

    « Mon Caleb, moi je n’ai pas peur de toi ! » lui susurrait une voix venue d’outre tombe alors qu’il réfléchissait à son devoir de métamorphose. Il était impressionnant voir surréaliste de remarquer à quel point son passé s’amusait à le hanter. Etait-ce là un signe que les sentiments qu’il portait à une certaine demoiselle commençaient à le travailler ? Peut-être bien. A cet instant précis pourtant, il s’agissait d’une autre jeune femme au regard vide de toute émotion. Son Abigail, sa douce et tendre cousine qu’il aimait comme il n’avait osé ne serait-ce aimer un être humain. « Non, je n’ai pas peur » reprenait cette voix chérie. C’est faux. En réalité, Abigail redoutait les jours de pleine lune, et Caleb ne l’ignorait pas. « Tu vérifiais dix fois par heure, la veille de pleine lune que les barreaux de ma cage étaient solides et tiendraient le coup. » songea-t-il en s’adossant complètement à sa chaise, tout en laissant son regarder, porter sur les différentes étagères de livres. Pourquoi cette voix venait justement le prendre en traitre ? Ces derniers jours étaient relativement éprouvant pour lui. Sa dernière rencontre avec Pendragon Senior lui ayant laissé des marques pour le moins indélébiles. Il se souvenait que trop de quelques coups dans son dos pour avoir osé bafouer l’autorité paternelle. « Je suis fière de toi mon Caleb, si fière de toi. D’être ta petite amie » assénait cruellement le souvenir d’Abigail. Vraiment ? Songea amèrement le sorcier, son regard se durcissant. Alors pourquoi avait-elle toujours refusé de se montrer avec lui en public ? Pourquoi cette réserve ? « Tu es si mignon, je veux te garder toute à moi » lui disait-elle à chaque fois qu’il lui posait la question. Caleb soupira. Il ne voulait pas se rappeler, il ne désirait pas repenser à ce qu’il s’était passé le jour de ses seize ans. « Tu avais honte n’est-ce pas ? » murmura-t-il à lui-même alors que la voix d’Abigail lui faisait écho d’un je t’adore.

    « Mon Caleb, je sacrifierai ma vie pour toi, pour que nous soyons à jamais ensemble. Qu’importe les projets de mariage de mon oncle. » Fit le souvenir d’Abigail au creux de sa mémoire. « Tu n’arrêtais pas de me le dire. Tu n’as jamais cherché à savoir qui j’étais, tu te contentais de répéter ces banalités » pensa le Serpentard avec peine avant de casser sa plume de colère. Il refusait de songer à ce passé ! Il refusait !! Il n’était pas nécessaire qu’elle l’aime ou qu’elle l’accepte sous tous ses aspects. Elle aurait du accepter cette peur, il fallait qu’elle ait peur. Ainsi, le sorcier aurait pu sentir qu’elle le voyait tel qu’il était. Elle disait qu’elle l’aimait mais pour Caleb, ses mots ne sonnaient pas justes. Ils auraient pu en parler, essayer de se comprendre. Il aurait été normal qu’elle haïsse son corps de monstre, sa nature lycanthrope. Si Abigail l’avait accepté, ils auraient pu continuer de vivre ensemble, dans la demeure de leur grand père. Le sorcier aurait tout fait pour. Sa présence l’aurait aidé –encore aujourd’hui, il ne voulait rien d’autre. Juste celle qu’il aimait. Il désirait simplement rester auprès de sa cousine, de celle qu’il aimait. « Pendragon, cela ne sert à rien de remuer le passé » murmura-t-il en se levant, bien décidé à continuer son devoir pour oublier, pour penser à autre chose. Abigail, ce nom chéri, ce nom devenu tabou dans son existence. Une vie qui plus jamais ne brillerait. Caleb se souvenait encore de ces derniers mots, alors qu’elle déposait sur ses lèvres, son dernier souffle. « Brille pour moi mon amour » . C’était à elle de briller, à elle.. Son ange.

    Seulement, ce fut un autre ange qui lui tomba dans les bras. Un ange blond aux yeux bleus qui malmenait son cœur déjà bien meurtri. Elizabeth Hawke, la femme qu’Abigail haïssait le plus au monde, celle qu’elle redoutait également. Sa fiancée, sa future femme. Sous le léger battement que son cœur manqua, le sorcier se sentit fébrile, l’estomac noué par un sentiment jadis oublié. Aussi, instinctivement, se montra-t-il vulgaire et blessant. Lui faire mal pour oublier qu’il tombait petit à petit amoureux de cette Gryffondor. Il ne devait pas, il devait honorer la mémoire d’une morte et non trahir son sacrifice. « Je vais te le dire gentiment et si tu n’obtempères pas immédiatement, je risque de me montrer plus méchante. Dégage de là, Pendragon. J’ai mieux à faire que de traîner avec un type comme toi. » Lui dit-elle avec humeur. Un sourire goguenard se profila sur les lèvres du sorcier alors qu’il ne faisait aucun geste pour s’écarter. « Tu as mieux à faire comme.. me subtiliser un pull ? Je me demandais où j’avais pu le mettre celui-là. Tsss je ne te savais pas à ce point là amourachée de moi Hawke. Vais-je devoir faire attention à mes sous-vêtements ? Voilà que j’hérite d’une fiancée cleptomane et fétichiste. Bien ma veine. » Murmura-t-il en la regardant avec tout le mépris qu’il pouvait. Sa voix avait été nonchalante, tout comme son attitude. Ses yeux par contre relevaient de la banquise plus qu’autre chose.

    Après un petit instant de flottement, Caleb s’écarta d’elle en la toisant une dernière fois, semble-t-il avec une touche de dégout au bout des lèvres avant de faire demi-tour pour rejoindre sa table. Toutefois au fond de lui, il était troublé de la voir porter son pull. Que cela voulait-il dire ? Un autre souvenir s’imposa à son esprit, celui d’une petite princesse aux yeux bleus et au sourire attendrissant. Le cœur battant la chamade, les mains rendues moites, il se prit à penser qu’il se damnerait pour revoir cette douceur dans ce grand regard candide. Caleb éprouvait aussi de la culpabilité face à son comportement vis-à-vis de la Gryffondor mais c’était plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher de vouloir l’éloigner. Pour son bien. Pour que le passé ne se répète plus lui souffla la petite voix de sa conscience. « Au fait, tu peux le garder ! Ou le brûler. »

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Lun 31 Aoû - 3:40

    Je laissai échapper un léger soupir de soulagement en entrant dans la bibliothèque. J’avais toujours préféré le silence aux babillements des autres jeunes filles de mon âge. J’étais plutôt solitaire, en réalité. J’avais d’ailleurs été surprise qu’on me désigne comme Capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor, compte tenu du fait que je ne mêlais que rarement aux miens. J’avais bien sûr plusieurs amis au sein de ma maison, mais il s’agissait plus de connaissances qu’autre chose. Aileen était pratiquement la seule à qui je me confiais sans aucune retenue. Lorsqu’elle s’amusait à me psychanalyser – Aileen avait toujours aimé tenter de percer les mystères de mon esprit –, elle affirmait que la trahison de Caleb avait engendré, chez moi, ce comportement rude et asocial. Sans doute n’avait-elle pas tort, puisque je n’avais toujours pas digéré ce revirement dans notre relation. L’été avant notre entrée à Poudlard, il avait refusé toutes mes invitations et n’avait répondu à aucune de mes lettres, si bien que je l’avais presque cru mort. Dans le train, une fois débarrassée de tous les crétins qui semblaient former sa garde personnelle, j’avais bien essayé de lui tirer les verres du nez, mais il s’était montrer méchant, blessant et absolument insupportable. C’était ma première rencontre avec le nouveau Caleb ; un être que j’arborais, détestais et dont la seule mention me donnait envie de vomir. Du moins, c’est que je voulais faire avaler à tout le monde. Au fond de moi, même si je m’efforçais de le nier de tout mon cœur, je me questionnais toujours sur les évènements qui avaient pu faire naître en lui une pareille haine.

    Chassant son souvenir de mon esprit, je me dirigeai au hasard vers une section de la bibliothèque à la recherche d’un livre qui pourrait m’intéresser. Depuis mon entrée à Poudlard, je faisais des efforts surhumains pour obtenir les meilleures notes possibles. Je n’avais pas l’intention de devenir une femme soumise et condamnée à obéir à son mari. Je voulais voir le monde ; j’aspirais, en réalité, à obtenir un poste ici-même, à Poudlard, comme professeure. J’aimais l’ambiance de ce lieu, et si je devais épouser Caleb, travailler ici me permettrait au moins de lui échapper pendant plus de dix mois par année, ce qui, si vous voulez mon avis, ne serait pas plus mal. En observant les centaines de volumes qui composaient l’étagère, je passai une main dans ma longue chevelure blonde. Je ne les avais pratiquement jamais fait couper et seulement parce que ma gouvernante m’y obligeait. Ma mère avait les mêmes boucles blondes, selon les dires de mon père. Ce dernier avait toujours cru que sa chère et tendre possédait des gènes de Vélane, tant il avait été envouté dès leur première rencontre.

    On ne pouvait pas en dire tant de moi. J’étais jolie et j’attirais le regard de certains garçons, mais aucun n’avait fait flanché mon cœur, jusqu’à maintenant. J’avais eu quelques petits amis, mais jamais rien de sérieux. J’étais actuellement courtisé par un élève de septième année à Pouffsouffle, plutôt mignon, avec qui je m’amusais à flirter innocemment. Il était vif d’esprit et plutôt drôle. Mais lorsqu’il m’avait secrètement entraîné dans un placard pour m’embrasser, je n’avais ressenti aucune étincelle. Oui, je sais ce que vous allez dire. Pourquoi une jeune fille de bonne famille comme moi se comportait-elle de façon aussi peu… élégante ? Je ne ressentais aucune honte face à mon attitude. Caleb butinait à gauche et à droite sans se préoccuper le moins du monde de ce que je pouvais éprouver. Pourquoi n’en ferais-je pas autant ? De toute façon, ce n’était pas comme s’il accordait la moindre importance aux gens que je fréquentais. Perdue dans mes pensées comme je l’étais à cet instant, je fus incapable de conserver mon équilibre plus longtemps et tombai de l’échelle tout droit dans les bras de… Caleb ? Ah, oui, Caleb. Beurk. Je n’avais surtout pas chaud soudainement. Par la barbe de Merlin, donnez-moi une porte que je me frappe assidument la tête dessus.

    À ma demande – plus ou moins polie –, il me laissa reprendre pied. Je n’avais pas hésité une seule seconde à lui cracher au visage ce que je pensais. Je n’avais jamais été très douée pour me contenir. En général, j’étais plutôt calme et silencieuse, mais lorsque l’on s’en prenait à moi ou pis, à ceux qui m’étaient chers, j’avais tendance à retrouver l’usage de la parole assez rapidement. Ce petit défaut m’avait valu quelques colles l’an dernier. Apparemment, certains professeurs n’appréciaient pas mon sens de l’humour plutôt spécial. J’étais sur le point de m’éloigner de Caleb lorsque le rouge me monta aux joues lorsqu’il reconnut le pull que je portais comme étant le sien. J’étais alors dos à lui et il ne put donc percevoir le trouble qui s’était emparé de moi. Très vite, je tentai de reprendre le contrôle de mes émotions et me retournai vers lui pou lui faire face à nouveau. Hors de question de montrer le moindre signe de faiblesse devant l’ennemi. « Te montrer gentil te coûte-t-il à ce point, Caleb ? Si je me souviens bien, la dernière fois, tu avais quoi, 15 ans ? Tu te rappelles, juste avant que tu ne sombres du mauvais côté et que tu ne décides de me laisser tomber pour ces sales petits crétins prétentieux que tu appelles tes copains ? » rétorquai-je du tact au tact sans réfléchir, avant de poursuivre, pour alléger un peu mes propos : « Enfin, pas que ça me dérange, maintenant. Pour rien au monde, je ne voudrais que l’on m’impose la présence d’un Serpentard. »

    Je le repoussai vivement avant de faire quelques pas. Il interrompit toutefois ma sortie pour m’indiquer que je pouvais garder son pull. Je n’avais, d’ailleurs, toujours pas régler cette question. Feignant le dédain, je lui fis face à nouveau : « Je n’avais pas la moindre idée que ce pull t’appartenait, je l’ai trouvé par hasard. Crois-moi, si j’avais su qu’il était à toi, je lui aurais fait subir toutes les tortures possibles et imaginables depuis longtemps. » Un sourire de vainqueur se dessina sur mes lèvres. Curieusement, je restai planter là, sans bouger, alors que j’aurais pu m’enfuir pour ne plus avoir à faire à lui. Stupide moi. « Alors, tu as finalement appris à lire ? Ton père doit être fier de toi. »

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Caleb T. Pendragon

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Mer 2 Sep - 0:13

    « Te montrer gentil te coûte-t-il à ce point, Caleb ? Si je me souviens bien, la dernière fois, tu avais quoi, 15 ans ? Tu te rappelles, juste avant que tu ne sombres du mauvais côté et que tu ne décides de me laisser tomber pour ces sales petits crétins prétentieux que tu appelles tes copains ? » rétorqua-t-elle du tact au tact sans réfléchir, avant de poursuivre, pour alléger un peu ses propos : « Enfin, pas que ça me dérange, maintenant. Pour rien au monde, je ne voudrais que l’on m’impose la présence d’un Serpentard. » Caleb la contempla de pied en cape avec un regard énigmatique, indéchiffrable. Les mains dans les poches de son pantalon, il était resté là, comme un idiot. Les sentiments qu’elle faisait naître en son cœur mort le troublaient au plus haut point mais il se refusait de se les avouer. Pourtant, il fut un temps où un jeune garçon ne rêvait que de boucle blonde et de princesse endormie. Il fut un temps où Caleb nourrissait une tendre affection pour sa meilleure amie d’enfance. Il fut un temps où Caleb aurait tout donné pour la protéger. Qu’est-ce qui était mort en lui ? Son âme s’était noircie au fil des années depuis sa transformation en loup. Elle avait raison, a 15 ans, il s’était montré grossier. C’était juste un an avant leur entrée à Poudlard. Sa famille venait de lui annoncer leur fiançailles et Elizabeth avait réclamé son soutien et peut-être un peu plus. Il ne pouvait dire l’émotion qui vacillait au fond de ses yeux –regard qui s’était éteint quand il l’avait violement repoussé. « Que je sombre du mauvais côté ? » répéta-t-il avec froideur et moquerie. Son ton polaire aurait fait frémir n’importe qui de sensé. Mais elle ? Elle n’était pas du genre à plier et il n’aimait pas cette expression qu’elle arborait. Elle le rendait que trop sensible à sa condition, à ses sentiments. « Je n’ai pas attendu nos 15 ans pour sombrer du mauvais côté boucle d’or. Si ça peut te faire plaisir, je ne te toucherai pas même marié à toi. On trouvera toujours une façon de donner un héritier mâle à la famille Pendragon. Je pourrais toujours aller voir ailleurs si tu ne te sens pas à la hauteur de ton devoir conjugal » persifla Caleb, sans le moindre ressentiment.

    Ses pensées retournèrent à Abigail, sa douce et tendre cousine. La pauvre. Elle avait pensé trouver l’homme idéal au fond de son cœur, elle désirait se marier et fonder une nouvelle génération de Pendragon. Seulement, l’homme idéal s’avérait être un monstre à chaque pleine lune. Un désenchantement progressif qui l’avait plongé dans la plus profonde des dépressions. Comment faire quand l’homme que vous aimait vous rebute, vous fait peur ? Cependant, la jeune femme avait conservé son sourire mais son regard était vide de toute vie. « Tu me repoussais si violement dans les derniers moments de ta vie mon amour, comme si je te répugnais. Tu te mettais à pleurer ensuite, implorant mon pardon et me proclamant ton amour. Tu sombrais peu à peu dans la folie. Par ma faute. » Songea tristement le sorcier. Les derniers jours. Elle les avait passé prostré dans sa chambre, vide de toute émotion. Caleb n’arrivait plus à l’atteindre malgré ses étreintes, malgré ses baisers. Rien n’y faisait. « Caleb. Ta cousine ne va pas bien, elle est même très malade. Le seul moyen de guérir serait qu’elle oubli ton existence. Tu comprends ? » Lui avait demandé sérieusement son grand père. Ce jour là, le Serpentard avait vu sa vie s’effondrer comme un château de carte. Un étau invisible enserrait son cœur sans la moindre pitié. « Si tu l’aimes, alors aide-là, fais en sorte qu’elle t’oubli. »

    « Alors, tu as finalement appris à lire ? Ton père doit être fier de toi. » Crâna Elizabeth en le toisant comme toute bonne Gryffondor qu’elle était. Caleb s’approcha silencieusement d’elle avant de l’attirer brusquement contre son torse, son poing serrait sur son pull. Son regard brillait de colère mais d’une émotion plus nostalgique. « Ne mens pas. Mes initiales sont brodées avec les armoiries des Pendragon. » Murmura-t-il sur un ton métallique. La fureur le faisait trembler. Il ne voyait plus cette femme mais un autre visage. Et surtout, il se souvenait des mots qu’il avait prononcés. Deux petits mots libérateurs pour une âme qui ne trouvait plus sa place dans la lumière. « Libère-moi » fit un doux et triste murmure aux portes de sa mémoire. « Libère moi » . Caleb resserra inconsciemment sa prise autour du vêtement, attirant toujours plus la sorcière contre lui. « Je suis désolé » murmura-t-il piteusement. Seulement à qui s’adressait-il réellement.

    Puis, la pression diminua et il tourna le dos à Lisbeth pour récupérer ses affaires à sa table. Avec des gestes calmes et mesurés, il les rassembla avant de lui refaire face. « J’espère que tu ne tiendras pas rigueur de mon comportement. Il ne se reproduira plus. Quoique tu imagines à mon sujet, sache qu’au nom de notre ancienne amitié, je ferais en sorte de te respecter un peu plus à l’avenir. » Parla-t-il franchement, comme s’il annonçait la pluie et le beau temps. Néanmoins, au fond de lui, sa main tremblait mais pas pour les raisons évoquées. L’espace d’un instant, la Gryffondor avait accaparé son esprit, son cœur et son désir. Jamais, il ne s’était senti aussi fébrile à l’idée d’embrasser une femme. Décidément, sa future femme lui faisait plus d’effet qu’il n’y croyait.

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Mer 9 Sep - 1:12


    « Oh, parce que tu crois vraiment que j’ai l’intention de t’épouser ? » lui crachai-je au visage sans réfléchir ne serait-ce qu’une seconde. J’avais mal. Cette vieille blessure qu’il avait ouvert plusieurs années auparavant n’avait toujours pas cautérisé et je ne pouvais, hélas, m’empêcher de le faire souffrir à mon tour pour qu’il connaisse lui aussi la douloureuse morsure de la trahison. Depuis notre entrée à Poudlard, j’avais tout fait pour l’éviter ; je ne supportais plus sa présence. Il avait tant changé. Il était devenu un beau jeune homme dont la stature et le regard océan attirait l’attention de nombreuses demoiselles. Moi y compris, même si ça je préférais mourir plutôt que de l’avouer à quiconque. Mais il n’était plus celui pour qui, enfant, j’avais nourri de tendres sentiments. « Crois-moi, Pendragon, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter cet odieux mariage. » terminai-je froidement. Je n’avais jamais affiché, du moins devant lui, le dégoût et la colère que cette union m’inspirait. Pourtant, il fut une époque où je rêvais impatiemment à ce jour. Lors de ces interminables étés passés chez les Pendragon, Lisbeth et moi nous amusions parfois à imaginer l’avenir. Et curieusement, à l’âge de huit ans, malgré mon dédain apparent pour les marques d’affection (Effectivement, ce même été, lorsque j’avais accidentellement surpris l’une des cousines de Caleb dans les bras du jardinier en train d’échanger de doux baisers, j’étais passée à deux doigts de vomir mon déjeuner dans les buissons), la perspective d’épouser ce petit garçon aux cheveux blonds comme les blés ne me répugnaient guère.

    Sur cette remarque plutôt désobligeante, je m’apprêtais à m’éloigner de lui la tête haute, bien qu’une part de moi-même – que je pris immédiatement soin de faire taire – éprouvait toujours une certaine culpabilité face à ces paroles si dures que j’avais prononcées. Je fus toutefois stoppée dans mon avancée par la voix de mon futur-ex-fiancé qui avait remarqué que je portais – par pur hasard, bien évidemment – un pull qui lui appartenait. Je tentai bien de me défendre, mais prise de recours par ses arguments, je me surpris à rougir. Mes joues ne s’étaient pas teinté de rouge depuis bien longtemps – j’étais passée maître dans l’art de dissimuler mes émotions. Pendant quelques secondes, Caleb eut tout le loisir de lire en moi comme dans un livre ouvert, avant que je ne reprenne contrôle de moi-même. Je détestais qu’on perçoive ma vulnérabilité. Je ne voulais pas qu’on voit en moi une jeune demoiselle faible et sans défense. Parce qu’il fallait bien l’avouer, j’étais tout sauf faible et sans défense. J’avais plutôt un caractère bien prononcé et une attitude légèrement rebelle. Et j’en étais terriblement fière.

    Un silence pesant s’installa alors entre nous. Pour une raison qui m’échappait, je ressentais un certain malaise face à la situation. Caleb étant Caleb, il ne put s’empêcher de reprendre la conversation là où elle avait été laissée. Il s’excusa platement et sans grande conviction, sans doute pour prendre congé de moi. « J’espère que tu ne tiendras pas rigueur de mon comportement. Il ne se reproduira plus. Quoique tu imagines à mon sujet, sache qu’au nom de notre ancienne amitié, je ferais en sorte de te respecter un peu plus à l’avenir. » Étonnamment, je vis rouge en l’entend parler ainsi. « Tu cherches à prendre la poudre d’escampette, n’est-ce pas ? Le Caleb que je fréquentais autrefois ne se serait jamais laissé marcher sur les pieds ainsi. Il aurait préféré mourir plutôt que d’excuser. » Il avait toujours été têtu, et comme je l’avais bien cherché en me moquant de lui, je ne m’attendais certainement pas à ce qu’il flanche aux premières hostilités. « Je ne veux pas de ton respect ou de ton attitude froide et détachée. Je veux retrouver mon meilleur ami, tu sais, celui qui me cueillait des fleurs et qui rougissait dès qu’on mentionnait mon nom ? Tu sais, je me suis toujours demandée, comment tu avais pu passer de cet adorable gamin à ce jeune adulte égoïste et insensible. »

    Je ne sais pas ce qui me prenait, mais soudainement, j’avais envie de lui révéler tout ce que j’avais enfoui au fond de mon cœur pendant toutes ces années. Je n’avais jamais compris, et après avoir harcelé Lisbeth pendant plus d’un an pour obtenir des réponses, j’avais fini par me résigner, du moins, j’avais essayé. Je désirais simplement comprendre. Était-ce donc trop demandé ? J’avais l’impression que jamais je n’arriverais à passer à autre chose. Chaque fois que j’embrassais quelqu’un, son ombre planait toujours au-dessus de moi, malgré tous les efforts que j’avais mis pour l’oublier. « Vas-tu donc choisir la lâcheté à nouveau ? Remarque bien, ça ne m’étonnerait guère de ta part. Après tout, tu es devenu un maître dans l’art de prendre la fuite. »


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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Ven 11 Sep - 0:27

    Elizabeth. Au fond de sa mémoire, Caleb peut encore entendre le son mélodieux de son rire, apercevoir la douceur et la malice de son sourire. Il y a encore des années, son cœur fondait comme neige au soleil pour ses mèches blondes et la candeur de son grand regard bleu. Ce même regard qui se posait sur lui à cet instant précis avec douleur et colère. Comment en étaient-ils arrivés à se détester, eux qui étaient si proches à une époque ? Le sorcier connaissait parfaitement la réponse mais les exigences de la belle Gryffondor mettaient sa patience et son cœur à rude épreuve. Depuis leurs retrouvailles, Caleb jonglait entre sa rancœur et son… . Non, il ne pouvait mettre ce mot sur le sentiment qui l’habitait quand la jeune femme lui parlait ou même lui souriait dans ses moments d’égarement. Pourtant, il lui était arrivé de jouer de son autorité pour punir des Serpentards lui ayant manqué de respect. Dans l’ombre, il continuait de la veiller comme par le passé. Dans l’ombre. Voilà ou était le changement. Caleb ne recherchait plus la lumière d’Elizabeth, il se contentait de la vivre par procuration dans chaque sourire ou gentillesse qu’elle accordait aux autres. Et il devait avouer qu’il crevait d’envie qu’elle le réchauffe de toute cette chaleur qui émanait d’elle –même si elle était devenue au fil des années beaucoup plus solitaires. Et ceci l’effrayait plus que de raison, aussi, le Serpentard la blessait pour ne pas avoir à justifier ses envies. Des envies qu’il n’assumait en aucun cas car il ne voulait souffrir une deuxième fois. Elizabeth serait contrainte d’accepter sa laideur par les liens du mariage mais comment la protéger pour qu’elle… Oui, pour qu’elle ne soit pas comme Abigail. Une petite voix lui souffla que la jeune femme était beaucoup plus forte que ne le serait sa cousine. Pourtant, Caleb n’y arrivait pas. Il ne voulait plus voir cette souffrance du à son statut de monstre.

    Au fond de lui, une sourde colère grondait, à l’abri des fenêtres et des parapets de pierres. Abigail n’avait été qu’égoïste. Elle avait pensé à elle, elle seule et lui, il avait fini par s’enfermer dans sa souffrance et sa solitude. L’aura d’Elizabeth lui confirmait ses soupçons. La Gryffondor se battrait pour la personne qu’elle aimerait –c’était sa maison qui le voulait. Le sorcier se demanda brièvement si elle entendait la voix de son cœur qui se mourrait peu à peu ? Pour l’heure, il essuyait sa colère, la toisant avec indifférence. A l’intérieur, il criait, il se débattait. Que faire ? Quitter sa tour et retrouver leur ancienne complicité et éprouver le bonheur d’être heureux ou continuer à s’enfoncer derrière sa forteresse ? Le dilemme le plus cruel qui lui fut donné de vivre. « Tu cherches à prendre la poudre d’escampette, n’est-ce pas ? Le Caleb que je fréquentais autrefois ne se serait jamais laissé marcher sur les pieds ainsi. Il aurait préféré mourir plutôt que d’excuser. Je ne veux pas de ton respect ou de ton attitude froide et détachée. Je veux retrouver mon meilleur ami, tu sais, celui qui me cueillait des fleurs et qui rougissait dès qu’on mentionnait mon nom ? Tu sais, je me suis toujours demandée, comment tu avais pu passer de cet adorable gamin à ce jeune adulte égoïste et insensible. Vas-tu donc choisir la lâcheté à nouveau ? Remarque bien, ça ne m’étonnerait guère de ta part. Après tout, tu es devenu un maître dans l’art de prendre la fuite.» lui assénait-elle sans pitié. Elle ne comprenait rien. En agissant ainsi, il se proclamait défenseur. Mais au fond, ne fuyait-il pas les calomnies, l’intolérance des gens ? Pourquoi fallait-il que les Pendragon perpétuent une tradition aussi stupide et cruelle ? La vie aurait été tellement plus simple. D’ailleurs, Caleb se demandait s’il se serait trouvé à Serpentard sans cette épreuve. La réponse était non. Il aurait fait un joli Poufsouffle tiens. Comme ce crétin d’Alexx A. McAllum. Le sorcier le détestait pour cette raison.

    Avec la même rapidité que précédemment, le Serpentard l’attira à lui, une main ferme et puissante sur sa nuque. Plaquée contre son torse, elle n’avait aucune possibilité de fuite –si ce n’est de le frapper. Aussi, conscient de son emprise douloureuse, Caleb se laissait aller à quelques distraites caresses à la base de la nuque d’Elizabeth, comme pour s’amender de cette nouvelle démonstration de puissante. « Je veux, je veux, je veux. Tu n’as que ce mot à la bouche ? » Murmura-t-il froidement en plongeant son regard dans le sien. « Fais toi une raison boucle d’or, le gamin que j’étais, est mort depuis quelques années. Les gens changent, c’est la vie. Toi-même, tu as changé. Plus méfiante, plus sauvage et solitaire que par le passé. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour moi ? Pourquoi tu ne veux pas te faire une raison ? Tu as harcelé ma sœur pour savoir alors je vais te répondre. Allée 3, la quatrième étagère, le sixième livre en parant de la droite. Tu auras ta foutue réponse et peut-être que tu comprendras mes raisons et que tu seras suffisamment intelligente pour en tirer les conclusions qui s’imposent. » Ajouta-t-il d’un ton monocorde en la relâchant. Le sorcier soupira avant de se diriger vers une table à l’écart, lui montrant par cette action qu’il attendrait qu’elle prenne connaissance de ce mystérieux livre. Comment réagirait-elle lorsqu’elle découvrira le titre de l’ouvrage –Traité sur la lycanthropie d’Emmet V. Pendragon. Son arrière arrière arrière grand-père avait eu la bonne idée de publier un livre devenu référence concernant la lycanthropie. Ironique quand on connaissait l’existence de la tradition familiale. Caleb en connaissait presque chaque chapitre par cœur. Le regard dans le vide, il continuait d’attendre jusqu’à se lever pour voir ce qu’elle fabriquait. Elle ne s’était pas évanouie quand même ? Non, il la trouva bien sagement, plantée au milieu de l’allée 3, le livre entre les mains.

    « Alors, toujours aussi désireuse de retrouver ton meilleur ami Hawke ? » la questionna-t-il, un rictus amer déformant son visage, le rendant dur et peu amène. En réalité, il craignait sa réaction, son jugement et les répercussions que cela ne tarderait pas d’arriver à l’école. Peut-être comprendrait-elle enfin qu’il était de sa santé qu’elle ne le fréquente pas, qu’elle le haïsse. Il ne pouvait en être autrement. Le sorcier se surprit à l’imaginer venant se blottir contre lui, comme quand elle recherchait, petite, son affection. Dire que dans ces moments là, il devenait constamment rouge de gêne sans pour autant lui refuser cette étreinte. Ce temps passé était loin derrière eux. C’est pourtant avec douceur qu’il lui prit le livre des mains, le replaçant à sa place sur l’étagère. « Essaie que cela ne s’ébruite pas. Tu connais mon père et la réaction qu’il aurait si jamais cela venait à s’apprendre. Je sais que tu me détestes et que je dois te dégouter mais j’aimerais pouvoir me passer de ses coups. » Fit le Serpentard, sans une once d’émotions. Cela faisait longtemps qu’il s’était fait à l’éducation pour le moins frappante de son paternel.

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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Sam 19 Sep - 4:28


  • Alors que je m’attendais à ce qu’il invente une excuse pour éviter – une énième fois – de répondre à mes questions, j’eus la désagréable surprise de me retrouver plaquée contre son large torse. Avant même que je puisse protester, il déposa sa main sur ma nuque, qu’il caressa tendrement, sans doute pour se faire pardonner cette réaction violente et inattendue. Je demeurai immobile, ne sachant guère comment réagir devant pareille situation. Je ne le comprenais plus. Depuis notre entrée à Poudlard, il avait tout fait pour se dérober à moi. En première, j’avais même fini par croire qu’il avait mémorisé avec certitude le chemin que j’empruntais chaque matin pour être absolument certain de ne pas tomber sur moi accidentellement. S’il avait toujours été ce petit garçon doux, innocent et timide, j’aurais presque pu trouver ça mignon. Mais il n’était plus le Caleb de mon enfance. Il était froid, détaché, arrogant et détestable. Alors pourquoi diable me retrouvais-je dans ses bras à cet instant précis ? Fidèle à mon habitude, je réagis instinctivement et le rabrouai. « Tu as deux secondes pour me convaincre de ne pas te gifler, Caleb. En d’autres mots, lâche-moi ou crois-moi, je n’aurai plus aucun scrupule à m’attaquer à tes bijoux de famille. »

    Caleb n’obtempéra pas. Remarquez, je ne m’attendais à rien de moins de la part de l’homme le plus têtu de Poudlard. Il plongea plutôt son regard dans le mien, et malgré tous mes efforts, je ne réussis pas à m’arracher à l’étreinte glacée de ses yeux bleus. Il entama alors un long discours que je n’écoutais que d’une oreille distraite. Curieusement, à cet instant, je n’avais qu’une seule envie : qu’il se la boucle pour que je puisse déposer mes lèvres sur les siennes. Je devrais sans doute avoir honte. Après tout, j’avais actuellement un petit ami drôle, charmant et adorable… pour lequel je n’avais aucun sentiment. Il n’y avait jamais rien eu de très sérieux entre Connor et moi. De toute façon, il était de nature publique que j’étais destinée à l’héritier de l’une des familles les plus puissantes d’Angleterre. Et malgré toute la bonne volonté de mon actuel prétendant, le jeune sorcier n’aurait jamais le courage d’affronter les Pendragons. Mon propre paternel craignait d’offenser cette famille ancestrale. Toutefois, lorsqu’il me souffla à l’oreille que la réponse à toutes mes interrogations se trouvait dans un bouquin, je fronçai les sourcils. « Un bouquin ? Tu te moques de moi ou quoi ? »

    Caleb ne releva pas ma remarque désobligeante et s’éloigna subitement. Je soupirai, exaspérée, avant de me diriger vers l’allée qu’il m’avait indiquée. J’étais un peu fébrile, même si j’avais plutôt l’impression qu’il s’agissait plutôt d’un mauvais tour de sa part. Mais comme je n’avais rien à perdre, j’attrapai le livre à la couverture de cuir après l’avoir observé pendant quelques secondes. Je parcourus ce dernier du bout des doigts. Je faillis éclater de rire en lisant le titre de ce bouquin. Traité sur la lycanthropie. Pendant un instant, je crus mes craintes fondées ; il s’était, une fois de plus, joué de moi. Mais en observant le document de plus près, je pus discerner, gravé dans le cuir entre lettres dorées, le nom de l’auteur de ce traité. Mon cœur se serra instantanément, comme si une poigne de fer s’en était emparée pour le broyer. La gorge sèche, je feuilletai le traité. Mais j’avais l’esprit vide, le cœur battant et les paumes moites. Caleb un… ? Non, impossible. Il aurait alors fallu qu’il s’absente à chaque pleine lune pour… Par la barbe de Merlin ! Ne fuyait-il pas Poudlard quelques jours par mois pour des « raisons familiales » ?

    La découverte que je venais de faire me terrifiait. Moi qui croyais obtenir des réponses, je me retrouvais devant un nombre grandissant d’interrogations. Un mal de crâne terrible s’apprêtait à me vriller les tympans. Je tentai de reprendre le contrôle de mes émotions. Je refusais qu’il lise le désarroi dans mes yeux. Je respirai profondément, repoussant par la même occasion quelques mèches rebelles derrière mes oreilles. Dire que j’avais passé les six dernières années à l’accuser de m’avoir abandonné pour ses sales petits crétins de Serpentard ! J’éprouvais de terribles remords quant au comportement que j’avais affiché. Je m’étais montrée égoïste ; dans cette histoire – je m’en rendais compte, maintenant – je n’avais jamais pensé qu’à moi. Doucement, je m’approchai de la table où il était nonchalamment installé et prit place à ses côtés. Il ne regarda pas dans ma direction. Craignait-il de voir le dégoût peint sur mon visage ? Toussotant, je lui adressai quelques mots : « Au moins, ça explique pourquoi tu es si poilu à ton âge. » Je lui souris. Un sourire timide, incertain, qui témoignait de mon malaise, mais un sourire quand même. Ce qui représentait une nette amélioration, si vous voulez mon avis. Lorsqu’il me somma de ne pas répandre la rumeur à son sujet, je me sentis insultée. « Tu me prends pour qui ? Je ne suis tout de même pas comme ces poules gloussantes qui te suivent à la trace. » J’avais un peu élevé le ton. La bibliothécaire avait, jusque-là, tolérer notre échange, mais en la voyant arriver dans notre direction, j’eus la très nette impression qu’elle en avait franchement marre de nous entendre nous disputer.

    « Miss Hawke, Pendragon, je vous demanderais de quitter les lieux immédiatement. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ceci est une bibliothèque. Alors, par pitié, allez régler vos querelles d’amoureux ailleurs ! » Je faillis protester. Caleb et moi… nous n’étions pas comme ça. Mais comme je voyais qu’elle était déjà suffisamment agacée, je préférai me montrer docile. Caleb prit la direction du parc et je le suivis. Il accéléra le pas, comme pour se débarrasser de moi, mais je refusais de me laisser abattre. Fatiguée de jouer à ce petit jeu enfantin, j’attrapai son bras et l’obligeai à me faire face. « Laisse-moi deviner, tu allais encore t’enfuir ? C’est une manie chez toi ? » Je relâchai mon étreinte avant de l’observer des pieds à la tête. Mon regard se perdit dans la contemplation de la forêt qui s’étendait à nos pieds, en contrebas. « Pourquoi m’as-tu caché ce secret pendant toutes ces années ? Craignais-tu que je te rejette ? J’osais espérer que tu avais meilleure opinion de moi. » murmurai-je d’une voix triste et nostalgique, avant de plonger mon regard couleur saphir dans le sien. Qu’attendais-je de lui, désormais ? Je n’en avais pas la moindre idée.
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MessageSujet: Re: J'ai vu un ange & il m'a ri au nez {R.}   Lun 26 Oct - 19:53

    La tension se lisait sur son visage tant le fait de savoir Elizabeth proche de découvrir son terrible secret le conduisait lentement sur la pente raide de la crise de nerf. Pourtant, en fier Pendragon qu’il était, aucun signe de faiblesse n’éclairait son regard mort. Non, il n’y avait que de la place pour la tension : sourde, muette. Elle ravageait son être avec la plus parfaite des efficacités. Comment la jeune femme allait-elle le prendre ? Comment se tirer de se guêpier dans lequel il s’était fourré ? Toutes ces questions le hantaient, le mettant au supplice mais aussi menaçant de le faire exploser à la moindre étincelle. La pleine lune étant dans très peu de jours, il avait les nerfs à fleur de peaux et le nombre de Gryffondor à l’infirmerie en témoignait. Même le pauvre Poufsouffle en prenait pour son grade. Alors, il n’avait pas trouvé mieux que de l’envoyer chercher ce maudit livre pour se débarrasser d’elle. Malgré leurs querelles, Caleb ne désirait faire le moindre mal à la blondinette. Il y avait encore toute cette tendresse en lui. Eli ne le laissait guère indifférent, rajoutant à son désarroi. Lorsque le sorcier entendit sa consœur revenir, il détourna le regard, ressentant un profond besoin de regarder sous toutes les coutures, les marques laissaient sur la table de la bibliothèque. Caleb n’était pas un être courageux et voir une nouvelle fois le dégout dans les yeux d’une personne serait la goutte d’eau faisant déborder le vase. Une petite voix lui souffla pernicieuse, que l’avis de sa future femme comptait plus que tout. « Au moins, ça explique pourquoi tu es si poilu à ton âge. » Intrigué par la tournure des événements mais aussi par le ton plus que doux employé, le Serpentard plongea son regard torturé dans celui de sa vis-à-vis. Se fichait-elle de sa tête ? Non, elle lui souriait, maladroitement mais elle souriait. Perdu dans les affres de ses tourments, il fit ce qu’il savait si bien faire : attaquer.

    La réponse ne tarda pas à fuser et il se sentit coupable de lui faire subir cet affront. Comment lui expliquer qu’il était mal dans sa peau. Qu’il se prenait pour un monstre ? Malheureusement, alors qu’il allait s’excuser, la bibliothécaire intervint, offrant ainsi à sa lâcheté une porte de sortie. Un de ces sourcils s’arqua aux mots querelles d’amoureux mais il ne rétorqua rien. Une certaine chaleur l’avait même habitait l’espace de quelques secondes. Non, il n’était pas amoureux de cette femme. N’est-ce pas ? Il ne serait pas tombé aussi bas pour éprouver des sentiments envers une Gryffondor, aussi mignonne soit-elle ! Prenant la tangente, il se hâte de sortir de la bibliothèque, confiant ses affaires à un premier année. Etre prince de Serpentard pouvait être des plus sympathiques de temps à autre. Ok, tout le temps ! Soudain, une main enserra son bras pour le forcer à aller au parc. Caleb leva les yeux au ciel. Il était certain qu’elle n’aurait pas lâché l’affaire aussi facilement. Les miracles n’existent pas après tout. En soupirant, il râla quelques secondes avant d’accepter de la suivre, lui faisant lâcher son bras alors qu’ils rencontraient d’autres Serpentard en chemin. « Ça fait tâche ! » se permit-il simplement de dire comme explication à son geste brusque. Malheureusement, à peine avaient-ils disparus des regards qu’elle le reprenait par le bras. A croire qu’elle craignait réellement qu’il disparaisse –en même temps, c’était bien ce qu’il avait escompté de faire. « Pourquoi m’as-tu caché ce secret pendant toutes ces années ? Craignais-tu que je te rejette ? J’osais espérer que tu avais meilleure opinion de moi. »

    Un soupire plus tard et le sorcier se détournait du regard qu’il ne pouvait plus supporter. Qu’est-ce qu’il pouvait lui répondre ? Les mains dans les poches de son pantalon, il se détourna d’elle, faisant quelques pas jusqu’à la lisière de la forêt, sa deuxième maison, quelques jours par mois. « Ce n’est pas une question de rejet. Dois-je te rappeler que les loups garous sont considérés comme des nuisances par le monde sorcier ? A raison. Nous sommes des monstres. Je suis un monstre. Tu ne sais pas ce que cela fait de voir les gens se détourner de toi, de voir dans leurs yeux répulsion et crainte. Tu ne sais pas le mal qui te ronge de voir un être succomber dans le désespoir partagé entre son amour pour toi et la répugnance la plus totale que tu lui inspires. Comment voulais-tu que je te le dise ? Je n’ai plus confiance en personne. Ma propre famille m’a fait endurer ça… Rassures-toi, je ferais en sorte que tu ne doives supporter cette malédiction en m’épousant. Malgré ce que tu penses, je te tiens en estime et je te protégerai quoiqu’il arrive » termina-t-il en se tournant vers elle, pour la regarder droit dans les yeux.

    Caleb s’approcha d’Elizabeth jusqu’à se poster à quelques centimètres pour lui caresser distraitement la joue du bout des doigts. Il ne la comprenait pas. Comment pouvait-elle réagir aussi légèrement ? Où étaient les cris, les pleures, le dégout ? « Je ne te comprends pas Elizabeth. Je ne te comprends plus depuis tellement d’années » murmura-t-il presque tendrement en continuant sa caresse, dans un état second.



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